art-addiction

ART & DESIGN for COLLECTORS : Etre un passeur d'art, vous faire rencontrer des artistes plasticiens, designers, danseurs ... vous apporter expertise et conseils, dénicher de nouveaux talents car "demain se collectionne aujourd'hui !" ...

30 novembre 2007

Cadeaux de noël : une belle initiative du Lions Club au profit des rescapés du Tsunami

1_COUV_INSTANTS_DONNES_BRLe Lions Club de Levallois Rive de Seine est heureux de soutenir l’action du photographe  Thierry Arensma , en solidarité avec les populations sinistrées du Sri Lanka et du Tamil Nadu, trois ans après le tsunami de décembre 2004.

Photographe professionnel, Thierry Arensma a au cours de ses multiples voyages dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka, immortalisé, au gré de ses rencontres, des hommes et des femmes, des enfants, des vieillards, des paysans, des pèlerins, chacun saisi dans son quotidien, parfois dans le plus extrême dénuement mais toujours digne. Toutes et tous ont accepté de poser pour l’artiste, se sont prêté au jeu de sa «camera obscura», technique ancienne seule à même de saisir la magie d’un instant d’abandon, fugacité d’une connivence entre 2 regards.

Instants Donnés par  Thierry Arensma , qui a édité, à compte d’auteur, sans aucune subvention, un livre d’art, mettant entre parenthèses son activité professionnelle pour, avec détermination et passion, orchestrer dans cet ouvrage sa sélection de 140 clichés, composant une galerie de portraits en noir et blanc, saisissante d’humanité, d’humilité, où la noblesse d’âme transparaît à chaque page.

Fileuse___Thierry_ArensmaInstants Donnés par Jean-Claude Carrière qui a préfacé l’ouvrage, et par tous ceux qui, au travers de leur écriture, ont contribué à donner encore plus de sens à cet ensemble remarquable.

Instants Donnés par l’éditeur Passage d’Encre, par le Comité Citoyen Romainvillois qui coordonne le projet, afin de mettre l’art au service des plus démunis, victimes du tsunami du 26 décembre 2004.

L’intégralité des bénéfices recueillis par la vente du livre est utilisée au financement d’actions de développement. Qu’il s’agisse de reconstruire les écoles ou d’en créer de nouvelles pour scolariser un maximum d’enfants, de remplacer l’outil de travail des pêcheurs trop démunis pour se payer l’essence nécessaire pour faire fonctionner les bateaux à moteurs qui ont remplacé leurs barques de fortune … un geste d’humanité qui contribue à redonner à tous goût à la vie.

Instants Donnés par les membres du Club de Levallois Rive de Seine, sensibles à la qualité artistique de l’ouvrage,  solidaires de ce projet, et qui ont pris l'initiate de proposer à l'ensemble de leurs membres d'Ile de France  d'acheter cet ouvrage. 

l_homme___la_vache___Thierry_ArensmaNoël est également une période propice aux présents : que ce bel ouvrage «Instants Donnés» soit l’idée originale qui ravira tes amis esthètes, amateurs d’art, amoureux des voyages et des sortilèges de l’Inde, ou tout simplement humanistes et sensibles aux autres et au monde qui les entoure.

Vous aussi vous pouvez télécharger le bon de commande de ce livre. Il est  vendu au prix de 50 € l’unité. Le règlement par chèque est à adresser directement à l’adresse du comité Citoyen Romainvillois.

Belle journée à tous,

Sylvie Malécot pour le Lions Club et Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 30 novembre 2007

Découvrez le PORTFOLIO de Thierry Arensma

 

 

Posté par oliv24 à 09:58 - Actualité de la PHOTOGRAPHIE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


19 novembre 2007

Danseurs d'Afrique par Antoine Tempe - 7emes Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako

a_tempe_bko

Antoine Tempé suit depuis plusieurs années les créations des compagnies de danse contemporaines africaines. Il nous offre ici une série de portraits tantôt en pied, tantôt en gros plans, de danseurs saisis hors contexte, réalisés lors de séances de travail individuel avec les modèles. Cet ensemble de 12 tirages en grand format (1m x 1m) se présente comme un lexique de gestes et d'expressions, éléments d'un discours du corps dominé par l'humour et l'autodérision. La manière d'inscrire son corps dans un espace limité, un désir d'envol ou un effondrement sur soi, une certaine façon de se toucher le visage, de rire, une simple moue, un haussement d'épaule prennent pour nous une saveur inédite, un sens décalé qui révèle le façonnement culturel du corps dans la gestuelle la plus banale, la plus infime, la plus intime.

Visages d'Afrique
Depuis 7 ans, Antoine Tempé parcourt l'Afrique de l'Ouest. Parallèlement à son travail déjà reconnu sur la danse contemporaine africaine, il y réalise également les portraits de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique. Ses images carrées, en noir et blanc et d'une grande précision graphique, rappellent celles des maîtres de la photographie africaine des années 50 : un choix délibéré de leur rendre hommage...


L'exposition de 75 portraits présentée aux Hangars Quartiers d'Orange est l'aboutissement d'une tournée régionale dans les Centres Culturels Français d'Afrique de l'Ouest.

Antoine Tempé projette de poursuivre ce travail sur l'ensemble du continent africain.


7es Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako
24 novembre - 23 décembre 2007



Exposition organisée par l'association Cultur'Elles et le Centre Culturel Français de Bamako, avec le soutien de l'Union Européenne, du PSIC, de Orange Mali, de Culturesfrance et de l'Ambassade de France au Mali.

honfleurimage3

Posté par oliv24 à 10:38 - Actualité de la PHOTOGRAPHIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 novembre 2007

Spécial PARIS PHOTO : parution aux éditions naïve de l'ouvrage "Chine nouvelle" du photographe Yves GELLIE

09Un heureux évènement à saluer en cette semaine du salon Paris Photo avec la publication d’un ouvrage du photographe français Yves Gellie que je vous ai fait découvrir dans les pages de ce blog et dont vous pouvez consulter en permanence  2 portfolios.

VOIR le PORTFOLIO "Chine nouvelle"

Inclassable personnalité, à la frontière entre le photojournalisme et la photo plasticienne, il nous offre des tableaux photographiques sensitifs, kinesthésiques, à fleur de peau d’une sensibilité exacerbée. Son œil est exercé plus que d’autres et capable de capter l’infinitésimale alchimie d’un monde ou les mutations vertigineuses balayent en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire tout ce qui fait l’identité intrinsèque du peuple chinois, culture ancestrale, peuple tour à tour enraciné dans des traditions millénaires et inexorablement entraîné dans la modernité et l’urbanité industrieuse et industrielle.

03On est à la fois dans le monde de monsieur Hulot, dans les temps modernes de charlot et dans une saga du siècle dernier, dans un mélange inextricable  de modernité et de scènes qui appartiennent déjà au passé, du règne du tout plastique, de l’électronique sur fond de sites et de pierres sacrés.

Une image de la Chine si familière aux chinois eux mêmes, qu’ils manifestent leur étonnement lorsqu’ils découvrent qu’il s’agit bel et bien de la vision d’un photographe occidental. Cette réceptivité exceptionnelle révèle une part de l’histoire intime qui lie Yves Gellie à ce pays, qu’il a maintes fois arpenté au cours de ses multiples voyages au cours des 10 dernières années, glanant avec parcimonie des fragments précieux et rares, instants de grâce, moments d’intimité, détails insignifiants mais si révélateurs de cette autre Chine qu’il nous invite à découvrir. 

Olivier Castaing, Art Consultant, Paris le 12 novembre 2007 

60 photographies d’Yves Gellie accompagnées de textes en version française et chinoise de Larisa Dryansky et de Zheng Gu


Chine_nouvelle___Yves_GellieVient de paraître aux Editions
Naïve

Prix public : 49 euros

Yves Gellie dédicacera son ouvrage durant PARIS PHOTO

Samedi 17 novembre à 16h sur le stand D10 Galerie Baudoin Lebon

Une prochaine dédicace est programmée le 6 décembre 2007 à

la Librairie ARTAZART sur le canal Saint Martin. Je vous donnerai toutes les précisions utiles très prochainement. 

20« Pour reconstituer la vie quotidienne de la société chinoise et son évolution historique, l’œuvre d’Yves Gellie ne cible ni évènements ni personnages concrets. La technique développée par le photographe allie la poétique à l’analyse; son principe consiste à saisir la réalité chinoise par le détail, de façon qu’elle s’y redéploie jusqu’à s’y révéler dans sa globalité. Nombre de fragments qu’il sélectionne présentent des décors ou es lieux si habituels pour les chinois que leur regard ne s’y arrête plus. Et grâce à cette nouvelle perspective, on peut recouvrer la possibilité d’expliquer et d’éclairer l’état actuel de la Chine, Yves Gellie ne regrettera jamais de ne pas s’être emparé de scènes plus vastes : il est intimement convaincu que l’image partielle contient en germe les racines de l’esprit d’un peuple, que s’y anime l’essence d’une nation, et même qu’elle renferme des traits d’humanité à caractère universel.

 … / …

05La photographie a pour caractéristique d’être une expression partielle. C’est là à la fois son avantage et sa limite et Yves Gellie sait tirer parti de ces deux aspects. Il met à profit ce type de limites et d’inconvénients, afin de pouvoir restituer, sur un mode visuel plutôt que journalistique, la Chine telle qu’il l’a éprouvée. Ses travaux exhortent le potentiel d’expression et d’éclairage porté par cette dimension graphique. On peut dire que les portraits de la Chine dépeints par Cartier-Bresson et Riboud sont de nature narrative et scénaristique; qu’en conséquence leur lecture est aisée, que leur sens et les informations qu’ils communiquent se livrent avec certitude. Tandis que pour transmettre leur message, les photographies de Chine prises par Yves Gellie mettent l’accent sur les propriétés esthétiques de l’image elle même ; ce en quoi elles préservent leurs ressources visuelles, de même que leur âme et leur caractère abstrait.

… / …

20aSans doute la Chine constitue-t-elle pour Yves Gellie un « Autre » culturel. Mais malgré tout, ce n’est pas au fond la reproduction de cette altérité intime qu’il vise lorsqu’il

la photographie. La

rencontre avec cette Autre Chine chère à son cœur est avant tout pour lui un moyen de se découvrir soi même, de forger sa conception du monde, de déterminer son éthique et sa perspective esthétique. Il va sans dire qu’il élabore en même temps sa propre pensée de la photographie. »

Extraits du texte de Zheng Gu, professeur de journalisme à l’université de Fudan à Shangaï traduit par Yen-Lu chen et Olivier Abenia.

Posté par oliv24 à 19:43 - Actualité de la PHOTOGRAPHIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Yue Minju, star de la peinture chinoise et chantre du «réalisme cynique» … s’inspire des maîtres de la peinture Manet et Goya.

Yue_Minjun_execution_1995Yue Minjun, une des stars de la peinture chinoise contemporaine, détient désormais le record aux enchères pour une toile peinte en 1995. Estimée entre 1,5 million et 2 millions de livres. «Execution» qui n’avait jamais été exposée en public selon le vœu de l’artiste, s’est vendue 2.932.500 livres soit l’équivalent de 4,1 millions d'euros chez Sotheby's, à Londres.en octobre dernier.

Cette toile vendue par une galerie de Honk Kong à un collectionneur ne devait pas, selon les termes de la transaction de l’époque, être montrée en public sous peine d’exposer le peintre à des représailles compte tenu du thème traité.

Francisco_Goya__Tres_de_Mayo L_Ex_cution_de_Maximilien_d_Edouard_Manet__peint_en_1867

Yue Minjun est considéré comme l’un des chantres du «réalisme cynique», mouvement artistique qui est apparu après les manifestations étudiantes de la place Tienanmen en 1989.

Cette toile, même si l’artiste s’en défend aujourd’hui représente effectivement la répression du mouvement de contestation étudiante de la place Tiananmenen , avec la muraille rouge de la cité interdite comme toile de fond de cette scène.

vienne_422Par ailleurs, ce tableau, outre sa portée historique, s’inscrit dans une page de l’histoire de l’art, directement inspiré de «L’exécution de Maximilien (de Habsbourg à Mexico)», célèbre toile peinte par Manet en 1867, ce dernier ayant puisé son inspiration dans le «Tres de Mayo (1808)» de Francisco Goya, peloton d’exécution de madrilènes par les français en représailles des morts survenus pendant des émeutes. Un feed back pictural des plus passionnants qui montre la nécessité de réinscrire le travail des artistes contemporains dans l’histoire de l’art, seul à même de garantir une lecture éclairée de leurs œuvres respectives.

vienne_423Yue Minju a une écriture picturale immédiatement identifiable, puisque presque exclusivement composée de personnages hilares, autoportraits qui selon le tableau se démultiplie de l’individu seul, en pied ou en gros plan, à la joyeuse troupe de clones voir en une assemblée exponentielle.

Ce décalage humoristique prête d’abord à sourire, communicatif et distancié à la fois, il entraîne le regardeur dans un univers sous tension, qui oscille entre insouciance et folie, banalité et démesure, avec en filigramme ce vide spirituel caricaturé dans nombre de peintures, dénonçant l’abyssale vertige et le décalage culturel qui hante la chine contemporaine. Pertes des repères de la culture traditionnelle, accumulation de rictus forcés, cette auto-ironie a une parenté avec le sourire omniprésent sur les statues de Bouddha.

Autre caractéristique majeure de la peinture de Yue Minjun, ses peintures s’inspirent dans leur composition de chefs d’œuvres de l’art occidental, notamment de la peinture européenne, combiné avec des icônes de l’art sacré chinois, touche pop dans l’utilisation de des couleurs acidulées et fluo, tonalité de bleu et rose acides, comme pour mieux désacraliser et créer la confusion dans l’interprétation de ces chefs d’œuvres entrés dans la banalité, dépecés et vidés de leur aura première.

vienne_420On est proche de la bande dessinée dans l’exagération expressive, du grotesque et du burlesque des fresques populaires chinoises. On oscille entre le Ying et le yang afin de dédramatiser cette époque de profonds changement, source de vulnérabilité et d’angoisse collective et individuelle, avec la philososphie boudhiste porteuse d’espérance, de sagesse et d’apaisement.

Olivier Castaing, Art consultant, Paris le 10 novembre 2007

vienne_426 vienne_427

Posté par oliv24 à 14:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2007

Gabi TRINKAUS sur les murs de verre de la KUNSTHALLE WIEN, project space

Trinkaus_No1

Inaugurée il y a une quinzaine d’années sur la Karlsplatz, la Kunsthalle Wien avait été conçue comme un bâtiment provisoire par l’architecte Adolf Krischanitzt. Jusqu’au transfert de la Kunsthalle Wiendans le MuseumsQuartier, elle servit de cadre à de vastes expositions.

Le parallélépipède de la Karlsplatz est habillé d'une « peau de verre », variation ludique sur le concept original. Le café est devenu l'un des lieux de rencontre favoris de la Vienne branchée.

Actuellement, les différentes faces du parallélépipède sont habillées d’affiche taille anthropomorphique présentant le travail de l’artiste Gabi Trinkaus.

Cette jeune quadra, artiste viennoise originaire de Graz, a été formée à l’université des arts appliqués de Vienne. Son installation « One style, one size, unisex » se présente tel un T-shirt un peu transparent porté à même la peau, artefact d’un simple morceau de viande lardé, prêt à la consommation.


vienne_803

vienne_804 vienne_805

La viande devient la surface, l’interface qui uniformise, vous fond dans la masse, prenant le contre pied des codes de la mode devenus signes identitaires, fondement de la personnalité, choix délibéré de se distinguer ou au contraire de se noyer dans la masse.

L’enveloppe charnelle devenue étalon de mode, l’artiste traite les icônes chatoyantes de mode comme le ferait une simple publicité de supermarché pour son rayon boucherie. Elle manipule les images pour dénoncer les diktats de la mode comme refus de l’identité, trop formaté pour rester soi.

vienne_809 vienne_806

L’apparence du corps devenu médiateur, cette peau autre cerveau étalé, si révélatrice de nos états psychiques, devenue simple code charnelle identitaire, formaté, uniformisé, désincarné de sa personnalité, dénonçant toutes les publicités qui font l’apologie des produits cosmétiques miracles, des diktats des marques de mode et des interventions de chirurgie plastique à même de produire un corps idéal. Cette artiste n’a de cesse de dénoncer ces leurres de la publicité, qui induit en erreur, transposant les individus dans une réalité dangereuse, dans un mode trompeur, au risque de tomber dans les pièges d’une surenchère de phantasme inassouvis et d’idolâtrie des icônes de mode.

Olivier Castaing, Art consultant, Paris le 8 novembre 2007

Posté par oliv24 à 10:03 - Actualité de la PHOTOGRAPHIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2007

Escapade à Vienne ... gourmandises et spots culturels !

vienne_061Vienne a donné son nom aux fameuses viennoiseries, à commencer par le croissant, triangle de pâte feuilletée que l‘on déguste ici sucré-salé fourré de fromage blanc, Vienne cité impériale sur laquelle régnait de sa juvénile beauté l’impératrice Sissi qui était paraît-il boulimique même si elle arbore sur toutes les reproductions une taille de guêpe, fière écuyère toujours sur sa monture, Vienne ou l’on peut se régaler de roboratives choucroutes et autres spécialités de saucisses et viandes en tous genres, le marché situé aux abord du bâtiment de la Secession mérite une pause bière ou un déjeuner sur le pouce avec ses multiples baraques regorgeant de fumets alléchants, Vienne et  ses fameux cafés, le Landtmann à proximité de l’Université idéal pour un petit dej cosy chic, le Dreschler pour une bière en milieu d’aprem ou plus tradi chez Demel, atmosphère de ruche et vue plongeante sur les coulisses ou marmitons et marmitonnes débitent à cent mille volts petits sablés et autres friandises tandis que vous vous empiffrez de délices au marrons, crème nougat et autres « tochte » beaucoup plus légères qu’il n’y paraît.

vienne_848 vienne_104
vienne_839 vienne_337

Sans oublier l’écrin kistch à vous faire rosir de plaisir, Aïda, une franchise aux multiples rendez-vous où l’on vient s’encanailler de pâtisseries en tous genre … une madeleine de Proust pour gourmands impénitents.

vienne_071Juste un dernier spot, avec une vue imprenable sur la cathédrale, un bar de nuit idéal pour un dernier mojito avant d’aller rejoindre les bras de morphée, située en étages, vous ne pouvez pas le manquer.

Le musée de l’Albertina, plus prestigieuse collection d’art graphique au monde, ou les esquisses de Klimt rivalisent avec le fameux lièvre de Dürer, ancienne résidence des Habsbourg, domine de ses fortifications la ville, et le restaurant du musée propose une carte sympa sans prétention dans une atmosphère détendue. 

Côté visite, plus de 100 musées, du Belvédère ancienne résidence d’été, palais baroque avec ses jardins qui abrite les plus fameux tableaux de Gustave Klimt, Egon Schiele, Kokoschka et tant d’autres.

vienne_091La Kunsthalle Wien, située dans le quartier des musées à proximité du Palais impérial, présente l’art contemporain international mais également des expositions thématiques. Actuellement et jusque début janvier 2008 « EXITUS tod alltäglich », un parcours entre vanité et corbillards, variations multiples et protéiformes des pratiques artistiques , des portraits de veuves à la vidéo d’enterrement, d’une vanité facettée de mille miroirs tournant sans fin dans un écrin rose en passant par les faire parts de décès illustrés, images désuètes et vestiges de coutumes surannées, des bouées imprimées en guise de couronnes mortuaires aux multiples photos et documents, reconstitutions d’autopsie, rites funéraires, culte des morts en Amérique du sud, une immersion dans le royaume des ombres et des croyances cultuelles et culturelles d’une richesse extrême dans une scénographie tour à tour intimiste ou pompeuse, alternant fastes et recueillement pour privilégier l’immersion du visiteur.

"EXITUS" jusqu'au début du mois de janvier, une exposition qui vaut le détour. Demain je vous parlerai de la Kunsthalle– project space qui présentait un étonnant habillage photos sur sa facade ... effet garanti !

Olivier Castaing, art consultant de retour à paris à regrets, le 6 novembre 2007

vienne_075 vienne_085

Posté par oliv24 à 17:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2007

"A chaque époque son art, à l'art sa liberté !"

vienne_786Une bien belle devise que celle des fondateurs de l'association des artistes Secessionnistes Viennois, qui se regroupèrent dès 1897  sous le nom de "Vereinigung bildender Künstler Österreichs Secession", à la recherche d'une esthétique nouvelle libèrée du joug et du carcan de l'historicisme régnant à Vienne à l'époque et de l'institution qui dominait la vie artistique d'alors : "Künstlerhaus" ce qui signifie maison des artistes.

Une vacuité de certaines institutions qui nous renvoie à un sentiment de déjà vu, les choses n'ont décidément pas beaucoup changées, et que ce qui était vrai à Vienne hier l'est encore et toujours à Paris de nos jours.

Ces artistes dissidents ou plutôt libertaires et affranchis regroupe  les grandes figures de l'époque, avec en premier chef Gustav Klimt et Josepf Hoffmann, mais également Kolo Moser et Carl Moll sans oublier Joseph Maria Olbrich, architecte à qui l'on doit la conception du bâtiment de la Secession.vienne_783

Une aventure débutée en 1898 avec la construction d'un lieu d'exposition indépendant, sur un terrain mis à la disposition par la ville de Vienne et construit avec le soutien d'un grand mécène autrichien, l'industriel Karl Wittgenstein.

Temple de l'art moderne, il est un des plus remarquable vestige de l'Art nouveau viennois.

Comme à l'époque, le programme des expositions est établi par un Directoire nommé pour deux ans, avec la présentation d'oeuvres d'artistes autrichiens confrontés au derniers développements de l'art contemporain international. Un esprit d'ouverture et d'échange qui prévaut depuis les origines, un exemple de tolérance et d'intelligence à méditer.

 

vienne_800Clou de la visite, le frise de Beethoven réalisée en 1902 dans le cadre de l'exposition qui était dédiée au compositeur, Klimt entreprend de peindre une fresque de 34 mètres de long, en s'inspirant de l'interprétation de la IXème symphonie formulée par Richard Wagner. Un condensé lyrique et féérique, une ode à la féminité et aux divinités, muses des arts, de la posie, aspiration au bonheur sur fond de forces hostiles, mais dont l'amour sort vainqueur .... na ja !

Découvrez le PORTFOLIO spécial Escapade à VIENNE

vienne_778Olivier Castaing, Art consultant, en visite d'atelier à Vienne, le 5 novembre 2007


A noter que le dôme du bâtiment de la Secession a provisoirement était converti en hôtel, le temps d'exécuter quelques travaux. Une idée originale pour se lover dans les bras de morphée !

Posté par oliv24 à 23:43 - DESTINATION ... AILLEURS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2007

Le PRATER de Vienne en Autriche ... plus ancien parc d'attraction du monde !

vienne_522Dans les incontournables sites de la capitale danubienne qui valent le détour, le PRATER figure en bonne place, véritable institution viennoise où petits et grands, viennent là dès le plus jeune âge.

La foire du trône parisienne et le dysneland made in US font pâle figure par rapport à cette doyenne, populaire et authentique, cité dédiée à la fête et aux contes de légendes, ou fantômes, monstres diformes, dragons et autres singes géants et velus hantent les allées pour des montées d’adrénaline sans risque d’overdose.

Plus ancien parc d’attraction du monde, ce lieu fut dédié en 1766 par l’empereur Joseph II aux habitants de Vienne pour devenir un espace de loisir. Il compte plus de 250 attractions et près d’une soixantaire de gargottes, buvettes et restaurants où étancher sa soif à la bière en dégustant saucisses et plats de viandes typiques.

vienne_558La grande roue ou riesenrad, reste le must. Erigée par un ingénieur militaire britanique en 1897, peu avant l’exposition universelle, elle a connu plusieurs vies, réquisitionnée par l’état major pendant la première guerre mondiale, elle échapera à la vente aux ferailleurs pour finalement être réduite en cendre lors de la seconde guerre mondiale. Reconstruite en 1947, elle arbore toujours ses cabines en bois, qui pendant 20 minutes vous permettent d’admirer la ville, dodelinant du chef jusqu’à près de 65 mètres de haut, point de vue unique pour prendre la mesure de la topographie de Vienne.

Voir le PORTFOLIO du PRATER de Vienne

Une visite à programmer lors de votre prochaine escapade viennoise.

Olivier Castaing, art consultant et grand enfant à ses heures, en direct de Vienne le 1er novembre 2007 

Posté par oliv24 à 14:03 - DESTINATION ... AILLEURS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1