art-addiction

ART & DESIGN for COLLECTORS : Etre un passeur d'art, vous faire rencontrer des artistes plasticiens, designers, danseurs ... vous apporter expertise et conseils, dénicher de nouveaux talents car "demain se collectionne aujourd'hui !" ...

30 juin 2007

BERLIN ... pause week end en images !

Berlin_0405_177Jeudi soir nous prenions un verre avec Carla van der Rohe et un ami photographe allemand qui vit entre Düsseldorf et New York.

Nous évoquions la prochaine inauguration d'un nouveau lieu consacré à l'art et à la création en général à Paris et tout naturellement notre conversation à dérivée vers Berlin ... ville de liberté retrouvée, incarnation de la vitalité architecturale ou en moins de 10 ans il s'est construit un nombre incalculable de buildings tous plus monumentaux.

Berlin, ville ou les ateliers d'artistes et les galeries occupent tous les lieux encore disponibles, notamment dans le mythique "Mitte" ancien quartier de Berlin est devenu le quartier branché et incontournable pour les visiteurs de passage, quartier où la municipalité va jusqu'à mettre à disposition des artistes ou galeristes les locaux vacants pourvu qu'ils assument chauffage et électricité. Un doux rêve pour qui veut tenter l'aventure voir expatier sa Galerie ou lui adjoindre un clone hors frontière ... le champ des possibles n'est qu'à quelques centaines de kilomètres ... excellent destination pour un week end culturel dans une capitale européenne de la culture ou il fait bon vivre désormais.

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Quelques souvenirs en images d'une escapade avec mon amie Marie Claire qui m'avait convié à l'accompagner lors de la performance de Vanessa Beecroft donnée dans le sublime Musée Miss van der Rohe en avril 2005;

Découvrez le PORTFOLIO spécial BERLIN.

Bon week end et à lundi

Carla, Charlotte et Olivier, le samedi 30 juin 2007, an 1 de la Mousson made in Paris

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27 juin 2007

"Instants donnés" ... des photos et un ouvrage de Thierry ARENSMA, une aventure humaine exceptionnelle !

Découvrez le PORTFOLIO de Thierry AREMSA

Fileuse___Thierry_Arensma_web

«Certains instants sont moins instantanés que d’autres. Par le hasard des choses, par effraction, par accident, ils peuvent quelque fois entrer dans l’histoire».

Jean Claude Carrière

Ce cours extrait de la préface de Jean Claude Carrière, plante le décor du drame qui s’est joué le 26 décembre 2004, sur ces plages du Golfe du Bengale, meurtries et dévastées par le Tsunami.

Il y a quelques jours, Philippe, un ami m’appelle. Il déjeune avec Sergio, un de ses amis qui vient de lui faire découvrir un livre de photographies réalisé par un ami de ce dernier. Un ouvrage qui a l’évidence mérite l’immédiateté d’un passage de relais, tant le contenu ne peut laisser indifférent.

enfant___Thierry_Arensma_webQuelques minutes s’écoulent avant qu’ils ne me rejoignent pour qu’à mon tour j’entre dans la course … et depuis tout semble s’enchaîner, comme dans un marathon ou la générosité et le partage, la sincérité et la véracité d’une amitié se fait multiple et énergisante.

Le week end passé je me rends à l’invitation de Thierry Arensma, le photographe, dans son studio pour découvrir ce travail qui m’a littéralement interpellé avec cette violence indicible qui sous tend les plus belles rencontres et les plus beaux projets.

Dusse la modestie de Thierry en souffrir, il a accompli un travail monumentale qui, s’il n’a pas encore était médiatisé à sa juste valeur, mérite que chacun de nous s’y attarde.

S’il est une contrée photogénique, c’est bien l’Inde ou tout n’est que couleurs, dans un festival permanent propre à magnifier même les territoires les plus ingrats et les êtres les plus démunis.

Mais Thierry ARENSMA, a su capter dans «ses instants donnés», au travers d’une série de portraits réalisés à la chambre, l’intensité des regards. Comme l’a dit très justement Jean Claude Carrière : «c’est un livre qui vous regarde …».

Pecheurs___Thierry_Arensma_webChaque visage, chacun à sa manière, révèle la gravité de ces vies, empruntent de spiritualité, ces êtres habités, ces mains marquées comme autant de vestiges d’une vie de labeur, ces corps noueux et burinés devenus parfois simple apparition, comme en lévitation, comme autant de jalons du temps qui passe. Les portraits d’enfants, sont comme autant de symboles d’avenir, saisis dans la fraîcheur de la jeunesse, temps suspendu pour quelques instants, ou rires et jeux se sont tus, le temps de la pose, hiératique dans leurs plus beaux habits du quotidien, comme autant de petits hommes, enfants-adultes, et beautés incarnées, statufiés pour l’éternité.

Photographiés in situ, dans le décor naturel, sur le lieu de la rencontre avec le photographe, comme pour respecter l’authenticité de l’instant et la magie d’un échange, tout en s’inscrivant dans la tradition du portrait très vivace dans cette région du Golfe du Bengale.

Hommes et femmes, jeunes ou vieux, seuls ou accompagnés, tous ont la majesté et la noblesse de ce peuple à la beauté incarnée, l’élégance des humbles, simplement drapés comme pour magnifier des êtres de chair qui se donnent dans leur dénuement mais se livre en toute confiance à l’objectif du photographe.

Thierry Arensma est un des leurs, et cette osmose avec les sujets transparaît dans chacun de ses clichés, «instants donnés», complicité fugace d’un instant, chacun repartant avec un morceau du puzzle, le polaroïd ou positif pour le sujet photographié, le négatif pour le photographe afin de révéler au monde ces êtres uniques, riches de leur authenticité et de leur spiritualité.

l_homme___la_vache___Thierry_Arensma_webOn peut conclure avec cette phrase de Vincent Van Gogh : «Pour ma part, tout me pousse à conclure que chaque être humain dépose son poids si minime soit-il dans le plateau de la balance, et que, par conséquent, nos pensées et nos actes ne sont pas dépourvus d’importance, la lutte est de courte durée et ça vaut bien la peine d’être sincère. Si nous étions plus nombreux à nous montrer sincères et à vouloir ce que nous voulons, notre époque serait meilleure, en tout cas elle serait marquée du sceau de l’énergie.»

Thierry ARENSMA a souhaité, par solidarité avec les populations sinistrées du SRI LANKA et du TAMIL NADOU, partager les clichés qu’il avait réalisés dans cette région du Golfe du Bengale, lors de voyages effectués au début des années 2000;

L’ouvrage, préfacé par Jean Claude Carrière, a entièrement été réalisé par Thierry Arensma et édité grâce à une souscription auprès de ses amis et le soutien des éditions «Passage d’encre». Un ouvrage d’une qualité d’impression exceptionnelle, vendu à un prix dérisoire.

Je vous invite à écouter l’interview de Thierry Arensma, réalisé dans le cadre des rencontres nomades.

Olivier Castaing, Consultant artistique, Paris le 27 juin 2007

Instants_donn_s_de_Thieery_ARENSMAInformations pratiques :


Editions Passage d’Encre 16 rue de Paris, 93230 Romainville En partenariat pour le soutien logistique avec, le Comité Citoyen Romainvillois, 46 rue Paul de Kock 93230 Romainville

Livre d’art, 36/27cm, 196 pages reliées, 150 photographies impression en noir & blanc 4 tons, sur trame aléatoire + verni sélectif.

Tirage 2500 exemplaires, et une série limitée en tirage de tête de 150 exemplaires numérotés vendus avec un tirage original

Tarif : 50 euros l’exemplaire, et, 250 euros le tirage de tête, (+ frais de port pour la VPC)

Comment se procurer cet ouvrage : télécharger le Bon de commande disponible sur le site

Découvrez le PORTFOLIO de Thierry AREMSA

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25 juin 2007

La cape du blues, performance de Nicola L, ce soir Place Saint Sulpice

cape_bleue_Nicola_LA ne pas manquer ce soir Place Saint Sulpice, à 18h30 précise ! 

Dès 1969, Nicola utilise le vêtement surdimmensionné comme support de son art, et bien plus tard , à partir de juillet 2000 initie ses performances nomades avec la "cape bleue" dans des sites symboliques aux 4 coins du globe, de La Havane à Venise, en passant par Genève ou Los Angeles et plus récemment en 2005, sur la grande Muraille de Chine, conviant artistes locaux et troupes de danseurs à s’approprier la cape, mue par 12 corps humains, devenu territoire d’expression en mouvement.

Nicola L ouvrira sa «CAPE DE TRANSFORMATIONS» ou “ LA CAPE DU BLUES”, qu’elle dédie à ses amis qui, dit-elle, “sont partis je ne sais où, mais sont toujours présents”.

Parmi les 12 occupants de la Cape, on reconnaîtra les visages-masques de : SIDNEY BECHET, ALBERTO GRECO, YVES KLEIN, IRIS CLERT, COPI, MARCEL BROODTHAERS, CESAR, DANIEL POMMEREULLE, PIERRE RESTANY, RAYMOND HAINS...

Rendez-vous ce soir, lundi 25 juin 2007 à 18h30 devant les baraques B6 B7 B8 place saint-Sulpice et devant le parvis de l’église.

LA CAPE DU BLUES” a lieu ce soir à l'occasion de l’édition 2007 du salon d’artistes A3-art organisé par Leïla Voight, place Saint-Sulpice.

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23 juin 2007

Fondation RUSTIN … venez découvrir le nouvel accrochage

LE TRIOMPHE DE LA PEINTURE

(2002-2006)

La Fondation est soucieuse de présenter les travaux récents de Jean Rustin. Nous avons inauguré ce lieu en présentant un ensemble de peintures « classiques », représentatives du travail de Jean Rustin au cours des vingt dernières années.

Depuis le 9 février 2007, plus de deux milles visiteurs sont venus découvrir ces toiles, baignées dans la lumière du jour, dans des conditions similaires à celles de l’atelier.

Le lieu a enchanté, le regard humaniste du peintre a ému, touché le public, mais surtout l’excellence de Jean Rustin a été reconnue et la peinture a triomphé du sujet et du discours qui l’appréhende. 

Fondation_RUSTIN___accrochage_Printemps_2007__9_ Fondation_RUSTIN___accrochage_Printemps_2007__10_ Fondation_RUSTIN___accrochage_Printemps_2007__11_ Fondation_RUSTIN___accrochage_Printemps_2007__16_

La fondation est devenue un lieu de dialogue et d’expression. La peinture ne cesse d’être célébrée dans les termes les plus élogieux. Les visiteurs en sont souvent sortis en ayant le sentiment d’avoir entrevu la peinture comme un miracle. Un cours d’histoire de l’art y a été donné en présence de l’artiste.

Charlotte Waligora, Directrice de la Fondation Rustin

38, boulevard Raspail

75007 PARIS - Métro : Sèvres babylone 

Entrée libre les jeudi, vendredi et samedi après midi

Tél.     01 42 84 46 35       

www.rustin.eu - info@rustin.eu

A découvrir 3 nouvelles publications parues à l'occasion de l'inauguration de la Fondation RUSTIN à Paris, et des expositions en Italie à Milan et Varese. Ces ouvrages sont en vente à la Fondation.

Dernier_ouvrage003
A_paraitre_1001 A_paraitre_2002

Fondation_RUSTIN___accrochage_Printemps_2007__17_Fondation RUSTIN

 

Jean Rustin, dans les consciences collectives, est compris comme un peintre et nous rendons, aujourd’hui, hommage à ce qu’il ne cesse de dire depuis 20 ans : « je suis peintre, je ne fais que de la peinture. »

La nouvelle exposition met l’accent sur l’excellence et la virtuosité du peintre. La peinture se fait et se défait en toute liberté, la facture est somptueuse, le sens de la couleur se révèle dans une stupéfiante diversité. Loin de la gravité généralement relevée, ces peintures ont été rassemblées pour démontrer que le sujet n’est plus qu’un prétexte de création et de composition avec, parfois, des accents drôlatiques, amusants.

 

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21 juin 2007

Martine Mougin …rencontre avec une « pais » photographe

_Martine_MOUGIN____2_Découvrez les portfolios

- « D’amour et de mort » consacré à la tauromachie et au flamenco

- "Dream of Eole" et séries portuaires


C’est en Bretagne que j’ai entendu parlé pour la première fois de Martine, par une de ses amies installée au pays basque, région natale de la photographe. Une « pais » comme on dit chez nous quand deux enfants du pays, une landaise et un béarnais se rencontrent à la capitale.

Un mélange de discrétion et de franchise, une douceur mêlée de détermination et de fierté, la volonté de passer outre les petites combinaisons et autres « danses du ventre » des milieux artistiques parisiens pour tracer sa propre route, faite de rencontre et d’aventures plus ou moins lointaines.

Après des études aux Beaux Arts de Bordeaux et un détour par ceux de Paris, Martine découvre l’art contemporain à Amsterdam, délaissant les pinceaux et la gravure pour s’essayer à la diapo noir et blanc. Un intermède mais qui ressurgira longtemps après, au milieu des années 80, ou elle revient à la photo à la faveur d’une remise en cause importante de son art et de sa vie personnelle

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Un cheminement de photographe, encouragée par Vincent Ducourau, alors conservateur du Musée Bonnat à Bayonne, qui expose la série des «Meules de fougères», découverte de l’arrière pays basque et les prémices de cette immersion dans les paysages de nature et les grands espaces dont elle s’est fait une spécialité.

_Martine_MOUGIN___Port_de_Barcelone__8_Martine Mougin est un esprit libre, qui contre vents et marées, trace sa route de photographe-plasticienne, comme elle aime à se définir, un jour en résidence aux Pays bas, le jour d’après en catalogne du côté de Barcelone, autant de destinations dont elle rapporte des images qui se suffisent à elles même, à la fois singulières et très prosaïques, beaucoup plus complexes qu’elles n’y paraissent, qui nécessitent de s’immerger dans l’univers de l’artiste pour déceler « l’instant de grâce » qu’elle a su capter, le moment juste ou tous les éléments sont réunis pour réaliser un cliché unique. Des photos éloquentes et rares, de l’étoffe des grands.

Cri__150_x_45Det_MSes dernières séries de photos, nous conduisent dans les docks, en bords de mer, retour aux sources pour retrouver les horizons de son enfance ou ascèse d’un œil qui privilégie la beauté du geste et l’élégance de la forme. Installations portuaires, grues et containers, citernes, pont mobiles ou jetées métalliques, autant de fragments de paysages dont elle saisie la quintessence, compositions de lignes qu’elle rehausse sur certaines images en les colorisant comme pour focaliser le regard sur ces compositions cubistes, qui tendent à l’abstraction.

D_Amour_et_de_Mort_2__95Femme du sud, elle est aussi lorsqu’elle s’intéresse à la tauromachie et au flamenco, cultivant des amitiés électives avec Maïna Coronado figure luzienne du flamenco et Jean Michel Gouffrant, chirurgien qui officie en « 3ème mi temps » des arènes de Bayonne. Son exposition « D’amour et de mort », série consacrée à la tauromachie et au flamenco, présentée dans une scénographie qui reproduit la géographie d’une arène, connaîtra un vif succès et tournera pendant de nombreuses années, galvanisant même les aficionados des pays nordiques, de l’Allemagne à la hollande en passant par le Danemark.

Martine Mougin construit avec ses photo, une « troisième dimension », radicalisant la géographie des lieux pour donner à voir la beauté du geste architectural ou la poésie des sites portuaires. Elle invite le regardeur à franchir l’horizon, à embarquer pour le «dream of eole », comme autant d’échassiers, dressé sur leur unique patte, volatiles à 3 ailes ou filles du vent, ces galinacés érectiles livrés aux caprices des vents induisent une mutation dans les paysages, déplacent les lignes d’horizon dans un geste libérateur.

Olivier Castaing, Consultant artistique, Paris le 21 juin 2007

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20 juin 2007

Out les stickers décoratifs ... vive le wall paper avec Concept Visuel International

voiture_sticker

Pour relooker son intérieur, rien de mieux que le WALL PAPER qui permet de s’offrir la commode style Louis caisse remarquée aux puces, photographiée avec votre portable mais décidément vous n’avez pas les moyens de craquer, la cheminée du château pour compléter le kit bûches factices lumineuses achetées lors de votre dernière virée londonienne ou la console et la colonie de coccinelles qui pourrait donner un coup de jeune à l’entrée défraîchie qui fait 2m2, espace du compteur électrique compris.

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Concept_Visuel_Interior_design_PARAVENTHeidi et Lia Anne Thibout, un duo de choc, plein d’humour et de fantaisie, l’alliance d’une ancienne élève de la Sorbonne qui a étudié le droit avant de découvrir l’univers de la décoration en Argentine et l’artiste de la famille, photographe et designer, passionnée d’art contemporain et férue de voyages et d’exotisme.

concept_visuel_international_CERFSHOW ROOM

du 21 au 23 juin 2007

de 10h à 20h

Opening jeudi 21 juin

de 18h à 22h

Opening Presse de 10h à 18h

aux Caves de Babylone

17 rue chomel 75007 Paris

metro : Sèvre-Babylone


Découvrez leur site INTERNET



Vous pourrez découvrir leurs dernières créations puisqu’elles accueillent le public et installent leur show room pour 3 jours dans les Caves de Babylone, à deux pas du Conran Shop et du Bon Marché.

Avec concept visuel international, tout est possible, et vous ne pouvez que tomber sous le charme de ces 2 fées, qui d’un coup de baguette magique vont exaucer tous vos vœux et vos rêves les plus fous. Deux sœurs, qui après leurs études et avoir bourligué et sillonné le monde, se sont posés à Paris pour créer voilà un peu plus d’un an leur propre agence et studio de création

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19 juin 2007

L’ATELIER DU NON FAIRE par Claude Vénézia

denis_non_faireUn jour d’hiver à l’hôpital de Maison Blanche, en banlieue parisienne. Pluie fine sur le grand parc aux arbres centenaires, pavillons du 19° siècle, répartis entre des pelouses et d’interminables allées : une petite ville close. Parfois nous croisons une silhouette solitaire. Atmosphère grise et froide.

Quand nous poussons la porte vitrée du pavillon, une vague de son de couleur de chaleur nous soulève. Dans un espace ouvert de vaste dimension, une sono pulse au rythme lancinant du reggae comme un cœur qui bat. Du sol au plafond sont exposés des tableaux violemment colorés. D’autres à hauteur d’homme, sont en cours d’exécution. Une kyrielle de pots de couleur, brosses, pinceaux, disposés sur de petites tables roulantes, attendent la main et le désir. A gauche de l’axe central, une batterie complète, étincelante, une guitare électrique, des percussions, un micro sur pied , prêts à répondre au désir de chant, de jeu, de musique. Des tables, des chaises, des divans de récupération accueillent les fumeurs, les dormeurs, les spectateurs

Un couloir central s’enfonce dans les entrailles de l’atelier du Non Faire. Nous l’empruntons avec la même stupéfaction qu’Ali-Baba pénétrant dans la caverne des 40 voleurs : une multitude d’œuvres expressionnistes recouvre entièrement les murs. Tous les espaces libres sont graffités de noires écritures, poèmes, maximes, déclarations. Dans chaque box, des strates de tableaux, de gouaches, de dessins, sur toutes sortes de surfaces, du carton à l’agglo de récupération. Ici sont accumulés quoique disposés avec une intelligence aiguë de l’espace et la scénographie – des milliers d’œuvres. Nous imaginons de longs travellings et panoramiques à travers l’immense salle sur laquelle débouche le couloir. Saisis de vertige, nous perdons le sens de l’orientation, comme dans un labyrinthe.. Il nous faudra un moment pour prendre nos repères. Le lieu de rassemblement est le bureau de Simonetta, la psychologue qui avec beaucoup de grâce et d’énergie souriante accueille patients et visiteurs.

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atelier_non_faire_3_Voilà quarante ans que j’explore les banlieues de l’art, par chemins de traverses, à la rencontre d’individus atteints par la rage de l’expression, selon la belle formule de Francis Ponge. Cette nécessité intérieure qui les pousse à prendre d’assaut les territoires de l’art, sans préalable culturel et sans le moindre complexe. Pas de concession à l’esthétique, au bon goût, ni à l’attente du public. Ma curiosité m’a conduit aux quatre coins de l’hexagone, me réservant, à travers les rencontres les plus improbables des surprises sans fin et de vraies amitiés. Ceux que Dubuffet nomma artistes bruts, perchent souvent aux marges de la société, originaux, bizarres, révoltés, humoristes ou misanthropes et parfois rejetés dans l’univers psychiatrique. Je les ai appelé les anartistes.

christophe_non_faireEn décembre 2005, un ami me recommande de me rendre d’urgence à l’hôpital de Maison Blanche, pour visiter un lieu étrange, menacé de disparition. Inventé par Christian Sabas, infirmier en psychiatrie, musicien, peintre et poète, l’Atelier du Non Faire ainsi qu’il l’a nommé, est né au sein de l’institution, dans un pavillon désaffecté grâce à un chef de service excédé par le non-conformisme de Christian mais secrètement admiratif de son contact privilégié avec les patients.

Au cours de plus de vingt années de pratique, l’Atelier s’est fait reconnaître et financer, accumulant une somme d’expérience sous forme de milliers d’œuvres plastiques, d’écrits, de documents, de publications. Christian Sabas et Simonetta di Girolamo, qui l’a rejoint depuis une dizaine d’année, sont la mémoire vive et les acteurs féconds de cette aventure. Des stagiaires participent aussi à la vie du lieu, dialoguent et accompagnent les patients, tout en ayant la liberté de s’exprimer s’ils le souhaitent. Des visiteurs particuliers, dits courtisans de l’atelier, complices, viennent avec leur énergie et leur désir, créant des liens, des confrontations, et apportent un peu d’air dans l’espace confiné de l’hôpital.

Les patients vont et viennent aux heures ouvrables, et peuvent, sans contrainte, bouger, chanter, dormir sur les banquettes, peindre, aller et venir, entrer et sortir, écrire, parler ou fumer, s’isoler, observer ou ne rien faire qu’être là, dans le son ou le silence, dans le bain de chaleur et de couleur proposé aux sens. Dans la pulsation de  la vie. Les mille m2 du pavillon permettent à chacun de trouver sa place.

arnaud2_non_faireL’écoute attentive des deux responsables, leur capacité de stimulation, propose une alternative à l’anesthésie médicamenteuse qui est censée calmer les souffrances. Quant à Christian, il a une belle formule pour définir l’ambition de l’Atelier du Non Faire : c’est tout simplement de moins mourir. Libérer le goût de vivre écrasé sous le couvercle de l’angoisse, par le cri, le chant, le geste, toute expression, même la plus modeste, peut être un pas vers  la sortie. Un groupe de rock, Démence Précoce,  s’est formé avec des musiciens et des patients désireux de sortir de l’impasse. Il se produit en ville à toute occasion. Par ailleurs, plusieurs bistrots et un théâtre, le Lavoir Moderne Parisien, accueillent des réunions hebdomadaires pour un café du matin, bonne occasion de sortir, rencontrer, échanger, élaborer des projets.

tchim_le_barbu_au_biberon_non_faireAbdenour Zahzah et moi-même, en glanant images et sons, avons mémorisé quelques instants de la vie de ce lieu unique, que l’évolution de la politique institutionnelle condamne à disparaître sous sa forme actuelle. Sans proposer d’alternative.

Mais que vont devenir ces milliers d’œuvres vivantes exposées et protégées dans l’actuel pavillon, ces cris de colère, d’angoisse, de révolte, ces rêves d’enfance transposés en jets de couleurs ? Comment trouver  un nouveau lieu assez vaste et adapté à l’éclatement de l’hôpital en petites structures isolées ? Comment trouver des financements ?

Le modeste combat qui se mène ici témoigne de la vitalité et de l’intelligence créative de gens mis au rebut de la société … Et l’on peut espérer que l’association formée autour de Christian et de Simonetta, composée en partie par des patients en cours de guérison, trouvera les solutions pour maintenir et poursuivre l’histoire du Non Faire. De toutes façons, rien de nouveau, on a toujours dû se battre, dit Christian. Cet homme est étonnant. Il avance avec douceur et détermination, et s’il maintient avec autrui une certaine distance, il donne néanmoins de lui-même avec une grande générosité. Avec Simonetta et son intelligence aiguë des situations, ils forment un parfait tandem pour inventer de nouveaux chemins à cette belle aventure.

Texte de Claude Vénézia, le 29 novembre 2006

Photos d'oeuvres peintes extraites du site de l'Atelier du Non Faire

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18 juin 2007

L’atelier du non faire : un territoire artistique hors norme

Non_Faire_afficheUn film réalisé à 4 mains par le cinéaste Abdnour Zahzah et Claude Venezia.

« C’est deux là étaient fait pour se rencontrer … » comme le dit l’adage populaire.

Abdenour Zahzah et Claude Vénézia ont en commun un regard d’une profonde humanité sur leurs prochains, un amour viscéral de l’authenticité et de ce qui fait la singularité et la richesse de notre monde, les hommes et leurs histoires, et en particulier celles de tous ceux qui se retrouvent au ban de la société par ce qu’ils sont différents, atteints de « folie », et parqués « hors du monde ».

Accepter les autres tels qu’ils sont, se mettre en phase avec eux pour tenter de mieux  comprendre à défaut de les comprendre.

Abdénour Zahzah et Claude Vénézia sont partis à leur rencontre et ont réalisé un film dans lequel ils nous font découvrir avec indulgence et sans préjugé ceux qui sont différents de nous et qui dans l’incommunicabilité dans laquelle leur folie, plus ou moins avérée, les enferme, trouve au travers de la création plastique, un mode d’expression singulier. Des œuvres foisonnantes de vie, d’une richesse d’expression originelle, hors des contingences du bon goût ou des modes, du mercantilisme ambiant et des compromissions de circonstance.

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Ce film qui s’inspire d’un sujet de Claude Vénezia a été réalisé à quatre mains, combinant le talent, l’inspiration et la sensibilité de deux hommes : Zahzah et Vénezia.

Lors d’une visite familiale en avril 2005 à Blida (Algérie), Zahzah rencontre le photographe et artiste Claude Vénezia avec qui il se lie et décide de collaborer sur le projet de «l’atelier du Non Faire. » Conjuguant leurs énergies respectives et leur envie de surmonter les difficultés, l’absence de financement notamment, ils viennent d’achever un film qui a été retenu pour le Festival international du documentaire de Marseille… «Heureuse issue à notre aventure non-fairiste…», concluera  Abdenour Zahzah. 


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Abdenour Zahzah

Né en 1973 à Blida (Algérie). Après des études universitaires en audiovisuel, il dirige la Cinémathèque de Blida de 1998 à 2003 et devient selon sa propre formule " montreur de films ".

rencontre_cin_ma_Digne_les_Bains_2003Frantz Fanon : mémoire d'asile son premier film réalisé en  2002 a été présenté dans plus de 30 festivals internationaux. Evocation, à l'aide d'images d'archives et de témoignages actuels, de la vie de Frantz Fanon, psychiatre d'origine antillaise nommé à Alger, théoricien de "l'aliénation de l'homme noir".

Vivant entre l'Algérie et la France, il produit en 2005, son deuxième documentaire « Sous le soleil, le plomb ». Un documentaire consacré à l’univers du livre et de ses métiers, dont l’action se situe à Blida, la ville qui l’a vu naître et grandir. L’histoire d’une ville qui a enfanté de grands hommes, vu au travers de son imprimerie, une entreprise familiale dont il a retrouvé une des dernières descendantes.

Actuellement, il prépare son premier long métrage documentaire « Images invisibles ».

Filmographie d'Abdenour ZahZah

  • Frantz Fanon : " Mémoire      d'asile ". Doc. 52 min. 2002.
  • « Sous le soleil, le      plomb ». Documentaire. 52 min. 2005.
  • « L’Atelier du Non      Faire ». Documentaire 2007

Claude Venezia

berceaudelafantesie_non_faireVoilà quarante ans que Claude Venezia « explore les banlieues de l’art, par chemins de traverses, à la rencontre d’individus atteints par la rage de l’expression, selon la belle formule de Francis Ponge. Cette nécessité intérieure qui les pousse à prendre d’assaut les territoires de l’art, sans préalable culturel et sans le moindre complexe. Pas de concession à l’esthétique, au bon goût, ni à l’attente du public. Ma curiosité m’a conduit aux quatre coins de l’hexagone, me réservant, à travers les rencontres les plus improbables des surprises sans fin et de vraies amitiés. Ceux que Dubuffet nomma artistes bruts, perchent souvent aux marges de la société, originaux, bizarres, révoltés, humoristes ou misanthropes et parfois rejetés dans l’univers psychiatrique. Je les ai appelé les anartistes ».

Sa rencontre avec Abdenour Zahzah a donné lieu à un film qui vient d’être présenté pour la première fois à Alger. Nous vous tiendrons, bien entendu, au courant lorsque des projections seront programmées en France et notamment à Marseille pour le festival du documentaire.

Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 18 juin 2007

Retrouvez dans la news de demain le texte de Claude Venezia, qui a servi de point de départ à la réalisation du film.

Oeuvres peintes extraites du site de l'Atelier du Non Faire.

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16 juin 2007

Pause week end en images !

alg_rie_200506__42_Découvrez le PORTFOLIO d’images glanées au gré de nos pérégrinations urbaines, voyages lointains ou simples errances urbaines. Autant de personnages insolites, déjantés, haut en couleur, largués, dégingandés, abimés ou au contraire sublimés par la vie, souvent seuls …

Ces petits riens et toutes ces traces comme autant de stigmates ou scories d’une vie passée, ces objets qui ne demandent qu’à raconter une histoire, leur histoire, celle de ceux et celles avec qui ils ont fait un bout de chemin, un simple geste et vous pouvez les adopter, leur insuffler autre chose ! …

Place à la vie et à l’imaginaire pour oublier le stress de la semaine passée.

Nous vous donnons rendez-vous lundi pour de nouvelles rencontres.

Que tous ceux qui nous apportent leur soutien et leur concours, correcteurs, connecteurs et autres amis de l’ombre soient ici remerciés !



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Carla, Charlotte, Olivier, Paris le 16 juin 2007

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14 juin 2007

Bon anniversaire Monsieur Renzo Piano !

Portrait_Renzo_PianoUn fringant septuagénaire qui continue de créer et bâtir aux 4 coins de la planète des édifices prestigieux, prouesses architecturales, empreintes de poésie et du génie d’un des plus grands maîtres de l’architecture contemporaine.

Né il y a exactement 70 ans en Italie, le 14 juin 1937, Renzo piano est issu d’une lignée d’architectes, avec qui il fait ses premières armes. Il débute ses études à Florence puis Milan, où il suit l’enseignement de Fabrice Albini, chef de file du néo-rationaliste italien, qui prône la sobriété des matériaux, privilégiant le minimalisme et l’harmonie du design.

Portrait_de_Renzo_PianoD’abord  assistant de Marco Zanuso en Italie, il voyage au grès de ses collaborations, Philadelphie au côté de Louis Kahn, puis Londres avec Z.S. Makowsky, avant de se poser à Paris, en 1971, où il co-fonde avec Richard Rogers un atelier. Si vous passez rue des archives, vous pouvez voir une grande verrière avec de nombreux projets de maquette.

C’est en 1971 que ce jeune cabinet remporte le concours du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, qui marquera le début d’une carrière exceptionnelle. Le Président Pompidou décide de doter Paris d'un centre culturel qui soit aussi un musée et un lieu de création. C'est le projet révolutionnaire de Renzo Piano et Richard Rogers qui sera choisi par un jury international parmi près de 700 soumissions.

Centre_Georges_Pompidou_Paris

« A chaque fois que je vais à Beaubourg, je me demande : Mais comment a-t-on pu construire ce bâtiment ? » Richard Rogers et moi étions jeunes, un peu fous. C’était en 1971, trois ans après 1968, à l’époque des Beatles, nous avions les cheveux longs, et nous héritions de cette époque. Ce projet était un peu comme un manifeste, une autre manière de voir les choses : la curiosité comme premier geste culturel gratuit. J’ai toujours eu des désirs excessifs. Avant, le musée était pour les élites. Notre idée, c’était de construire un lieu hospitalier où les différentes disciplines artistiques pourraient se croiser, se féconder. Rapprocher la musique, la peinture, la sculpture et  la bibliothèque. Ouvrir pour tous et n’empêcher personne de venir au musée. À l ‘époque, on a comparé notre projet à une raffinerie au milieu de Paris. Nous voulions mélanger le sacré de la culture et le profane de la ville, inventer deux dimensions en créant une place pour les cracheurs de feu et un endroit pour Picasso et Matisse ».  

 

A l’occasion des 30 ans du Centre Pompidou, vous pouvez visionner l’interview disponible sur le site du centre.

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Le Centre Pompidou, imposant parallélépipède de 166m de longueur par 60m de largeur, avec une hauteur de 40 mètres, créera un choc culturel important lors de sa construction, les architectes ayant adopté un partie pris de transparence, avec une façade bardée de tubulures métalliques, des ascenseurs et escalators courant jusqu’au sommet de l’édifice tel un lombrique géant translucide. A l’intérieur, les codes couleurs : du bleu pour l'air conditionné, du jaune pour l'électricité, du rouge pour les acheminements et du vert pour les circuits d’eau, donne le ton d’un réseau multicolore.

F_te_Bianca_juin_2007_042Les maquettes actuellement présentées à la Triennale de Milan dans la superbe exposition consacrée à Renzo Piano permettent de percevoir le squelette « du géant Beaubourg » et les coulisses de l’IRCAM – Incroyable car sous la place Stravinsky et les fameuses fontaines de Tinguely et Niki de Saint Phalle, se trouve une véritable fourmilière, dédiée à la voix et au sons. 

F_te_Bianca_juin_2007_035La construction du Centre Pompidou achevée, Renzo Piano retourne à Gènes et co-fonde un nouveau bureau avec l’ingénieur Peter Rice, qui réalise notamment le gigantesque aéroport international de Kansai (pas moins de 1.700m de long) a été construit sur une île artificielle près d’Osaka Le bâtiment est surmonté d’un toit spectaculaire reprenant le mouvement des vagues. En France, il réalise à la même époque le Synchrotron de Grenoble. 

1993, à la mort de son associé Renzo Piano fonde l’agence « Renzo Piano building workshop », basée à la fois à Gênes et à Paris, puis, en 1995, établit un cabinet d'architecture et de recherche à Tokyo. Il mène à terme plusieurs musées de premier plan : celui de  la Fondation Beyeler (1994-1997, Riehen, Suisse), le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou à Nouméa (1992-1998, Nouvelle-Calédonie) ou des immeubles, catharsis de son art et de sa maîtrise de la lumière : l’immeuble Hermès à Tokyo.

Olivier Castaing, Consultant artistique, le 14 juin 2007

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Depuis 1989, Renzo Piano collectionne les prix et distinctions :

1989 : Prix R.I.B.A (Royal Gold Metal for Architecture)  -  UK

1990 : Kyoto -  Prize – Inamori Foundation – Japon.

1994 : Goodwill Ambassador of Unesco for Architecture.

1998 : The Pritzker Architecture Prize – The White Home  Washington - USA (l’équivalent du prix Nobel en architecture).

2002 Médaille d’or U.I.A. (International Union of Architecture) – Berlin - Allemagne

 

F_te_Bianca_juin_2007_046Le Città visibili

Renzo Piano Building Workshop

(Les villes visibles de Renzo Piano)
Jusqu’au au 16 septembre 2007
La Triennale di Milano - Viale Alemagna, 6
Horaires : de 10h30 à 20h30 (sauf le lundi)

le site de la Triennale

Le site de l'agence Renzo Piano


 

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