cin__mardy_amarcordCinéma : un film inoubliable …

une soirée remarquable … prochaine séance le 20 mars 2007 

la soirée CINE MARDY. Un concept étonnant proposé par le forum des images, hors les murs.

Hier soir j’étais invité par la cinémathèque française  .

Chaque mois, la salle mythique des Grands Boulevards accueille une fête cinématographique pleine de surprises, qui renoue avec les séances de l’âge d’or du septième art.

20h15 il y a foule sur le trottoir devant le MAX LINDER, pavoisant sur les boulevards ce cinéma grand spectacle est doté d’un écran panoramique de 18 mètres avec une capacité de 700 places sur trois niveaux … un vrai cinéma ou une fois lové dans un fauteuil confortable on voit juste une mer de têtes surnager …

amarcord_2

La soirée débute en musique avec disons des « Contrebarissements ». Dégaine sixties-prohibition-gouailleur, la petite troupe ouvre le bal avec des airs italo-transalpins mâtinés de jazz-rock-balkanique, une touche de classique et même le ukulélé. Fantazio et son gang donne le ton et on retrouve les mêmes sur la scène histoire de finir de chauffer la salle.

Fin du premier acte, sur un dernier air de violoncelle, la salle est plongée dans le noir, dernier zoom en images sur l’archet et notre joyeuse troupe s’éclipse.

Retrouvez Fantazio et son gang et dénichez leur disque sur www.fantazio.org.

amarcord_3  amarcord_4  amarcord_5  amarcord_6


On enchaîne avec deux projections, Le Petit bal perdu, court-métrage sur la chanson de Bourvil réalisé en 1993 par Decouflé, l’un de nos plus doués saltimbanque national. un duo ou le virtuose et sa complice nous mime en plein champ (de blé) les paroles chantée par Bourvil. Une petite mise en bouche avant « the film ».

amarcordAprès un intermède ou notre maître de cérémonie a, coïncidence incroyable, dégoté un italien de passage à Paris qui fut l’assistant du costumier sur « the film », et anecdotes merveilleuses sur ce grand maître du cinéma italien, du style …  « accostant en pleine rue une dame arborant une plantureuse poitrine, il lui demande si elle accepterait de jouer dans son film … pourquoi demande la dame … parce que vous avez une poitrine magnifique ! …répondit le maître ».

Nouvelle intermède, et nous découvrons une merveille de film animé sur l’histoire de Pinocchio. Un certain giovanelli FANTOCANDO (nom à confirmer d’ici peu). C’est du grand art et une pépite à visionner absolument si vous en avez l’occasion.

Et voilà venu le temps de passer au plat de résistance : la projection de ce qui est pour moi un des plus grands films de Federico Fellini. 

Amarcord_AfficheAMARCORD de Federico Fellini - 1973

“Je me souviens” en dialecte romagnol, Amarcord revisite et raconte l’enfance de Fellini dans l’Italie des années 30. Premiers émois, événements petits et grands qui surviennent dans la vie de Titta et de son entourage, composent une irrésistible chronique villageoise, mélancolique et drôle, pleine de rebondissements coquasses, de personnages hauts en couleurs et de formes rebondies, les images de postérieurs et poitrines gargantuesques prennent des proportions phénoménales sur cet écran géant (18m). Un enchantement que les mots ne peuvent rendre. C’est à voir et à revoir.

Prochain rendez vous CINE MARDY, le 20 mars prochain au MAX LINDER avec « On connaît la chanson » d’Alain RESNAIS … vraisemblablement rien à envier au Karaoke … vont donner de la voix nos spectateurs !



Olivier Castaing - Art Consultant - Paris, le 28 février 2007