moscou_C_0407_026Découvrez en images le portfolio spécial Métro de MOSCOU

La construction d'un mythe soviétique

« Par les rails bleus s'étend le métro comme l'un des chemins du communisme » écrivait un poète soviétique.

Le métro de Moscou est une des curiosités de la ville, vestige historique de l’époque stalinienne et prouesse architecturale. Envisagé par Lénine qui fut très impressionné par les métros de Londres et Paris, sa construction est entreprise par Staline à partir de 1930. Un des grands chantiers de l’ère stalinienne qui durera plusieurs décennies et mobilisera des dizaines de milliers d’ouvriers. La construction d’un mythe à la gloire de la nation et une volonté politique de relater les grands évènements de l‘histoire de l’URSS et de glorifier le système communiste.

Après avoir emprunté un des nombreux escalators vertigineux qui vous conduisent près de  50 mètres plus bas sous terre vous vous retrouvez dans des salles vastes et spacieuses qui font davantage penser à celles d’un palais qu’au couloir de métro auxquels nous sommes habitués. L’architecture correspond à la volonté stalinienne dans faire l’équivalent des bâtiments officiels réservés aux apparatchiks, véritable palais souterrain du peuple devant accessoirement servir d’abri anti-bombardement aériens ce qui fut le cas durant la seconde guerre mondiale.

Les salles du métro rivalisent de richesses architecturales, colonnes et bancs de marbre, lustres et décorations fastueuses, sculptures, bustes ou médaillons de Lénine, fresques peintes ou de mosaïques, voir même des vitraux ornent les plus belles des stations du centre de Moscou.

moscou_0407_138 moscou_0407_246 moscou_0407_226 moscou_0407_215

Evocations des grands évènements de  la Russie ancienne et moderne comme à la station Place de la Révolution où des statues de bronze représentent les gardes rouges de la révolution d’octobre 1917. Arrët à Komsomolskaïa pour découvrir le portrait de Koutouzov, le vainqueur de Napoléon. Plus loin à  la station Kievskaïa, on fait la connaissance de Pierre le Grand à la bataille de Poltava. Enfin à  la station Teatralnaïa, des figurines de danseurs de toutes les républiques nationales alternent avec des couronnes de fleurs.


Une des curiosités de la capitale russe et un excellent moyen de se déplacer pour peu qu’on puisse déchiffrer le cyrillique et avoir un vrai sens de l’orientation. Distraits s’abstenir ou alors emprunter la ligne circulaire qui regroupe les plus remarquables des stations, vous êtes sur de revenir à votre point de départ !

Olivier Castaing, Art Addiction, Paris le 25 avril 2007