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ART & DESIGN for COLLECTORS : Etre un passeur d'art, vous faire rencontrer des artistes plasticiens, designers, danseurs ... vous apporter expertise et conseils, dénicher de nouveaux talents car "demain se collectionne aujourd'hui !" ...

30 juillet 2007

Roland BURAUD : Litanies à dessein ou « the computer painting»

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Il y a 2 mois environ, je me suis rendu à l’invitation de Roland Buraud à son atelier proche de la Bastille. Rencontré lors de l’exposition de Jean Rustin que j’organisais aux Caves de Babylone, il semblait relativement réservé et peu enclin à parler de son travail, une de ses amies qui l’accompagnait s’étant chargé de se faire ambassadrice.

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Trois étages plus tard, je découvre une grande pièce baignée de cette belle clarté d’une matinée ensoleillée du début de printemps. Un atelier toute en longueur, pas très haut de plafond, occupé dans sa partie droite par 4 toiles de très grands formats, environ 5 mètres par 2, soit approximativement les limites tolérées par l’espace disponible … détail non négligeable quand on sait que le travail de l’artiste recèle toujours un peu de la topographie de son atelier.

En vis-à-vis des compositions-installations, nature morte de pinceaux chinois ramenés de ses récents voyages en Chine. il vient d’exposer en Chine et s’y rend régulièrement notamment pour des workshop avec des étudiants des Beaux Arts.

Roland Buraud a dû passer de longue heure pour apprivoiser le logiciel photoshop comme autant d’esquisses portant en elles les germes de ses dernières œuvres. Ce qui pouvait au commencement s’apparenter à un apprentissage constitue une réelle démarche de peintre, l’ordinateur étant devenu le prolongement naturel de la main et du pinceau, ancrant résolument son travail de peintre dans la modernité.

3Comme le disait André Rouillé «La peinture n’est en effet plus limitée à l’alliage séculaire des pigments et de la toile rivée au mur, mais plutôt considérée comme un mode du faire et du voir artistiques. C’est une question de corps, de geste et de matériau. Voir en peinture, signifie être sensible à un faire, à des objets, à des qualités de lumières, de matières et de formes, à des temporalités et des opacités, ainsi qu’à des résonances venues de toute l’histoire de l’art, et aux rumeurs du monde tapies dans les plis des œuvres».

11C’est cette conception ouverte et contemporaine de la peinture que Roland Buraud expérimente ici, créant à partir de la défragmentation de son œuvre passée le matériau de base de ses nouvelles compositions picturales, juxtaposant les captures d’images, intégrant des fragments comme autant de contrepoints en clair obscur, opacifiant ou injectant tel à plat de couleur, créant de toute pièce des œuvres ou le corps devient l’élément d’une catharsis. L’ensemble de ces œuvres numériques constitue la matière d’un l’ouvrage que l’artiste vient d’achever et qui est désormais disponible.

Poussant encore plus loin ses investigations, l’artiste prolonge sa démarche picturale en réalisant une vidéo. L’ensemble des œuvres numériques ont été montées tel un long travelling pour constituer une vidéo singulière qui tient à la fois de l’œuvre magistrale tant la matière visuelle et sonore prend une dimension inédite, dans une jubilation qui se ressent dans le rendu final.

Comme l’écrit R. Arnold B. dans la préface de l’ouvrage :

«C’est au retour de son premier voyage en Chine, en août 2004, qu’il entreprend cette longue série de peintures «virtuelles», d’estampes numériques, synthèse provisoire entre son travail des années passées, et l’espace chinois développé par les peintres de l’encre. … Il faut comprendre cette série dans son rapport au rouleau chinois traditionnel, infini dans sa durée, scandant l’espace des signes … «le Un engendre le deux, le Deux engendre le trois, le Trois engendre les dix mille êtres» Principe fondateur de la genèse taoiste.

01Cette «série numérique» a donné lieu à la réalisation de tirages selon le procédé de "digigraphie", en édition limitée sur papier d’une qualité d’impression remarquable, tant le rendu respecte l’authenticité de la matière picturale et l’intensité de la palette de l’artiste. Un excellent moyen pour tous d’emporter une œuvre de l’artiste sans hypothéquer ses proches vacances.

Pour ceux qui souhaitent découvrir l’atelier et rencontrer Roland Buraud, je me tiens à votre disposition pour organiser une visite. N’hésitez pas à me contacter.

Olivier Castaing, Consultant artistique, Paris le 29 juin 2007

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28 juillet 2007

Pause week end en images !

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Vive les vacances, surtout si vous êtes au soleil. Sinon il ne vous reste plus qu'à vous prendre pour Gene Kelly et à chanter sous

la pluie.

Heureusement

si Paris plage fait un gros flop "rapport à" les caprices de Miss météo, qu'on ne félicite pas, c'est mooooche !

Séance rattrapage avec vélib, pour célib ou accro de la petite reine, ça sillone Paris, mieux vaut planquer vos scooters et autres véhicules à moteurs, les néophites sont de sortie et la mort au tournant, il va y avoir des morts !

 

Découvrez le PORTFOLIO, quelques images valent le détour ! ...

Côté Province, planquez vos fesses, quand vous voyez les écritaux sympa qui ornent devantures et portillons, les fous de la gachette ne sont pas loin, les autres sont au bord de la grande bleue ou souffrants, c'est à vous de voir la version qui satisfera vos humeurs.

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Bonnes vacances ou bon week end, c'est selon ... nous restons fidèles au poste encore quelques jours.

Carla, Charlotte, Olivier and co !

Et bon anniversaire à miss Charlotte ! Ce soir on fait la fiestaaaaaaaa

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24 juillet 2007

Naji Kamouche ... un artiste d'exception

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"QUI DE NOUS MOURRA LE PREMIER", 2006 - Silhouettes peintes, néons, dimensions variables

J'ai rencontré Naji Kamouche il y a quelques années à l'occasion de l'exposition "1ère vue" présentée au passage de Retz à l'initiative de Michel Nuridsany. J'ai été immédiatement conquis par le travail de cet artiste dont je suis un inconditionnel.

Les installations de Naji sont tellement présentes qu'elles ne demandent qu'à exprimer, révèler, donner corps à un monde de silence et de non-dit. Une oeuvre à la fois pudique et courageuse. Sa pratique artistique est une véritable hygiene mentale, dans un geste de reconstruction salvatrice. 

J'ai eu la chance de collaboré en 2003 avec Naji K. qui était l'un des 3 artistes sélectionnés pour "Murmures", 1ère Biennale d'Art Contemporain de l'Abbaye de Bon Repos que j'ai crée cette année là. 

Le texte qui suit a été écrit par Pierre Giquel à l'occasion de l'exposition de Naji Kamouche "Ce qui nous lie nous déchire", qui s'est tenue en mars-avril 2006 au Musée des Beaux Arts de Mulhouse. Pierre Giquel est pour moi la personne qui parle avec la plus grande justesse de Naji K. et du travail de l'artiste. Difficile de rivaliser et inutile de vouloir travestir les mots qu'il a su trouver pour parler du travail d'un artiste rare et remarquable.

Ce texte est extrait du catalogue coédité à l'occasion de cette exposition personnelle de Naji K. par le Musée et "Le 19, Centre régional d'art contemporain, de Montbéliard sur une proposition de Philippe Cyroulnik , Directeur du Centre. 

La mort colore tout

SEUL_2_webLes époques roulent en nous dévisageant, et nous savons qu’en fermant les yeux nous risquons d’esquiver ce face à face dangereux mais urgent. Cette urgence, Naji K. la tisse au plus près de la nuit, de la liberté, d’un mot chuchoté ou hurlé, dans un corps à corps tendre et désespéré à la fois, indifférent aux lois de la société, lecteur impatient de ses propres folies, jongleur mélancolique, passeur. Insoumis en plusieurs langues, ses armes il les affûte en inscrivant sur les murs et dans l’espace ses cauchemars et ses rêves, ces lambeaux qui se rongent les sangs, attentif à laisser ouverte la conversation entre les objets, les images et les mots, les plaies effrayantes et les séismes émettant des bruits inattendus. Ce qui a changé dans nos époques, c’est la couleur de la mort.

Qualifier une œuvre d’exclusivement politique, c’est prendre part à certaine forme larvée de découragement. Mais l’œuvre est toujours politique, par sa couleur, son timbre, par le droit à l’invention qu’elle exerce, par sa vigilance à rester vive. Echappant au slogan tout en le mimant, elle peut vous paraître suspecte. Et alors ? Qui m’a dit en entrant dans l’espace d’exposition : «ces œuvres me brûlent ! ». La visite, ici, va de pair avec une expérience. Je rentre, secoué par l’Orient et ses contes agités, frotté à des glissements fabrication occidentale. On m’invite à l’écart.

nous_irons_tous_au_paradis_webNaji K. manifeste le plus grand intérêt pour les mots qui s’affairent dans les interstices du doute et de la révolte. Même quand cette dernière se verrait frappée d’inanition, orchestrée par une cohorte de «planqués», ses traces sont visibles dans la chair même de leur auteur qui se permet non sans insister de nous les faire parvenir. Les mots, c’est l’aimé qui les a chuchotés, c’est l’amant qui a glissé en hurlant. Et les titres des pièces à parcourir ressemblent à ceux des chapitres d’une vie, chapitres accidentés qui tendent la main, il faut être deux pour que se fonde un récit.

Cette dimension humaine, trop humaine, on ne peut guère dire qu’elle rayonne aujourd’hui, les nains ont tord de s’habiller trop long, et les géants devraient s’intéresser aux lois de l’hospitalité. Même dans les fracas d’une enfance agitée, un mot familier peut composer un lien. Une ombre ne suffit pas à fausser la bouche. Et la pensée de l’autre, toujours, lorsqu’elle affleure et s’incarne visuellement et auditivement, porte les rumeurs d’une protestation, heureuse presque.

et_rameL’enfance, toujours pavée d’inexactitude. Il y a des plaies qu’on ne referme pas. Des hoquets qui durent. Un épisode théâtral qui réserve des surprises. Le décor, chez Naji K., ne relève pas du kitsch, mais des décombres. Et d’un temps où les bombardements n’étaient pas qu’intérieurs. J’entends, dans une cuisine française, les chants lancinants d’un ramadan escamoté. Je pressens des odeurs, des goûts et des couleurs que les poètes fiévreusement ont aimés, dans l’Algérie, légère, avec l’essence du tragique.

«Il faudra vous y faire, notre culture penche vers l’oubli». Difficile d’envisager un monde inhabité. Un goût de cendres entoure parfois certaines installations qui sont comme autant de deuils à l’amour, aux corps, à l’insouciance (veillées fatales abritant des messages de mort, phrases segmentées, respirations amputées), autant d’adieux à un bonheur qui fit faux bond d’emblée. Cet amoureux des peaux qu’est Naji K. héberge des fantômes.

Transpirer_l_essenceA l’assertion «La mort occulte tout» s’était substituée une autre opinion, fruit d’une défaillance de l’ouïe, «La mort colore tout». L’hésitation contenue dans ces jeux sonores, et dont le surréalisme fit ses gorges chaudes, se faufile habilement dans les mots et les objets qu’ordonne et désordonne Naji K. Témoignage troublant de celui qui fait d’un incident linguistique le lieu de sa colère, ou de son désir, de ses regrets. Les fantômes dont nous évoquions la présence sont couverts d’ecchymoses, ils semblent se tenir devant nous à portée de mains, mais en fait ils fuient, pour brouiller les pistes, éviter l’épanchement, garder hybride leur ambulant tremblement. Chaque chapitre s’écrit dans le mouvement d’un opéra.

«Ce qui nous lie nous déchire», je ferme les yeux, je vois des couleurs, des ruines, les bruits d’une époque, noire, qui gronde. Du rouge s’est mêlé comme au bord des baisers qui aiment se souvenir, de la chaleur du jour, d’une épaule accueillante, d’une main qui bouge dans le miroir. «Ce qui nous lie…», tu t’abandonnes, tu vous voyais inséparables, tu sais aujourd’hui qu’il t’a fallu faire volte face, le déchirement était attendu, incontournable, inondant tout de tes « larmes sans armes », héros solitaire d’un film dont on aurait égaré les partitions.

«Dis moi le regret de mon silence», l’injonction a pris le poids du plomb et s’est logé dans un leurre, celui d’un objet qui se consume. Comment veux-tu donner une preuve de l’existence de Dieu ? Je ne sais pas si la mort est plus vraie qu’une image, il y a quelque chose qui manque, auquel on pensait tout le temps, de gris, dans le temps qui s’égrène, qui bat tel un marteau, régulièrement, qui absorbe.

Caresser_l_errance«Mémoire assassinée», et cette cotte de maille dans lequel un corps a respiré, s’est raconté, a déposé ses cris. La lumière aime à circuler dans ses reflets, je me tiens certes devant une évocation de l’absence, et je commence par la main à prélever du vivant, je me surprends à caresser ce qui me sépare, autour de mon doigt s’enroule une légende, je quitte le fait divers, je m’enfonce dans le mythe même, une sonate accompagne mes gestes et mon blasphème, «tu n’es pas mort pour rien» disaient-ils en quittant les charniers, tu es mort pour moi sans fausser compagnie, un soir de mai, dans la saveur des voix qui luttent encore, et qui me poursuivent effrontément, sereinement, musicalement. Car la mémoire est musicale.

 

«De l’amer va l’aveu», «Qui de nous mourra le premier», «Nous irons tous au paradis», autant de confidences qui s’adressent à nos raisons menacées. Les objets et leurs fiançailles redoutables créent un bien étrange ballet, je perçois dans ces chorégraphies des manières parfois appuyées, parfois délicieusement allusives, de laisser s’exprimer le silence et la conversation. Une conversation belle et grave, un silence obscène. Le marbre, on le tourne comme une page.

«Caresser l’errance d’un pas oublié». Ces mots légitiment une pièce séduisante et poignante, où la voix est chantante et triste, une pièce où pointent le jeu et l’accusation, sous la douceur d’un tissu. Chaussures solitaires dont les motifs se confondent à ceux d’un tapis, camouflage qui peut se lire dans l’espace du conte comme dans le report d’une scène porteuse d’irradiation, chaque chaussure cherchant sa paire incomplète, revivant secrètement l’heure d’une amputation. Les mots résonnent sans cri et pourtant cette voix qui doit autant aux vivants qu’aux disparus circule, croisant des épopées et des confidences, une voix échappée de l’abîme, et du dégoût, une voix dans un état d’apesanteur. Ultime lettre de l’aimé qui revient toujours sur son amour, aveu tendre du nomade attaché à ne jamais se figer. Cette lettre, tu l’as dictée avec des fils tendus d’or, quelques années après qu’un bruit violent ait alourdi ton cœur.

«Seul». Ils auront beau faire, allumer des bougies, commémorer, ouvrir des portes qui donnent sur des murs, embrasser les vides, combler d’ombre la beauté qui se prosterne, nous choisirons le courant d’air au confort des gîtes. Les installations de Naji K. parlent du gouffre, la main du Diable se moque du doigt de Dieu, et nous ne savons pas prier, les cartes s’emplissent de chiffres tortueux, à la recherche de territoires dont nous apprécions l’aléatoire, d’autres diraient la poésie, nos navigations sont fragiles, et nous les aimons, elles relèvent tout ce qui menace de s’effondrer, elles annoncent aux amants des voyages insoupçonnés, elles desserre l’étau, elles nous invitent à bifurquer, bifurquer, bifurquer.

Pierre Giquel

La NEWS du 30 mars est également consacrée à une installation de Naji.

Découvrez là sur ce BLOG

Légendes des installations
"SEUL", 2003 - Fenêtre, néon clignotant, poignées métalliques, dimensions variables

"NOUS IRONS TOUS AU PARADIS", 2001 - Tiges métalliques, ampoules flammes, charbon, 200 x 140 cm

"ET RAME LES LARMES SANS ARMES", 2005 - Bougie, mêches de cheveux, 170 x 60 cm

"TRANSPIRER L"ESSENCE DE MON PARDON", 2006 - Structures en bois calcinées, câble métallique, horloges, son, dimensions variables

"CARESSER L'ERRANCE D'UN PAS OUBLIE", 2005 - Tapis, chaussures - 200 x 135 cm

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22 juillet 2007

Pause week end ... natures mortes d'algérie !

ALGER7Le port d'ALGER ... la pêcherie !

Découvrez le PORTFOLIO

Pause week end ... l'occasion de rédécouvrir des images prises il y a plus d'un an lors de mon merveilleux séjour en Algérie, à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Parmi les endroits de charme d'Alger la bleu et blanche, son port et ses pêcheurs, qui vous régalent de toutes les merveilles ramenées dans leurs filets.

Avec mes camarades nous avions dégoté une gargotte sous les arcades du port, dont le patron Nono, débonnaire personnage aussi truculent que corpulent nous fit goûter à maintes reprises les poissons du jours, pour notre plus grand régal ...

Souvenirs en images ... de véritables compositions picturales, jonchent l'esplanade du port, un festival de couleurs enchevêtrées ... c'est magique et les couleurs sont si pregnantes que cela devient fascinant.

à la semaine prochaine pour de nouvelles rencontres artistiques.

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Découvrez l'ensemble des photos dans l'album.

Olivier Castaing - ART CONSULTANT - Paris, dimanche 4 mars 2007

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20 juillet 2007

FONDATION Jean RUSTIN ... vu dans la Presse

120F_Le_divan_bleu__1992__A9_Découvrez un excellent article paru dans CONNAISSANCE DES ARTS à propos de la Fondation Jean RUSTIN à Paris.

Retrouvez sur ce BLOG la news consacrée à l'accrochage  en cours à la Fondation  "Jean Rustin : le triomphe de la peinture"


Fondation Jean RUSTIN

38, boulevard Raspail

75007 PARIS - Métro : Sèvres babylone

Entrée libre les jeudi, vendredi et samedi après midi

Tél. 01 42 84 46 35      

www.rustin.eu - info@rustin.eu



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16 juillet 2007

Yves Gellie, un photographe à part !

Saddam___116_KoPerceptions Distinctes

Découvrez le PORTFOLIO

A partir de 1996,  Yves Gellie entame une série de voyages en Irak. Répondant aux commandes de grands magazines, il s’agit de photographier un peuple mis sous embargo depuis la première guerre du Golfe et un pays plongé dans une situation économique et sociale désastreuse. Ces différents voyages l’amènent à sillonner la quasi totalité du territoire irakien auquel il intègre, à partir de 1999, la Syrie et l’Iran, tous deux acteurs directs de l’histoire récente de l’Irak.

Peu à peu, un doute s’installe devant l’accumulation de documents visuels qui reproduisent les mêmes stéréotypes d’une région confrontée à la guerre, les mêmes images de détresse, de pauvreté et de souffrance qui veulent susciter empathie et indignation. Progressivement,

Yves Gellie s’éloigne de cette conception de l’image concise, immédiatement lisible, chargée des symboles constitutifs d’un événement et d’une émotion perceptible au premier coup d’oeil.

Cette évolution se manifeste dans un choix iconographique qui s’inscrit dans l’événement en privilégiant le quotidien et la représentation de sa trivialité. Pour photographier l’embargo, il isole un détail vestimentaire d’un ouvrier sur un chantier naval dans le sud de l’Irak ou des chaussons de chirurgien à l’entrée d’un bloc opératoire d’un hôpital de Bassora au détriment d’une vision plus violente du délabrement du chantier naval et du bloc opératoire eux mêmes. Dans sa démarche, il ne s’agit plus de démontrer ou de dénoncer mais de montrer. Il pratique alors une forme de mutisme, de constat neutre et de détachement. Il élargit ses cadres et adopte une vision frontale qui redouble l’objectivité apparente de l’image où c’est le motif qui fait la photo, le modèle qui dicte l’image[1]

Yves Gellie s’attache à dégager l’implicite au delà de ce qu’il montre, à dévoiler l’intime dans ce qui est public ou collectif. En réalité, il se situe dans cette frange où l’invisible surgit de l’apparent; il explore les rapports ambiguës qu’entretient une photographie avec le réel et expérimente le pouvoir fictionnel d’une image.

Isabelle Bernard

Découvrez le PORTFOLIO


[1] Olivier Lugon, Le style documentaire, Macula


 

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14 juillet 2007

Pause en images ... le design à vos pieds !

The_High_Tech_Heel_BALENCIAGAComme vous l'imaginez, votre fidèle Carla van der Rohe est une addict de la chose portée, fétichiste de la chaussure en devenir mais ne la contrarions pas, elle pense demander à Zaha Hadid de lui en dessiner une paire e-speciale, histoire d'aller botter le train arrièrre de son ahuri préfèré ... comprenne qui pourra !

Bon week end et à lundi

l'équipe d'ART ADDICTION

Découvrez la collection surprise que nous avons collectée pour Carla ...  du pur design voir des oeuvres d'art en puissance selon certains esprits bien informés et autorisés ... pour sur cela ne boudinera pas les petits bouts de lard qui leur servent de doigts de pieds ... lard vous dis je !

Découvrez le PORTFOLIO de Cendrillon

   

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13 juillet 2007

Exposition "Madame la Présidente" aux Rencontres de la photographie ...

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Découvrez le PORTFOLIO

La récente polémique sur le choix d’un photographe de star pour réaliser le portrait officiel du dernier Président a donné des idées aux organisateurs des Rencontres d’Arles.

L’exposition « Madame la Présidente » présentait dans les ateliers SNCF propose un panorama coloré voire bigarré, parfois déjanté, de clichés pour la plupart largement retouchés voir crée de toute pièce sur photoshop … allant jusqu’au morphisme psycho-politico-satirique.

Ce kaléidoscope de portraits-fiction conçus par des photographes ayant pour la plupart participés aux Rencontres reflète avant tout l’état d’esprit de leurs auteurs, voire leurs convictions citoyennes sur le rôle de cette première dame qui serait aussi Présidente, portraiturée, qui en passonaria, réminiscence d’une Indira Gandhi, qui en mère nourricière ou vamp cocardisée, voire même en simple auto-proclamée ! … Quelques photos de star du cinéma ou de la chanson pour ajouter la note show biz mais rien de révolutionnaire somme toute.

Cette exposition précède dans le sens de la visite, la rétrospective des « 60 ans de l’agence Magnum » et voisine avec les 80 clichés de Zazattou, reine d’Angleterre … on croirait redécouvrir un catalogue de réclame pour  la laque Elnett  ou autre prospectus pour jupes à zézette et autres programme d’un  futur spectacle des Deschiens ! 

 

Olivier Castaing, consultant artistique, Arles le 5 juillet 2007

Découvrez le PORTFOLIO d'une sélection des photos de l'exposition "Madame la Présidente" , commande photographique des Rencontres d'Arles, cru 2007.

 

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12 juillet 2007

Arles : Rencontres de la photographie ... JR le retour !

Arles_0707_240Découvrez le PORTFOLIO de FACE2FACE

JR, mais qui se cache derrière ces 2 initiales, certainement pas le pseudo cow boy de  la série TV Dallas qui a fait les délices de toute une génération de téléspectateurs … non il s’agit d’un jeune photographe, âgé de 25 ans, vivant en France et doté d’un sacré culot pour investir sans crier garde l’espace public, organisant des expositions happening format XXL placardé sauvagement sur les murs …

visionnez la VIDEO

Simple provocation … sûrement pas, l’animal est trop rusé et plus ambitieux comme le montre ses interventions postérieures. « Portrait d’une génération » kaléidoscope géant de portraits en gros plan des jeunes de banlieue s’immisce dans la cité, au cœur des quartiers populaires en recouvrant les murs de Paris … Clichés noir et blanc, close up, contre plongée ou prises de vue ascencionnelles, autant de critères qui caractérisent ce travail de photographe autodidacte devenue incontournable après avoir été adoubé par la MEP et la Mairie de Paris qui revendiquent son engagement en s’appropriant ses clichés géants et les placardant autour des bâtiments officiels.

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Arles_0707_255Une consécration qui donne des ailes à ce jeune talent … qui récidive en 2007 avec son ami Marco. Le projet Face2Face voit le jour, un travelling in situ sur  7 mètre de haut et  55 mètres de long,  1.500 mètres carrés de posters.

Une  intervention sans autorisation sur le mur de sécurité qui sépare Israël de la Palestine. Un projet « couillu » et profondément humaniste en pleine zone militarisée, dans un climat de tension extrême, un face à face entre ennemis de toujours, une confrontation en images de 2 peuples, un geste symbolique pour militer pour la réconciliation , une invitation au dialogue.

Le mode humoristique et facétieux, et l’invitation des populations israéliennes et palestiniennes à multiplier grimaces et autres singeries lors des séance de shootings improvisés crée un décalage salutaire dans un climat de tension extrême, offrant une parenthèse sur un ton décalé et humoristique en forçant le trait, tous semblables dans le fond.  

Un duo à suivre et une des confrontations les plus remarquable, symbolique et hors norme dans une édition 2007 très consensuelle et sans effet de surprise pour les plus informés. Ont eu aimé être "sensible aux surprises" … pour paraphraser le titre de cette 38ème édition ! ….      

    Olivier Castaing, consultant artistique, en direct d'Arles le 4 juillet 2007 

Découvrez le PORTFOLIO ... FACE2FACE en images à Arles  à la forge  - Entrepots SNCF 

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10 juillet 2007

L'atelier de Jean Luc Rabanel : haute gastronomie et grand art en Arles

Arles_2_0707_105Découverte d'un restaurant exceptionnel en Arles à l'occasion des Rencontres de la photographie  ...

 

Il est un mousquetaire de la cuisine, un gascon, qui vous donne l’estocade avec générosité et délice, extase des papilles en ces sublimes Alpilles, tel le gardon l’on frétille, c’est aussi ludique que maléfique car au final l’on en redemande, un divin supplice pour assouvir tous nos caprices de bouche, s’enivrer de subtiles alchimies dont lui seul à le secret, Rabanel en ritournelle, installé dans la venelle ou immergé dans le décor design de ce laborantin de génie, qui vous traite en ami, c'est servi, la parade peut commencer !

Il a la mine concentré, un rien renfrogné (en apparences seulement !) pour mieux se surpasser, de son poste d’observation, vigie à la frontière, il est partout en cuisines et en salle, de son regard il embrasse tous ses convives, 32 à l’idéal pour que se déroule avec passion, surprise et tout en crescendo la partition chromatique, le festivus festivus des fourneaux va commencer !

Du pur bonheur ! ...

Arles_2_0707_099Tel les plus grands des Maestro il donne le tempo, orchestre avec modestie et brio, franchi la ligne pour sublimer la papille, ça fond c’est rond, onctueux et voluptueux, croquant et croustillant, émulsionné mais toujours enlevé, dans un ballet ininterrompu, les saveurs s’enchaînent dans un festival de senteurs herbacées, harmoniques et telluriques à  la fois.

Saveurs estivales dans une explosion florale et germinale, légumes de saison gorgés de soleil ou sucs à maturation pour racines hivernales, il réhabilite les mal aimés de nos cantines, avachis, affadis, trop cuits voir sur bouillis jadis en nos enfances, il leur rend leurs quartiers de noblesses, les camoufle d’une tempura pour mieux tromper l’ennemi, en fagot ou raviole, chamallow ou tuilot, à la paille ou avec les doigts … ici tout est permis voir suggéré avec subtilité … se pourlécher les babines, s’enivrer des fumets, se laisser aller et les yeux clos gambader dans le verger du maître … 

Il jongle tel un saltimbanque des fourneaux, DJ au commande de ses spots incandescents pour une touche finale al dente ou à température … rien n’est sur joué, tout est juste et authentique, cadencé mais sans précipitation, l’orchestre se met en branle à la batterie (de cuisine) timbales et verrines pour un opéra gastronomique … il est un grand parmi les grands !

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JL_RABANEL_2Il y avait le prêt à porter, la couture et la haute couture, voici venue le temps de la haute gastronomie … à plumes ou poils, à écailles ou en coques, tubéreuses ou herbeuses, rondes et girondes, les tomates se dévêtissent à l’envie, s’offrent généreuses et pulpeuses, se liquéfient de plaisir en gaspacho pour macho, ou chamallow pour régression adulescente, fricassée matelassée dans un sablé cacahuète, caftan parmesan et vichy tomaté, du no nem au no yaourt, abyssales saveurs de la mer en mæstria fusion food ou virginale corolle lactée … la blette joue les coquettes en mouillette, crâneuse vaporeuse pour agrémenter le yaourt au poivron, sublimé d’un zeste de gingembre … sans parler des patates qui épatent en purée émulsionnée, sésame pour ces dames et huile pour enrober qui la saint jacques qui le saumon, mâle ou femelle, tous à la gamelle !

Arles_2_0707_074Disert sur les desserts, tel la fraise en corolle, enturbannée d’un beignet léger, guenilles de fenouil et tomates pour fouetter la fraise d’un soupçon de passion, baiser velouté pour mise en bouche des plus farouches … pour dérider les plus blasés et rafraîchir l’atmosphère, un ballet de desserts glacés, coco sans chanel mais en fine lamelle et sur lit de douce patate, qui se dévoile en dessous crapuleux, ou caramel en fleur de sel, from Maldon of course.

JL_RABANEL_6Cher Jean Luc vous nous avez régalé, nous étions 7 venus de Milan, Londres ou Paris, vous nous avez reçu avec tous les égards et attentions que seuls le meilleur des hôtes peut avoir pour ses convives, nous avons dit banco, rejoués pour un déjeuner ou pintade et tellines ont finis de nous achever … nous rendons les armes, souscrivons pour un supplice à perpétuité, vivement cet hiver que nous puissions découvrir l’autre versant de vos talents !

Les mots sont vains pour décrire le divin, âmes damnées nous sommes pour l’éternité, si le diable des fourneaux devait se réincarner, c’est chose faite, gastronomique et maléfique fils de gascogne.

Vive la gascogne, vive le Béarn !

Olivier Castaing, Consultant artistique et amateur gastronomique à ses heures, Arles le 7 juillet 2007

L'atelier 7 rue des Carmes - 13200 ARLES - Tél. 04 90 91 07 69
jlr@cuisinetc.com

Découvrez le site et le BLOG de Jean Luc RABANEL

Arles_2_0707_076Liste de quelques supplices du moment ! ...

Sablé cacahuète - Parmesan - Bulles de Tomate Glace amande / Tempura de jeunes carottes 2 sauces Thaïe / No Nem de Dorade Royale - Haricot vert kilomètre & Combawa / Chamallow de Tomates à la tomate confite - Gaspacho de Tomates  - Pain cressin  / tomate Fleur de courgettes Soufflées de Légumes Croquants / Abricots et Pignons de Pins / Coques de Beauduc / "Yaourt" Végétal de Poivrons jaunes & Gingembre - une mouillette de Feuille de Blette Pourpre Raviole Tomate à la tomate / Bouillon d'Oignons doux & herbes sauvages Artichaut Bouquet "Barigoule" citronnelle / Fouetté de Roquette Emulsion de pommes de terre, Huile de sésame grillé - Minute de Saumon sauvage & Citron / Moutarde Feuille Tapaniaké de thon rouge de petit pêche - Pousses & germes de légumes & Plantes, Ecume de Graines Sauvages / Pintade en croûte de sel brut, Romarin / Laurier - Pommes Grenailles & Cebettes à  la Réglisse / Ossau Iraty vieille réserve, Confiture d'Agrumes / Patate douce & Coco (brut de brut) Coulant Guanaja 6 Poivre de Séchuan / Vinaigrette Kumquat / Croquant au Grué de Cacao Lait Glacé Anis vert / Basilic /Thym Citron / Tuile au Romarin Beignet de Fraise, Soupe de Passions fraîches / Fenouil & Tomate confits / Fouetté de Fraises Caramel Glacé & Fleurs de Sel de Maldon.

Posté par oliv24 à 08:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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