30 juin 2007
BERLIN ... pause week end en images !
Jeudi soir nous prenions un verre avec Carla van der Rohe et un ami photographe allemand qui vit entre Düsseldorf et New York.
Nous évoquions la prochaine inauguration d'un nouveau lieu consacré à l'art et à la création en général à Paris et tout naturellement notre conversation à dérivée vers Berlin ... ville de liberté retrouvée, incarnation de la vitalité architecturale ou en moins de 10 ans il s'est construit un nombre incalculable de buildings tous plus monumentaux.
Berlin, ville ou les ateliers d'artistes et les galeries occupent tous les lieux encore disponibles, notamment dans le mythique "Mitte" ancien quartier de Berlin est devenu le quartier branché et incontournable pour les visiteurs de passage, quartier où la municipalité va jusqu'à mettre à disposition des artistes ou galeristes les locaux vacants pourvu qu'ils assument chauffage et électricité. Un doux rêve pour qui veut tenter l'aventure voir expatier sa Galerie ou lui adjoindre un clone hors frontière ... le champ des possibles n'est qu'à quelques centaines de kilomètres ... excellent destination pour un week end culturel dans une capitale européenne de la culture ou il fait bon vivre désormais.
Quelques souvenirs en images d'une escapade avec mon amie Marie Claire qui m'avait convié à l'accompagner lors de la performance de Vanessa Beecroft donnée dans le sublime Musée Miss van der Rohe en avril 2005;
Découvrez le PORTFOLIO spécial BERLIN.
Bon week end et à lundi
Carla, Charlotte et Olivier, le samedi 30 juin 2007, an 1 de la Mousson made in Paris
27 juin 2007
"Instants donnés" ... des photos et un ouvrage de Thierry ARENSMA, une aventure humaine exceptionnelle !
Découvrez le PORTFOLIO de Thierry AREMSA
«Certains instants sont moins instantanés que d’autres. Par le hasard des choses, par effraction, par accident, ils peuvent quelque fois entrer dans l’histoire».
Jean Claude Carrière
Ce cours extrait de la préface de Jean Claude Carrière, plante le décor du drame qui s’est joué le 26 décembre 2004, sur ces plages du Golfe du Bengale, meurtries et dévastées par le Tsunami.
Il y a quelques jours, Philippe, un ami m’appelle. Il déjeune avec Sergio, un de ses amis qui vient de lui faire découvrir un livre de photographies réalisé par un ami de ce dernier. Un ouvrage qui a l’évidence mérite l’immédiateté d’un passage de relais, tant le contenu ne peut laisser indifférent.
Quelques minutes s’écoulent avant qu’ils ne me rejoignent pour qu’à mon tour j’entre dans la course … et depuis tout semble s’enchaîner, comme dans un marathon ou la générosité et le partage, la sincérité et la véracité d’une amitié se fait multiple et énergisante.
Le week end passé je me rends à l’invitation de Thierry Arensma, le photographe, dans son studio pour découvrir ce travail qui m’a littéralement interpellé avec cette violence indicible qui sous tend les plus belles rencontres et les plus beaux projets.
Dusse la modestie de Thierry en souffrir, il a accompli un travail monumentale qui, s’il n’a pas encore était médiatisé à sa juste valeur, mérite que chacun de nous s’y attarde.
S’il est une contrée photogénique, c’est bien l’Inde ou tout n’est que couleurs, dans un festival permanent propre à magnifier même les territoires les plus ingrats et les êtres les plus démunis.
Mais Thierry ARENSMA, a su capter dans «ses instants donnés», au travers d’une série de portraits réalisés à la chambre, l’intensité des regards. Comme l’a dit très justement Jean Claude Carrière : «c’est un livre qui vous regarde …».
Chaque visage, chacun à sa manière, révèle la gravité de ces vies, empruntent de spiritualité, ces êtres habités, ces mains marquées comme autant de vestiges d’une vie de labeur, ces corps noueux et burinés devenus parfois simple apparition, comme en lévitation, comme autant de jalons du temps qui passe. Les portraits d’enfants, sont comme autant de symboles d’avenir, saisis dans la fraîcheur de la jeunesse, temps suspendu pour quelques instants, ou rires et jeux se sont tus, le temps de la pose, hiératique dans leurs plus beaux habits du quotidien, comme autant de petits hommes, enfants-adultes, et beautés incarnées, statufiés pour l’éternité.
Photographiés in situ, dans le décor naturel, sur le lieu de la rencontre avec le photographe, comme pour respecter l’authenticité de l’instant et la magie d’un échange, tout en s’inscrivant dans la tradition du portrait très vivace dans cette région du Golfe du Bengale.
Hommes et femmes, jeunes ou vieux, seuls ou accompagnés, tous ont la majesté et la noblesse de ce peuple à la beauté incarnée, l’élégance des humbles, simplement drapés comme pour magnifier des êtres de chair qui se donnent dans leur dénuement mais se livre en toute confiance à l’objectif du photographe.
Thierry Arensma est un des leurs, et cette osmose avec les sujets transparaît dans chacun de ses clichés, «instants donnés», complicité fugace d’un instant, chacun repartant avec un morceau du puzzle, le polaroïd ou positif pour le sujet photographié, le négatif pour le photographe afin de révéler au monde ces êtres uniques, riches de leur authenticité et de leur spiritualité.
On peut conclure avec cette phrase de Vincent Van Gogh : «Pour ma part, tout me pousse à conclure que chaque être humain dépose son poids si minime soit-il dans le plateau de la balance, et que, par conséquent, nos pensées et nos actes ne sont pas dépourvus d’importance, la lutte est de courte durée et ça vaut bien la peine d’être sincère. Si nous étions plus nombreux à nous montrer sincères et à vouloir ce que nous voulons, notre époque serait meilleure, en tout cas elle serait marquée du sceau de l’énergie.»
Thierry ARENSMA a souhaité, par solidarité avec les populations sinistrées du SRI LANKA et du TAMIL NADOU, partager les clichés qu’il avait réalisés dans cette région du Golfe du Bengale, lors de voyages effectués au début des années 2000;
L’ouvrage, préfacé par Jean Claude Carrière, a entièrement été réalisé par Thierry Arensma et édité grâce à une souscription auprès de ses amis et le soutien des éditions «Passage d’encre». Un ouvrage d’une qualité d’impression exceptionnelle, vendu à un prix dérisoire.
Je vous invite à écouter l’interview de Thierry Arensma, réalisé dans le cadre des rencontres nomades.
Olivier Castaing, Consultant artistique, Paris le 27 juin 2007
Editions Passage d’Encre 16 rue de Paris, 93230 Romainville En partenariat pour le soutien logistique avec, le Comité Citoyen Romainvillois, 46 rue Paul de Kock 93230 Romainville
Livre d’art, 36/27cm, 196 pages reliées, 150 photographies impression en noir & blanc 4 tons, sur trame aléatoire + verni sélectif.
Tirage 2500 exemplaires, et une série limitée en tirage de tête de 150 exemplaires numérotés vendus avec un tirage original
Tarif : 50 euros l’exemplaire, et, 250 euros le tirage de tête, (+ frais de port pour la VPC)
Comment se procurer cet ouvrage : télécharger le Bon de commande disponible sur le site
Découvrez le PORTFOLIO de Thierry AREMSA
25 juin 2007
La cape du blues, performance de Nicola L, ce soir Place Saint Sulpice
A ne pas manquer ce soir Place Saint Sulpice, à 18h30 précise !
Dès 1969, Nicola utilise le vêtement surdimmensionné comme support de son art, et bien plus tard , à partir de juillet 2000 initie ses performances nomades avec la "cape bleue" dans des sites symboliques aux 4 coins du globe, de La Havane à Venise, en passant par Genève ou Los Angeles et plus récemment en 2005, sur la grande Muraille de Chine, conviant artistes locaux et troupes de danseurs à s’approprier la cape, mue par 12 corps humains, devenu territoire d’expression en mouvement.
Nicola L ouvrira sa «CAPE DE TRANSFORMATIONS» ou “
Parmi les 12 occupants de la Cape, on reconnaîtra les visages-masques de : SIDNEY BECHET, ALBERTO GRECO, YVES KLEIN, IRIS CLERT, COPI, MARCEL BROODTHAERS, CESAR, DANIEL POMMEREULLE, PIERRE RESTANY, RAYMOND HAINS...
Rendez-vous ce soir, lundi 25 juin 2007 à 18h30 devant les baraques B6 B7 B8 place saint-Sulpice et devant le parvis de l’église.
“ LA CAPE DU BLUES” a lieu ce soir à l'occasion de l’édition 2007 du salon d’artistes A3-art organisé par Leïla Voight, place Saint-Sulpice.
23 juin 2007
Fondation RUSTIN … venez découvrir le nouvel accrochage
LE TRIOMPHE DE LA PEINTURE
(2002-2006)
La Fondation est soucieuse de présenter les travaux récents de Jean Rustin. Nous avons inauguré ce lieu en présentant un ensemble de peintures « classiques », représentatives du travail de Jean Rustin au cours des vingt dernières années.
Depuis le 9 février 2007, plus de deux milles visiteurs sont venus découvrir ces toiles, baignées dans la lumière du jour, dans des conditions similaires à celles de l’atelier.
Le lieu a enchanté, le regard humaniste du peintre a ému, touché le public, mais surtout l’excellence de Jean Rustin a été reconnue et la peinture a triomphé du sujet et du discours qui l’appréhende.
La fondation est devenue un lieu de dialogue et d’expression. La peinture ne cesse d’être célébrée dans les termes les plus élogieux. Les visiteurs en sont souvent sortis en ayant le sentiment d’avoir entrevu la peinture comme un miracle. Un cours d’histoire de l’art y a été donné en présence de l’artiste.
Charlotte Waligora, Directrice de la Fondation Rustin
38, boulevard Raspail
75007 PARIS - Métro : Sèvres babylone
Entrée libre les jeudi, vendredi et samedi après midi
Tél. 01 42 84 46 35
www.rustin.eu - info@rustin.eu
A découvrir 3 nouvelles publications parues à l'occasion de l'inauguration de la Fondation RUSTIN à Paris, et des expositions en Italie à Milan et Varese. Ces ouvrages sont en vente à la Fondation.

Jean Rustin, dans les consciences collectives, est compris comme un peintre et nous rendons, aujourd’hui, hommage à ce qu’il ne cesse de dire depuis 20 ans : « je suis peintre, je ne fais que de la peinture. »
La nouvelle exposition met l’accent sur l’excellence et la virtuosité du peintre. La peinture se fait et se défait en toute liberté, la facture est somptueuse, le sens de la couleur se révèle dans une stupéfiante diversité. Loin de la gravité généralement relevée, ces peintures ont été rassemblées pour démontrer que le sujet n’est plus qu’un prétexte de création et de composition avec, parfois, des accents drôlatiques, amusants.
21 juin 2007
Martine Mougin …rencontre avec une « pais » photographe
- « D’amour et de mort » consacré à la tauromachie et au flamenco
- "Dream of Eole" et séries portuaires
C’est en Bretagne que j’ai entendu parlé pour la première fois de Martine, par une de ses amies installée au pays basque, région natale de la photographe. Une « pais » comme on dit chez nous quand deux enfants du pays, une landaise et un béarnais se rencontrent à la capitale.
Un mélange de discrétion et de franchise, une douceur mêlée de détermination et de fierté, la volonté de passer outre les petites combinaisons et autres « danses du ventre » des milieux artistiques parisiens pour tracer sa propre route, faite de rencontre et d’aventures plus ou moins lointaines.
Après des études aux Beaux Arts de Bordeaux et un détour par ceux de Paris, Martine découvre l’art contemporain à Amsterdam, délaissant les pinceaux et la gravure pour s’essayer à la diapo noir et blanc. Un intermède mais qui ressurgira longtemps après, au milieu des années 80, ou elle revient à la photo à la faveur d’une remise en cause importante de son art et de sa vie personnelle
Un cheminement de photographe, encouragée par Vincent Ducourau, alors conservateur du Musée Bonnat à Bayonne, qui expose la série des «Meules de fougères», découverte de l’arrière pays basque et les prémices de cette immersion dans les paysages de nature et les grands espaces dont elle s’est fait une spécialité.
Martine Mougin est un esprit libre, qui contre vents et marées, trace sa route de photographe-plasticienne, comme elle aime à se définir, un jour en résidence aux Pays bas, le jour d’après en catalogne du côté de Barcelone, autant de destinations dont elle rapporte des images qui se suffisent à elles même, à la fois singulières et très prosaïques, beaucoup plus complexes qu’elles n’y paraissent, qui nécessitent de s’immerger dans l’univers de l’artiste pour déceler « l’instant de grâce » qu’elle a su capter, le moment juste ou tous les éléments sont réunis pour réaliser un cliché unique. Des photos éloquentes et rares, de l’étoffe des grands.
Ses dernières séries de photos, nous conduisent dans les docks, en bords de mer, retour aux sources pour retrouver les horizons de son enfance ou ascèse d’un œil qui privilégie la beauté du geste et l’élégance de la forme. Installations portuaires, grues et containers, citernes, pont mobiles ou jetées métalliques, autant de fragments de paysages dont elle saisie la quintessence, compositions de lignes qu’elle rehausse sur certaines images en les colorisant comme pour focaliser le regard sur ces compositions cubistes, qui tendent à l’abstraction.
Femme du sud, elle est aussi lorsqu’elle s’intéresse à la tauromachie et au flamenco, cultivant des amitiés électives avec Maïna Coronado figure luzienne du flamenco et Jean Michel Gouffrant, chirurgien qui officie en « 3ème mi temps » des arènes de Bayonne. Son exposition « D’amour et de mort », série consacrée à la tauromachie et au flamenco, présentée dans une scénographie qui reproduit la géographie d’une arène, connaîtra un vif succès et tournera pendant de nombreuses années, galvanisant même les aficionados des pays nordiques, de l’Allemagne à la hollande en passant par le Danemark.
Martine Mougin construit avec ses photo, une « troisième dimension », radicalisant la géographie des lieux pour donner à voir la beauté du geste architectural ou la poésie des sites portuaires. Elle invite le regardeur à franchir l’horizon, à embarquer pour le «dream of eole », comme autant d’échassiers, dressé sur leur unique patte, volatiles à 3 ailes ou filles du vent, ces galinacés érectiles livrés aux caprices des vents induisent une mutation dans les paysages, déplacent les lignes d’horizon dans un geste libérateur.
Olivier Castaing, Consultant artistique, Paris le 21 juin 2007
20 juin 2007
Out les stickers décoratifs ... vive le wall paper avec Concept Visuel International
Pour relooker son intérieur, rien de mieux que le WALL PAPER qui permet de s’offrir la commode style Louis caisse remarquée aux puces, photographiée avec votre portable mais décidément vous n’avez pas les moyens de craquer, la cheminée du château pour compléter le kit bûches factices lumineuses achetées lors de votre dernière virée londonienne ou la console et la colonie de coccinelles qui pourrait donner un coup de jeune à l’entrée défraîchie qui fait 2m2, espace du compteur électrique compris.
.
Heidi et Lia Anne Thibout, un duo de choc, plein d’humour et de fantaisie, l’alliance d’une ancienne élève de la Sorbonne qui a étudié le droit avant de découvrir l’univers de la décoration en Argentine et l’artiste de la famille, photographe et designer, passionnée d’art contemporain et férue de voyages et d’exotisme.
du 21 au 23 juin 2007
de 10h à 20h
Opening jeudi 21 juin
de 18h à 22h
Opening Presse de 10h à 18h
aux Caves de Babylone
17 rue chomel 75007 Paris
metro : Sèvre-Babylone
Vous pourrez découvrir leurs dernières créations puisqu’elles accueillent le public et installent leur show room pour 3 jours dans les Caves de Babylone, à deux pas du Conran Shop et du Bon Marché.
Avec concept visuel international, tout est possible, et vous ne pouvez que tomber sous le charme de ces 2 fées, qui d’un coup de baguette magique vont exaucer tous vos vœux et vos rêves les plus fous. Deux sœurs, qui après leurs études et avoir bourligué et sillonné le monde, se sont posés à Paris pour créer voilà un peu plus d’un an leur propre agence et studio de création
19 juin 2007
L’ATELIER DU NON FAIRE par Claude Vénézia
Un jour d’hiver à l’hôpital de Maison Blanche, en banlieue
parisienne. Pluie fine sur le grand parc aux arbres centenaires, pavillons du
19° siècle, répartis entre des pelouses et d’interminables allées : une
petite ville close. Parfois nous croisons une silhouette solitaire. Atmosphère grise et froide.
Voilà quarante ans que j’explore les banlieues de l’art,
par chemins de traverses, à la rencontre d’individus atteints par la rage
de l’expression, selon la belle formule de Francis Ponge. Cette nécessité
intérieure qui les pousse à prendre d’assaut les territoires de l’art, sans
préalable culturel et sans le moindre complexe. Pas de concession à
l’esthétique, au bon goût, ni à l’attente du public. Ma curiosité m’a conduit
aux quatre coins de l’hexagone, me réservant, à travers les rencontres les plus
improbables des surprises sans fin et de vraies amitiés. Ceux que Dubuffet
nomma artistes bruts, perchent souvent aux marges de la société, originaux, bizarres, révoltés, humoristes ou
misanthropes et parfois rejetés dans l’univers psychiatrique. Je les ai appelé
les anartistes.
En décembre 2005, un ami me recommande de me rendre
d’urgence à l’hôpital de Maison Blanche, pour visiter un lieu étrange, menacé
de disparition. Inventé par Christian Sabas, infirmier en psychiatrie,
musicien, peintre et poète, l’Atelier du Non Faire ainsi qu’il l’a nommé, est
né au sein de l’institution, dans un pavillon désaffecté grâce à un chef de service
excédé par le non-conformisme de Christian mais secrètement admiratif de son
contact privilégié avec les patients.
Les patients vont et viennent aux heures ouvrables, et
peuvent, sans contrainte, bouger, chanter, dormir sur les banquettes, peindre,
aller et venir, entrer et sortir, écrire, parler ou fumer, s’isoler, observer
ou ne rien faire qu’être là, dans le son ou le silence, dans le bain de chaleur
et de couleur proposé aux sens. Dans la pulsation de la vie. Les mille m2 du
pavillon permettent à chacun de trouver sa place.
L’écoute attentive des deux responsables, leur capacité de
stimulation, propose une alternative à l’anesthésie médicamenteuse qui est
censée calmer les souffrances. Quant à Christian, il a une belle formule pour
définir l’ambition de l’Atelier du Non
Faire : c’est tout simplement de moins mourir. Libérer le goût de vivre
écrasé sous le couvercle de l’angoisse, par le cri, le chant, le geste, toute
expression, même la plus modeste, peut être un pas vers la sortie. Un groupe de
rock, Démence Précoce, s’est formé avec des musiciens et des patients
désireux de sortir de l’impasse. Il se produit en ville à toute occasion. Par
ailleurs, plusieurs bistrots et un théâtre, le Lavoir Moderne Parisien,
accueillent des réunions hebdomadaires pour un café du matin, bonne occasion de
sortir, rencontrer, échanger, élaborer des projets.
Abdenour
Zahzah et moi-même, en glanant images et sons, avons mémorisé quelques instants
de la vie de ce lieu unique, que l’évolution de la politique institutionnelle
condamne à disparaître sous sa forme actuelle. Sans proposer d’alternative.
Photos d'oeuvres peintes extraites du site de l'Atelier du Non Faire
18 juin 2007
L’atelier du non faire : un territoire artistique hors norme
Un film réalisé à 4 mains par le cinéaste Abdnour
Zahzah et Claude Venezia.
Abdenour
Zahzah et Claude Vénézia ont en commun un regard d’une profonde humanité sur
leurs prochains, un amour viscéral de l’authenticité et de ce qui fait la
singularité et la richesse de notre monde, les hommes et leurs histoires, et en
particulier celles de tous ceux qui se retrouvent au ban de la société par ce
qu’ils sont différents, atteints de « folie », et parqués « hors
du monde ».
Accepter les autres tels qu’ils sont, se mettre en phase avec eux pour tenter de mieux comprendre à défaut de les comprendre.
Abdénour Zahzah
et Claude Vénézia sont partis à leur rencontre et ont réalisé un film dans
lequel ils nous font découvrir avec indulgence et sans préjugé ceux qui sont
différents de nous et qui dans l’incommunicabilité dans laquelle leur folie,
plus ou moins avérée, les enferme, trouve au travers de la création plastique,
un mode d’expression singulier. Des œuvres foisonnantes de vie, d’une richesse
d’expression originelle, hors des contingences du bon goût ou des modes, du
mercantilisme ambiant et des compromissions de circonstance.
Ce film qui s’inspire d’un sujet de Claude Vénezia a
été réalisé à quatre mains, combinant le talent, l’inspiration et la
sensibilité de deux hommes : Zahzah et Vénezia.
Abdenour Zahzah
Né en 1973 à Blida (Algérie). Après des études
universitaires en audiovisuel, il dirige la Cinémathèque de Blida de 1998 à
2003 et devient selon sa propre formule " montreur de films ".
Frantz Fanon :
mémoire d'asile son
premier film réalisé en 2002 a
été présenté dans plus de 30 festivals internationaux. Evocation, à l'aide d'images
d'archives et de témoignages actuels, de la vie de Frantz Fanon, psychiatre
d'origine antillaise nommé à Alger, théoricien de "l'aliénation de l'homme
noir".
Vivant
entre l'Algérie et la France, il produit en 2005, son deuxième documentaire « Sous
le soleil, le plomb ». Un documentaire consacré à l’univers du livre et de
ses métiers, dont l’action se situe à Blida, la ville qui l’a vu naître et
grandir. L’histoire d’une ville qui a enfanté de grands hommes, vu au travers
de son imprimerie, une entreprise familiale dont il a retrouvé une des
dernières descendantes.
Actuellement,
il prépare son premier long métrage documentaire « Images invisibles ».
Filmographie d'Abdenour ZahZah
- Frantz Fanon : " Mémoire
d'asile ". Doc. 52 min. 2002.
- « Sous le soleil, le
plomb ». Documentaire. 52 min. 2005.
- « L’Atelier du Non
Faire ». Documentaire 2007
Voilà quarante ans que Claude Venezia « explore les
banlieues de l’art, par chemins de traverses, à la rencontre d’individus
atteints par la rage de l’expression, selon la belle formule de Francis Ponge.
Cette nécessité intérieure qui les pousse à prendre d’assaut les territoires de
l’art, sans préalable culturel et sans le moindre complexe. Pas de concession à
l’esthétique, au bon goût, ni à l’attente du public. Ma curiosité m’a conduit
aux quatre coins de l’hexagone, me réservant, à travers les rencontres les plus
improbables des surprises sans fin et de vraies amitiés. Ceux que Dubuffet
nomma artistes bruts, perchent souvent aux marges de la société, originaux, bizarres, révoltés, humoristes ou
misanthropes et parfois rejetés dans l’univers psychiatrique. Je les ai appelé
les anartistes ».
Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 18 juin 2007
Retrouvez dans la news de demain le texte de Claude Venezia, qui a servi de point de départ à la réalisation du film.
Oeuvres peintes extraites du site de l'Atelier du Non Faire.
16 juin 2007
Pause week end en images !
Découvrez le PORTFOLIO d’images glanées au gré de nos pérégrinations urbaines, voyages lointains ou simples errances urbaines. Autant de personnages insolites, déjantés, haut en couleur, largués, dégingandés, abimés ou au contraire sublimés par la vie, souvent seuls …
Ces petits riens et toutes ces traces comme autant de stigmates ou scories d’une vie passée, ces objets qui ne demandent qu’à raconter une histoire, leur histoire, celle de ceux et celles avec qui ils ont fait un bout de chemin, un simple geste et vous pouvez les adopter, leur insuffler autre chose ! …
Place à la vie et à l’imaginaire pour oublier le stress de la semaine passée.
Nous vous donnons rendez-vous lundi pour de nouvelles rencontres.
Que tous ceux qui nous apportent leur soutien et leur concours, correcteurs, connecteurs et autres amis de l’ombre soient ici remerciés !
Carla, Charlotte, Olivier, Paris le 16 juin 2007
14 juin 2007
Bon anniversaire Monsieur Renzo Piano !
Un fringant septuagénaire qui continue de créer et bâtir aux 4 coins de la planète des édifices prestigieux, prouesses architecturales, empreintes de poésie et du génie d’un des plus grands maîtres de l’architecture contemporaine.
Né il y a exactement 70 ans en Italie, le 14 juin 1937, Renzo piano est issu d’une lignée d’architectes, avec qui il fait ses premières armes. Il débute ses études à Florence puis Milan, où il suit l’enseignement de Fabrice Albini, chef de file du néo-rationaliste italien, qui prône la sobriété des matériaux, privilégiant le minimalisme et l’harmonie du design.
D’abord assistant de Marco Zanuso en Italie, il voyage au grès de ses collaborations, Philadelphie au côté de Louis Kahn, puis Londres avec Z.S. Makowsky, avant de se poser à Paris, en 1971, où il co-fonde avec Richard Rogers un atelier. Si vous passez rue des archives, vous pouvez voir une grande verrière avec de nombreux projets de maquette.
C’est en 1971 que ce jeune cabinet remporte le concours du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, qui marquera le début d’une carrière exceptionnelle. Le Président Pompidou décide de doter Paris d'un centre culturel qui soit aussi un musée et un lieu de création. C'est le projet révolutionnaire de Renzo Piano et Richard Rogers qui sera choisi par un jury international parmi près de 700 soumissions.
« A chaque fois que je vais à Beaubourg, je me demande : Mais comment a-t-on pu construire ce bâtiment ? » Richard Rogers et moi étions jeunes, un peu fous. C’était en 1971, trois ans après 1968, à l’époque des Beatles, nous avions les cheveux longs, et nous héritions de cette époque. Ce projet était un peu comme un manifeste, une autre manière de voir les choses : la curiosité comme premier geste culturel gratuit. J’ai toujours eu des désirs excessifs. Avant, le musée était pour les élites. Notre idée, c’était de construire un lieu hospitalier où les différentes disciplines artistiques pourraient se croiser, se féconder. Rapprocher la musique, la peinture, la sculpture et la bibliothèque. Ouvrir pour tous et n’empêcher personne de venir au musée. À l ‘époque, on a comparé notre projet à une raffinerie au milieu de Paris. Nous voulions mélanger le sacré de la culture et le profane de la ville, inventer deux dimensions en créant une place pour les cracheurs de feu et un endroit pour Picasso et Matisse ».
A l’occasion des 30 ans du Centre Pompidou, vous pouvez
visionner l’interview disponible sur le site du centre.
Le Centre Pompidou, imposant parallélépipède de 166m de longueur par 60m de largeur, avec une hauteur de 40 mètres, créera un choc culturel important lors de sa construction, les architectes ayant adopté un partie pris de transparence, avec une façade bardée de tubulures métalliques, des ascenseurs et escalators courant jusqu’au sommet de l’édifice tel un lombrique géant translucide. A l’intérieur, les codes couleurs : du bleu pour l'air conditionné, du jaune pour l'électricité, du rouge pour les acheminements et du vert pour les circuits d’eau, donne le ton d’un réseau multicolore.
Les maquettes actuellement présentées à la Triennale de Milan dans la superbe exposition consacrée à Renzo Piano permettent de percevoir le squelette « du géant Beaubourg » et les coulisses de l’IRCAM – Incroyable car sous la place Stravinsky et les fameuses fontaines de Tinguely et Niki de Saint Phalle, se trouve une véritable fourmilière, dédiée à la voix et au sons.
La construction du Centre Pompidou achevée, Renzo Piano retourne à Gènes et co-fonde un nouveau bureau avec l’ingénieur Peter Rice, qui réalise notamment le gigantesque aéroport international de Kansai (pas moins de 1.700m de long) a été
construit sur une île artificielle près d’Osaka Le bâtiment est
surmonté d’un toit spectaculaire reprenant le mouvement des vagues. En
France, il réalise à la même époque le Synchrotron de Grenoble.
1993, à la mort de son associé Renzo Piano fonde l’agence « Renzo Piano building workshop », basée à la fois à Gênes et à Paris, puis, en 1995, établit un cabinet d'architecture et de recherche à Tokyo. Il mène à terme plusieurs musées de premier plan : celui de la Fondation Beyeler (1994-1997, Riehen, Suisse), le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou à Nouméa (1992-1998, Nouvelle-Calédonie) ou des immeubles, catharsis de son art et de sa maîtrise de la lumière : l’immeuble Hermès à Tokyo.
Olivier Castaing, Consultant artistique, le 14 juin 2007


Depuis 1989, Renzo Piano collectionne les prix et distinctions :
1989 : Prix R.I.B.A (Royal Gold Metal for Architecture) - UK
1990 : Kyoto - Prize – Inamori Foundation – Japon.
1994 : Goodwill Ambassador of Unesco for Architecture.
1998 : The Pritzker Architecture Prize – The White Home Washington - USA (l’équivalent du prix Nobel en architecture).
2002 Médaille d’or U.I.A. (International Union of Architecture) – Berlin - Allemagne
Renzo Piano Building Workshop
(Les villes visibles de Renzo Piano)
Jusqu’au au 16 septembre 2007
La Triennale di Milano - Viale Alemagna, 6
Horaires : de 10h30 à 20h30 (sauf le lundi)
Le site de l'agence Renzo Piano

















































































