23 mai 2008
SCHOOL GALLERY : "Happy days" une exposition photos de Ricardo BLOCH à voir absolument !
Ricardo Bloch
Né en 1946,
Datant de la fin des années 70, cette galerie de portraits noir et blanc, surprend par son côté surannée, emprunte à la fois de nostalgie et d’une certaine modernité s’agissant de la fin des 30 glorieuses, qui voit l’avènement de la société de consommation et du confort domestique.
Au gré de ses rencontres de voisinage, le photographe a su saisir la beauté et la fraîcheur ingénue de l’enfance, le temps des jeux guerriers, des cow-boys et des indiens, des promenades en landaus, des premiers gadins à bicyclettes, des images qui rappelle l’univers de la mythique série TV «happy days », un feed back des « jours heureux » qui a valeur de témoignage sociologique sur l’Amérique de la fin des années 70 et de l’avènement du tout pavillonnaire, symbole de réussite sociale de la middle class.
Ricardo Bloch
La rigueur du cadrage contraste souvent avec la spontanéité des poses, des instants saisis, vie de tous les jours, occupations des aînés et facéties et jeux des plus jeunes, prenant la pose avec fierté devant l’objectif du photographe, brandissant tels des trophées les atours symbole de leur condition de fille ou de garçon, celui-ci braquant son pistolet vers l’objectif, tel autre juché sur sa monture, celle-là enlaçant sa poupée ou son cadet d’un geste protecteur. Par ailleurs il y a souvent, dans ses images comme un revers, une fragilité palpable, une mélancolie diffuse, une forme d’évanescence alors que dans le même temps il règne sur toutes ces scènes le sentiment d’une intense liberté, une liberté à la fois spontanée, revendiquée, renforcée par la frontalité de l’approche conjuguée à la distanciation voulue par le photographe, qui donne aux compositions d’ensemble leur juste ponctuation, aux portraits rapprochés leur force et leur intensité, à ce parcours d’images inédites une émotion palpable.
Découvrez l'album de Ricardo BLOCH
Exposition à voir jusqu'au 7 juin à la SCHOOL GALLERY - 81 rue du Temple 75003 Paris - L'exposition est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h.
Découvrez la SCHOOL GALLERY et ses artistes
30 novembre 2007
Cadeaux de noël : une belle initiative du Lions Club au profit des rescapés du Tsunami
Le Lions Club de Levallois Rive de Seine est heureux de
soutenir l’action du photographe Thierry Arensma , en solidarité avec les populations
sinistrées du Sri Lanka et du Tamil Nadu, trois ans après le tsunami de
décembre 2004.
Instants Donnés par
Jean-Claude Carrière qui a préfacé l’ouvrage, et par tous ceux qui, au travers
de leur écriture, ont contribué à donner encore plus de sens à cet ensemble
remarquable.
Noël est également une période propice aux
présents : que ce bel ouvrage «Instants Donnés» soit l’idée originale
qui ravira tes amis esthètes, amateurs d’art, amoureux des voyages et des
sortilèges de l’Inde, ou tout simplement humanistes et sensibles aux autres et
au monde qui les entoure.
Sylvie Malécot pour le Lions Club et Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 30 novembre 2007
Découvrez le PORTFOLIO de Thierry Arensma
19 novembre 2007
Danseurs d'Afrique par Antoine Tempe - 7emes Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako
Antoine Tempé suit depuis plusieurs années les créations des compagnies de danse contemporaines africaines. Il nous offre ici une série de portraits tantôt en pied, tantôt en gros plans, de danseurs saisis hors contexte, réalisés lors de séances de travail individuel avec les modèles. Cet ensemble de 12 tirages en grand format (1m x 1m) se présente comme un lexique de gestes et d'expressions, éléments d'un discours du corps dominé par l'humour et l'autodérision. La manière d'inscrire son corps dans un espace limité, un désir d'envol ou un effondrement sur soi, une certaine façon de se toucher le visage, de rire, une simple moue, un haussement d'épaule prennent pour nous une saveur inédite, un sens décalé qui révèle le façonnement culturel du corps dans la gestuelle la plus banale, la plus infime, la plus intime.
Visages d'Afrique
Depuis
7 ans, Antoine Tempé parcourt l'Afrique de l'Ouest. Parallèlement à son
travail déjà reconnu sur la danse contemporaine africaine, il y réalise
également les portraits de nombreuses personnalités du monde culturel
et artistique. Ses images carrées, en noir et blanc et d'une grande
précision graphique, rappellent celles des maîtres de la photographie
africaine des années 50 : un choix délibéré de leur rendre hommage...
L'exposition
de 75 portraits présentée aux Hangars Quartiers d'Orange est
l'aboutissement d'une tournée régionale dans les Centres Culturels
Français d'Afrique de l'Ouest.
Antoine Tempé projette de poursuivre ce travail sur l'ensemble du continent africain.
7es Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako
24 novembre - 23 décembre 2007
Exposition
organisée par l'association Cultur'Elles et le Centre Culturel Français
de Bamako, avec le soutien de l'Union Européenne, du PSIC, de Orange
Mali, de Culturesfrance et de l'Ambassade de France au Mali.
12 novembre 2007
Spécial PARIS PHOTO : parution aux éditions naïve de l'ouvrage "Chine nouvelle" du photographe Yves GELLIE
Un heureux évènement à saluer en cette
semaine du salon Paris Photo avec la publication d’un ouvrage du photographe
français Yves Gellie que je vous ai fait découvrir dans les pages de ce blog et
dont vous pouvez consulter en permanence 2 portfolios.
VOIR le PORTFOLIO "Chine nouvelle"
On est à la fois dans le monde de monsieur
Hulot, dans les temps modernes de charlot et dans une saga du siècle dernier,
dans un mélange inextricable de modernité
et de scènes qui appartiennent déjà au passé, du règne du tout plastique, de
l’électronique sur fond de sites et de pierres sacrés.
Vient de paraître aux Editions Naïve
Prix public : 49 euros
Samedi 17 novembre à 16h sur le stand
D10 Galerie Baudoin Lebon
la
Librairie ARTAZART sur le canal Saint Martin. Je vous donnerai
toutes les précisions utiles très prochainement.
« Pour reconstituer la vie quotidienne de la société chinoise et son
évolution historique, l’œuvre d’Yves Gellie ne cible ni évènements ni
personnages concrets. La technique développée par le photographe allie la
poétique à l’analyse; son principe consiste à saisir la réalité chinoise par le détail, de façon qu’elle s’y
redéploie jusqu’à s’y révéler dans sa globalité. Nombre de fragments qu’il
sélectionne présentent des décors ou es lieux si habituels pour les chinois que
leur regard ne s’y arrête plus. Et grâce à cette nouvelle perspective, on peut
recouvrer la possibilité d’expliquer et d’éclairer l’état actuel de la Chine,
Yves Gellie ne regrettera jamais de ne pas s’être emparé de scènes plus
vastes : il est intimement convaincu que l’image partielle contient en
germe les racines de l’esprit d’un peuple, que s’y anime l’essence d’une
nation, et même qu’elle renferme des traits d’humanité à caractère universel.
… / …
La photographie a pour caractéristique d’être une expression partielle.
C’est là à la fois son avantage et sa limite et Yves Gellie sait tirer parti de
ces deux aspects. Il met à profit ce type de limites et d’inconvénients, afin
de pouvoir restituer, sur un mode visuel plutôt que journalistique, la Chine
telle qu’il l’a éprouvée. Ses travaux exhortent le potentiel d’expression et
d’éclairage porté par cette dimension graphique. On peut dire que les portraits
de la Chine dépeints par Cartier-Bresson et Riboud sont de nature narrative et
scénaristique; qu’en conséquence leur lecture est aisée, que leur sens et les
informations qu’ils communiquent se livrent avec certitude. Tandis que pour
transmettre leur message, les photographies de Chine prises par Yves Gellie
mettent l’accent sur les propriétés esthétiques de l’image elle même ; ce
en quoi elles préservent leurs ressources visuelles, de même que leur âme et
leur caractère abstrait.
… / …
la photographie. La
Sans doute la Chine constitue-t-elle pour Yves Gellie un
« Autre » culturel. Mais malgré tout, ce n’est pas au fond la
reproduction de cette altérité intime qu’il vise lorsqu’il
09 novembre 2007
Gabi TRINKAUS sur les murs de verre de la KUNSTHALLE WIEN, project space
Inaugurée il y a une quinzaine d’années sur la Karlsplatz,
Le parallélépipède de la Karlsplatz est habillé d'une « peau de verre », variation ludique sur le concept original. Le café est devenu l'un des lieux de rencontre favoris de la Vienne branchée.
Actuellement, les différentes faces du parallélépipède sont habillées d’affiche taille anthropomorphique présentant le travail de l’artiste Gabi Trinkaus.
Cette jeune quadra, artiste viennoise originaire de Graz, a été formée à l’université des arts appliqués de Vienne. Son installation « One style, one size, unisex » se présente tel un T-shirt un peu transparent porté à même la peau, artefact d’un simple morceau de viande lardé, prêt à la consommation.
La viande devient la surface, l’interface qui uniformise, vous fond dans la masse, prenant le contre pied des codes de la mode devenus signes identitaires, fondement de la personnalité, choix délibéré de se distinguer ou au contraire de se noyer dans la masse.
L’enveloppe charnelle devenue étalon de mode, l’artiste traite les icônes chatoyantes de mode comme le ferait une simple publicité de supermarché pour son rayon boucherie. Elle manipule les images pour dénoncer les diktats de la mode comme refus de l’identité, trop formaté pour rester soi.
L’apparence du corps devenu médiateur, cette peau autre cerveau étalé, si révélatrice de nos états psychiques, devenue simple code charnelle identitaire, formaté, uniformisé, désincarné de sa personnalité, dénonçant toutes les publicités qui font l’apologie des produits cosmétiques miracles, des diktats des marques de mode et des interventions de chirurgie plastique à même de produire un corps idéal. Cette artiste n’a de cesse de dénoncer ces leurres de la publicité, qui induit en erreur, transposant les individus dans une réalité dangereuse, dans un mode trompeur, au risque de tomber dans les pièges d’une surenchère de phantasme inassouvis et d’idolâtrie des icônes de mode.
Olivier Castaing, Art consultant, Paris le 8 novembre 2007
15 octobre 2007
Exposition photos « Des Pierres et des hommes » au cœur du Vaucluse dans la Cité médiévale de Vaison la Romaine
Si d’aventure vous avez l’occasion de descendre dans le sud est de la France pou un prochain week end, faites un détour par Vaison La Romaine. Une fois rendu, gagnez la citadelle qui domine la ville.
Une exposition de photos intitulée « Des Pierres et des Hommes » - Histoires mur-murées – est présentée en extérieur jusqu’à la fin du mois.
Une initiative originale et pleine de charme qui permet d’aller à la rencontre des figures locales, personnages hauts en couleur et gens du cru qui ont pris la pose, seuls ou en groupe. Parfois ce sont des clichés anciens directement extraits d’un vieille album de souvenirs pour faire revivre le temps d’une expo ceux qui ont vécus entre ces murs.
Fantômes de papier et citadins d’aujourd’hui se côtoient qui dans une niche, tel autre dans l’embrasure d’une porte, tandis que monsieur le curé veille au grain d’un air malicieux à l’entrée de la ruelle qui descend vers l‘église cathédrale. Plus loin c‘est le « filou » qui brandit fièrement son litron de rouge, conviant les passants à céder à de bachiques penchants. …
Une invitation originale et l’occasion de faire des rencontres singulières au détour des fameuses ruelles en calades, le décor naturel et la superbe architecture médiévale servant de cadre à la petite histoire légendée d’anecdotes et autres sympathiques commentaires.
Découvrez le PORTFOLIO de cette visite en images
Jusqu’au 31 octobre 2007
Exposition « Des Pierres et des hommes » Cité médiévale de Vaison la Romaine
09 octobre 2007
Baptiste de Ville d'Avray : un jeune photographe à découvrir dans le cadre des 2èmes Rencontres Photographiques du Xème
"L’envers du décor" titre donné par Baptiste Ville d’Avray à
sa série photographique évoque la dialectique de ce que l’on voit et de ce qui
est suggéré, du visible par rapport à l’invisible, du non dit par opposition au
propos photographique. Implicitement il nous convie à aller au-delà des
apparences, ce décor étant théâtre de
vie, chaque détail s’agrégeant au script pour reprendre l’image du cinéma, plan
coupé, zoom sur un lieu, une scène, un objet qui captés par l’œil du
photographe deviennent plus réel que le vivant.
Ces Rencontres Photographiques du Xème qui débuteront dès le 16 octobre, et se
poursuivront jusqu’à la fin du mois de novembre dans plus d’une cinquantaine de
lieux, publics et privés, lieux de vie de l’arrondissement mais aussi lieux
dédiés à l’art avec des programmations spécifiques dans les Galeries. A
l’initiative de ce projet, la Bibliothèque du château d’eau, un nom prédestinée
puisque c’est aussi celui de la très fameuse Galerie de photos toulousaine,
haut lieu de découverte du travail de Jean Dieuzaide et de tant d’autres.
Olivier Castaing, Art Consultant, Paris le 8 octobre 2007
05 octobre 2007
Le spectacle aveugle de la photographe suédoise Susanna HESSELBERG
Susanna Hesselberg, représentée par la SCHOOL GALLERY PARIS, est une jeune photographe suédoise rencontrée il y a quelques années déjà à la Cité internationale des arts, lors d'une résidence, figure parmi les artistes dont je suis un inconditionnel. Elle vient de m'envoyer sa dernière photo pour mon plus grand bonheur. Elle est exceptionnelle.
Telle la Madeleine de Proust, suffisamment rare pour mériter d'être apprécier à sa juste valeur, à la fois précieuse et envoûtante, subtile alchimie entre atmosphère et étrangeté, visible et invisible, présence et absence, simultanéité et fugacité, toujours insaisissable et quasi indéfinissable, tant ses mises en scène maturées et minutieusement composées, jamais retouchées au photoshop mais simplement shootées et développées ... révélent toute la magie de cette grande photographe suédoise, que j'aurai le plaisir d'exposer à nouveau en 2008.
Rendez-vous est donc pris, mais attendant gouttez à ces images d'exception dans son PORTFOLIO et découvrez une interview de l'artiste.
Bon week end,
Olivier Castaing, art consultant, Paris le 5 octobre 2007
Je vous invite également à relire le magnifique texte écrit par François Bernard sur le travail de cette photographe.
"La frontalité du cadrage retient d'abord l'attention; tout semble simple ! Mais l'évidence se brouille et si les corps manipulés des photos de Sussana Hesselberg se donnent à voir, ils se cachent d'autant, derrière la première apparence.
Travesti, amputé, l'être joue l'enfouissement, la disparition, le recouvrement, le flottement. L'artiste démiurge réinvente une espèce humaine affranchie des lois physiques les plus élémentaires.
Pourtant qui conquiert l'autre ? Est ce le corps qui se cache dans l'espace, est ce l'espace qui, imperceptiblement, dévore ce corps avec une cruauté silencieuse ? Il n'y a pas de réponse. Le doute s'installe, lieu de malaise qui déséquilibre cette frontalité première de l'œuvre, par trop évidente.
Le travail de Sussana Hesselberg ne fixe pas le réel ni ne saisit l'instant. A l'opposé du constat, les photos créent un réel même, celui de la limite autant que de l'au-delà. Par une mise en scène minutieuse dans laquelle le corps est exhibé ou contraint, elle tisse un décor qui deviendra, une fois le cliché réalisé, la toile où l'œil se piègera à refuser de comprendre ce qui n'est pourtant qu'évidence.
Pour ces raisons, les photographies de Sussana sont rares. Rares car loin du monde qui joue la multiplicité et la surabondance, elle élabore son œuvre avec lenteur. Elle produit peu, offrant à chaque pièce un temps d'élaboration plus proche de la littérature que de la photographie. Rare enfin car son univers onirique façonne des images/miroirs révélatrices de nos propres contradictions qui mettent en valeur l'éternel question : … dans ce que je vois ... qu'est ce que j'accepte de voir ?"
François Bernard
17 septembre 2007
Système et Passion - le rêve de Linné de l’ordre de la nature : une Exposition photographique d’Helene Schmitz
Le Centre culturel suédois rend hommage à Carl von Linné, prince de la botanique suédoise et reçoit la photographe Hélène SCHMITZ.
du 14 septembre au 28 octobre 2007
Le Centre culturel suédois inaugure sa saison automnale avec une superbe exposition de photos de l’artiste suédoise Helene SCHMITZ. Elle s’inscrit dans les pas de son compatriote Carl von Linné, naturaliste dont on fête cette année le tri-centenaire de la naissance, savant génial et obstiné qui décide au XVIIIè siècle que «ce n'est pas à partir des parfums et des couleurs, encore moins à partir des analogies avec l'être humain, ou en fonction de leur utilité pour la santé ou le salut de ce dernier qu'il faut classifier les plantes, mais en fonction de la structure de la fleur et plus précisément du nombre, de la disposition et de la proportion des organes de reproduction: l'étamine et le pistil».(extrait de l’Encyclopédie AGORA)
Ce sont justement ces étamines et pistils, qu’Hélène SCHMITZ photographie en très gros plan, magnifiant la complexité du système de reproduction végétal, faisant cohabiter un "harem" de mâles, pistils érectiles, vertigineuses ascensions tubéreuses aux couleurs veloutées et chatoyantes, aux ourlets et volutes coquines, garde à vous mâle en vue d’une florale insémination. Des clichés d’exception présentés sur fond noir (70x90 cm), tel des portraits XXL de stars, sublimes reproductions présentées dans des écrins de bois noir, dont la sobriété n’a d’égal que la perfection des tirages. Une qualité rare et qui reste la marque de fabrique et l’apanage de nombreux photographes scandinaves.
Ces photos sont également présentées sur les grilles du Jardin des plantes.
Une belle découverte et la rencontre d’une photographe dont nous vous reparlerons certainement dans les prochains mois.
Olivier Castaing, Consultant artistique, paris le 17
septembre 2007
Au Café suédois, Ann-Sofie Axelsson expose ses dessins au crayon papier. Plasticienne et commissaire d'expositions, elle se consacre depuis quelques années, à la réalisation de grands formats composant des melting-pots d’objets du quotidien, accumulation noir et blanc, enchevêtrement au trait noir d’un univers aux confins du comte de fée et de la bande dessinée. L'environnement contemporain de l’artiste investit ainsi la thématique au combien classique et traditionnelle de la nature morte.
Le jardin et la petite galerie de la cour du Centre culturel suédois sont transformés par Gunnar Kaj, designer floral (maître es-décoration du dîner annuel du Prix Nobel www.kaj.se), et Tom Hedqvist, designer et directeur de la Beckmans College of Design à Stockholm www.beckmans.se, en installations florales inspirées par le prince de la botanique.
Centre culturel suédois Hôtel de Marle, 11 rue Payenne, 75003 Paris - Tél.01 44 78 80 20
Métro Saint-Paul ou Chemin Vert, bus 69, 76 et 96 - Entrée libre.- Heures d’ouverture des expositions : de 12h à 18h tous les jours (sauf le lundi)
07 septembre 2007
Exposition "Sortie de Match" du Photographe Denis ROUVRE
Nous avions déjà parlé de Denis ROUVRE, à l’occasion du dernier festival de Cannes. Un photographe qui excelle dans l’art du portrait, de ceux qui savent capter l’instant de grâce ou le sujet se livre, joute des regards, instants d’émotions, ou retenue et pudeur, orgueil et vulnérabilité, temps suspendu et fugacité de l’instant, créent une alchimie particulière à même de nous donner à voir la quintessence de l’humain.
C’est ce qui fait la force et l’unicité des portraits de Denis ROUVRE, qui nous offre des gueules escagassées en sortie de terrain, clichés odorants des relents du combat, des joutes musculeuses, de la furieuse énergie des vainqueurs ou des vaincus, paroxystique fête du ballon ovale.
Une excellente façon de voir autrement que devant son petit écran, la fête de l’ovalie.
La Galerie Confluences
Bonne visite.
Infos pratiques
Galerie Confluences
190 bd de Charonne. 75020 Paris – métro Alexandre Dumas
La galerie est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h et les soirs de représentation.
Le Site du photographe Denis ROUVRE www.rouvre.com
Ci-dessous, l’interview de Denis ROUVRE donné à l’occasion de cette exposition.
«Instinctivement, j’ai toujours aimé le rugby. Sans jamais vraiment m’en approcher. Ni amateur, ni supporter. Au fond de moi pourtant, j’ai toujours été fasciné par la force brute que dégagent ces hommes. Par leur beauté déconcertante, aux antipodes des canons habituels. De cette attirance est née, en 2004, un premier projet photographique, réalisé pour l’Equipe Magazine, que j’ai appelé « Broken faces ». Une série de portraits très serrés des piliers du XV de France. J’en souhaitais plus. Il me fallait un sésame.
J’ai alors montré mes photos à la Ligue Nationale
En les photographiant tous de la même manière, sans oripeau, sans artifice, sans décor, j’ai traqué la beauté brutale de leurs gueules meurtries. Mon expérience du portrait m’a appris à faire du temps mon allié. Il me permet habituellement de peaufiner les lumières, d’améliorer la mise en scène, de bousculer le modèle, d’exciter sa curiosité. Cette fois, j’ai joué contre le temps. Plus il passait, plus ce que je cherchais disparaissait. Un jour, un joueur, blessé, est arrivé, seul, dans le vestiaire. J’ai voulu le photographier. « Qu’est-ce que tu m’emmerdes ? Je vois des étoiles, là ! », m’a-t-il lancé, au bord de l’évanouissement. Ce sont ces étoiles que j’ai voulu saisir


































































