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ART & DESIGN for COLLECTORS : Etre un passeur d'art, vous faire rencontrer des artistes plasticiens, designers, danseurs ... vous apporter expertise et conseils, dénicher de nouveaux talents car "demain se collectionne aujourd'hui !" ...

23 mai 2008

SCHOOL GALLERY : "Happy days" une exposition photos de Ricardo BLOCH à voir absolument !

Johnny_grdeNé en 1946,

Ricardo Bloch

n’a jamais exposé en France, où il vit depuis quelques années, alors même qu’il a eu une période faste aux Etats-Unis, où il est présent dans de nombreuses collections publiques et où il a remporté de nombreux prix. La modestie qui le caractérise peu expliquer en grande partie cette longue parenthèse et la quasi confidentialité de son oeuvre. On retrouve cette distanciation dans cette série inédite de photographies, où il établit une connivence faite de retenue et de spontanéité, de légèreté et de gravité à la fois, plaçant le sujet dans un jeu de rôle naturel, dans une approche dénuée de toute ambition. Ce parti pris d’enregistrement du réel de façon objective et réaliste, consiste simplement à capter l’essence même des êtres.

Jennifer_grdeDatant de la fin des années 70, cette galerie de portraits noir et blanc, surprend par son côté surannée, emprunte à la fois de nostalgie et d’une certaine modernité s’agissant de la fin des 30 glorieuses, qui voit l’avènement de la société de consommation et du confort domestique.

Au gré de ses rencontres de voisinage, le photographe a su saisir la beauté et la fraîcheur ingénue de l’enfance, le temps des jeux guerriers, des cow-boys et des indiens, des promenades en landaus, des premiers gadins à bicyclettes, des images qui rappelle l’univers de la mythique série TV «happy days », un feed back des « jours heureux » qui a valeur de témoignage sociologique sur l’Amérique de la fin des années 70 et de l’avènement du tout pavillonnaire, symbole de réussite sociale de la middle class.

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Ricardo Bloch

a ainsi accumulé les images d’un temps révolu, des images datées du fait des véhicules stationnés devant les maisons, du fait des vêtements portés par les différents protagonistes de cette galerie de portraits. Un temps ou il était encore possible de photographier des enfants sans être aussitôt soupçonné de quelques déviances sexuelles ou autres perversions, un feed back radical sur des années d’insouciance, ou il n’était pas commun de se barricader, de clore de murs les jardins, de cloîtrer les enfants dans les cours d’école de peur qu’il n’arrive quelque chose …

John61_1_grdeLa rigueur du cadrage contraste souvent avec la spontanéité des poses, des instants saisis, vie de tous les jours, occupations des aînés et facéties et jeux des plus jeunes, prenant la pose avec fierté devant l’objectif du photographe, brandissant tels des trophées les atours symbole de leur condition de fille ou de garçon, celui-ci braquant son pistolet vers l’objectif, tel autre juché sur sa monture, celle-là enlaçant sa poupée ou son cadet d’un geste protecteur. Par ailleurs il y a souvent, dans ses images comme un revers, une fragilité palpable, une mélancolie diffuse, une forme d’évanescence alors que dans le même temps il règne sur toutes ces scènes le sentiment d’une intense liberté, une liberté à la fois spontanée, revendiquée, renforcée par la frontalité de l’approche conjuguée à la distanciation voulue par le photographe, qui donne aux compositions d’ensemble leur juste ponctuation, aux portraits rapprochés leur force et leur intensité, à ce parcours d’images inédites une émotion palpable.

Découvrez l'album de Ricardo BLOCH

Exposition à voir jusqu'au 7 juin à la SCHOOL GALLERY -  81 rue du Temple 75003 Paris - L'exposition est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h.

Découvrez la SCHOOL GALLERY et ses artistes

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30 novembre 2007

Cadeaux de noël : une belle initiative du Lions Club au profit des rescapés du Tsunami

1_COUV_INSTANTS_DONNES_BRLe Lions Club de Levallois Rive de Seine est heureux de soutenir l’action du photographe  Thierry Arensma , en solidarité avec les populations sinistrées du Sri Lanka et du Tamil Nadu, trois ans après le tsunami de décembre 2004.

Photographe professionnel, Thierry Arensma a au cours de ses multiples voyages dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka, immortalisé, au gré de ses rencontres, des hommes et des femmes, des enfants, des vieillards, des paysans, des pèlerins, chacun saisi dans son quotidien, parfois dans le plus extrême dénuement mais toujours digne. Toutes et tous ont accepté de poser pour l’artiste, se sont prêté au jeu de sa «camera obscura», technique ancienne seule à même de saisir la magie d’un instant d’abandon, fugacité d’une connivence entre 2 regards.

Instants Donnés par  Thierry Arensma , qui a édité, à compte d’auteur, sans aucune subvention, un livre d’art, mettant entre parenthèses son activité professionnelle pour, avec détermination et passion, orchestrer dans cet ouvrage sa sélection de 140 clichés, composant une galerie de portraits en noir et blanc, saisissante d’humanité, d’humilité, où la noblesse d’âme transparaît à chaque page.

Fileuse___Thierry_ArensmaInstants Donnés par Jean-Claude Carrière qui a préfacé l’ouvrage, et par tous ceux qui, au travers de leur écriture, ont contribué à donner encore plus de sens à cet ensemble remarquable.

Instants Donnés par l’éditeur Passage d’Encre, par le Comité Citoyen Romainvillois qui coordonne le projet, afin de mettre l’art au service des plus démunis, victimes du tsunami du 26 décembre 2004.

L’intégralité des bénéfices recueillis par la vente du livre est utilisée au financement d’actions de développement. Qu’il s’agisse de reconstruire les écoles ou d’en créer de nouvelles pour scolariser un maximum d’enfants, de remplacer l’outil de travail des pêcheurs trop démunis pour se payer l’essence nécessaire pour faire fonctionner les bateaux à moteurs qui ont remplacé leurs barques de fortune … un geste d’humanité qui contribue à redonner à tous goût à la vie.

Instants Donnés par les membres du Club de Levallois Rive de Seine, sensibles à la qualité artistique de l’ouvrage,  solidaires de ce projet, et qui ont pris l'initiate de proposer à l'ensemble de leurs membres d'Ile de France  d'acheter cet ouvrage. 

l_homme___la_vache___Thierry_ArensmaNoël est également une période propice aux présents : que ce bel ouvrage «Instants Donnés» soit l’idée originale qui ravira tes amis esthètes, amateurs d’art, amoureux des voyages et des sortilèges de l’Inde, ou tout simplement humanistes et sensibles aux autres et au monde qui les entoure.

Vous aussi vous pouvez télécharger le bon de commande de ce livre. Il est  vendu au prix de 50 € l’unité. Le règlement par chèque est à adresser directement à l’adresse du comité Citoyen Romainvillois.

Belle journée à tous,

Sylvie Malécot pour le Lions Club et Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 30 novembre 2007

Découvrez le PORTFOLIO de Thierry Arensma

 

 

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19 novembre 2007

Danseurs d'Afrique par Antoine Tempe - 7emes Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako

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Antoine Tempé suit depuis plusieurs années les créations des compagnies de danse contemporaines africaines. Il nous offre ici une série de portraits tantôt en pied, tantôt en gros plans, de danseurs saisis hors contexte, réalisés lors de séances de travail individuel avec les modèles. Cet ensemble de 12 tirages en grand format (1m x 1m) se présente comme un lexique de gestes et d'expressions, éléments d'un discours du corps dominé par l'humour et l'autodérision. La manière d'inscrire son corps dans un espace limité, un désir d'envol ou un effondrement sur soi, une certaine façon de se toucher le visage, de rire, une simple moue, un haussement d'épaule prennent pour nous une saveur inédite, un sens décalé qui révèle le façonnement culturel du corps dans la gestuelle la plus banale, la plus infime, la plus intime.

Visages d'Afrique
Depuis 7 ans, Antoine Tempé parcourt l'Afrique de l'Ouest. Parallèlement à son travail déjà reconnu sur la danse contemporaine africaine, il y réalise également les portraits de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique. Ses images carrées, en noir et blanc et d'une grande précision graphique, rappellent celles des maîtres de la photographie africaine des années 50 : un choix délibéré de leur rendre hommage...


L'exposition de 75 portraits présentée aux Hangars Quartiers d'Orange est l'aboutissement d'une tournée régionale dans les Centres Culturels Français d'Afrique de l'Ouest.

Antoine Tempé projette de poursuivre ce travail sur l'ensemble du continent africain.


7es Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako
24 novembre - 23 décembre 2007



Exposition organisée par l'association Cultur'Elles et le Centre Culturel Français de Bamako, avec le soutien de l'Union Européenne, du PSIC, de Orange Mali, de Culturesfrance et de l'Ambassade de France au Mali.

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12 novembre 2007

Spécial PARIS PHOTO : parution aux éditions naïve de l'ouvrage "Chine nouvelle" du photographe Yves GELLIE

09Un heureux évènement à saluer en cette semaine du salon Paris Photo avec la publication d’un ouvrage du photographe français Yves Gellie que je vous ai fait découvrir dans les pages de ce blog et dont vous pouvez consulter en permanence  2 portfolios.

VOIR le PORTFOLIO "Chine nouvelle"

Inclassable personnalité, à la frontière entre le photojournalisme et la photo plasticienne, il nous offre des tableaux photographiques sensitifs, kinesthésiques, à fleur de peau d’une sensibilité exacerbée. Son œil est exercé plus que d’autres et capable de capter l’infinitésimale alchimie d’un monde ou les mutations vertigineuses balayent en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire tout ce qui fait l’identité intrinsèque du peuple chinois, culture ancestrale, peuple tour à tour enraciné dans des traditions millénaires et inexorablement entraîné dans la modernité et l’urbanité industrieuse et industrielle.

03On est à la fois dans le monde de monsieur Hulot, dans les temps modernes de charlot et dans une saga du siècle dernier, dans un mélange inextricable  de modernité et de scènes qui appartiennent déjà au passé, du règne du tout plastique, de l’électronique sur fond de sites et de pierres sacrés.

Une image de la Chine si familière aux chinois eux mêmes, qu’ils manifestent leur étonnement lorsqu’ils découvrent qu’il s’agit bel et bien de la vision d’un photographe occidental. Cette réceptivité exceptionnelle révèle une part de l’histoire intime qui lie Yves Gellie à ce pays, qu’il a maintes fois arpenté au cours de ses multiples voyages au cours des 10 dernières années, glanant avec parcimonie des fragments précieux et rares, instants de grâce, moments d’intimité, détails insignifiants mais si révélateurs de cette autre Chine qu’il nous invite à découvrir. 

Olivier Castaing, Art Consultant, Paris le 12 novembre 2007 

60 photographies d’Yves Gellie accompagnées de textes en version française et chinoise de Larisa Dryansky et de Zheng Gu


Chine_nouvelle___Yves_GellieVient de paraître aux Editions
Naïve

Prix public : 49 euros

Yves Gellie dédicacera son ouvrage durant PARIS PHOTO

Samedi 17 novembre à 16h sur le stand D10 Galerie Baudoin Lebon

Une prochaine dédicace est programmée le 6 décembre 2007 à

la Librairie ARTAZART sur le canal Saint Martin. Je vous donnerai toutes les précisions utiles très prochainement. 

20« Pour reconstituer la vie quotidienne de la société chinoise et son évolution historique, l’œuvre d’Yves Gellie ne cible ni évènements ni personnages concrets. La technique développée par le photographe allie la poétique à l’analyse; son principe consiste à saisir la réalité chinoise par le détail, de façon qu’elle s’y redéploie jusqu’à s’y révéler dans sa globalité. Nombre de fragments qu’il sélectionne présentent des décors ou es lieux si habituels pour les chinois que leur regard ne s’y arrête plus. Et grâce à cette nouvelle perspective, on peut recouvrer la possibilité d’expliquer et d’éclairer l’état actuel de la Chine, Yves Gellie ne regrettera jamais de ne pas s’être emparé de scènes plus vastes : il est intimement convaincu que l’image partielle contient en germe les racines de l’esprit d’un peuple, que s’y anime l’essence d’une nation, et même qu’elle renferme des traits d’humanité à caractère universel.

 … / …

05La photographie a pour caractéristique d’être une expression partielle. C’est là à la fois son avantage et sa limite et Yves Gellie sait tirer parti de ces deux aspects. Il met à profit ce type de limites et d’inconvénients, afin de pouvoir restituer, sur un mode visuel plutôt que journalistique, la Chine telle qu’il l’a éprouvée. Ses travaux exhortent le potentiel d’expression et d’éclairage porté par cette dimension graphique. On peut dire que les portraits de la Chine dépeints par Cartier-Bresson et Riboud sont de nature narrative et scénaristique; qu’en conséquence leur lecture est aisée, que leur sens et les informations qu’ils communiquent se livrent avec certitude. Tandis que pour transmettre leur message, les photographies de Chine prises par Yves Gellie mettent l’accent sur les propriétés esthétiques de l’image elle même ; ce en quoi elles préservent leurs ressources visuelles, de même que leur âme et leur caractère abstrait.

… / …

20aSans doute la Chine constitue-t-elle pour Yves Gellie un « Autre » culturel. Mais malgré tout, ce n’est pas au fond la reproduction de cette altérité intime qu’il vise lorsqu’il

la photographie. La

rencontre avec cette Autre Chine chère à son cœur est avant tout pour lui un moyen de se découvrir soi même, de forger sa conception du monde, de déterminer son éthique et sa perspective esthétique. Il va sans dire qu’il élabore en même temps sa propre pensée de la photographie. »

Extraits du texte de Zheng Gu, professeur de journalisme à l’université de Fudan à Shangaï traduit par Yen-Lu chen et Olivier Abenia.

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09 novembre 2007

Gabi TRINKAUS sur les murs de verre de la KUNSTHALLE WIEN, project space

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Inaugurée il y a une quinzaine d’années sur la Karlsplatz, la Kunsthalle Wien avait été conçue comme un bâtiment provisoire par l’architecte Adolf Krischanitzt. Jusqu’au transfert de la Kunsthalle Wiendans le MuseumsQuartier, elle servit de cadre à de vastes expositions.

Le parallélépipède de la Karlsplatz est habillé d'une « peau de verre », variation ludique sur le concept original. Le café est devenu l'un des lieux de rencontre favoris de la Vienne branchée.

Actuellement, les différentes faces du parallélépipède sont habillées d’affiche taille anthropomorphique présentant le travail de l’artiste Gabi Trinkaus.

Cette jeune quadra, artiste viennoise originaire de Graz, a été formée à l’université des arts appliqués de Vienne. Son installation « One style, one size, unisex » se présente tel un T-shirt un peu transparent porté à même la peau, artefact d’un simple morceau de viande lardé, prêt à la consommation.


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La viande devient la surface, l’interface qui uniformise, vous fond dans la masse, prenant le contre pied des codes de la mode devenus signes identitaires, fondement de la personnalité, choix délibéré de se distinguer ou au contraire de se noyer dans la masse.

L’enveloppe charnelle devenue étalon de mode, l’artiste traite les icônes chatoyantes de mode comme le ferait une simple publicité de supermarché pour son rayon boucherie. Elle manipule les images pour dénoncer les diktats de la mode comme refus de l’identité, trop formaté pour rester soi.

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L’apparence du corps devenu médiateur, cette peau autre cerveau étalé, si révélatrice de nos états psychiques, devenue simple code charnelle identitaire, formaté, uniformisé, désincarné de sa personnalité, dénonçant toutes les publicités qui font l’apologie des produits cosmétiques miracles, des diktats des marques de mode et des interventions de chirurgie plastique à même de produire un corps idéal. Cette artiste n’a de cesse de dénoncer ces leurres de la publicité, qui induit en erreur, transposant les individus dans une réalité dangereuse, dans un mode trompeur, au risque de tomber dans les pièges d’une surenchère de phantasme inassouvis et d’idolâtrie des icônes de mode.

Olivier Castaing, Art consultant, Paris le 8 novembre 2007

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15 octobre 2007

Exposition photos « Des Pierres et des hommes » au cœur du Vaucluse dans la Cité médiévale de Vaison la Romaine

_81_Si d’aventure vous avez l’occasion de descendre dans le sud est de la France pou un prochain week end, faites un détour par Vaison La Romaine. Une fois rendu, gagnez la citadelle qui domine la ville.

Une exposition de photos intitulée « Des Pierres et des Hommes » - Histoires mur-murées – est présentée en extérieur jusqu’à la fin du mois.

_8_Une initiative originale et pleine de charme qui permet d’aller à la rencontre des figures locales, personnages hauts en couleur et gens du cru qui ont pris la pose, seuls ou en groupe. Parfois ce sont des clichés anciens directement extraits d’un vieille album de souvenirs pour faire revivre le temps d’une expo ceux qui ont vécus entre ces murs.

Fantômes de papier et citadins d’aujourd’hui se côtoient qui dans une niche, tel autre dans l’embrasure d’une porte, tandis que monsieur le curé veille au grain d’un air malicieux à l’entrée de la ruelle qui descend vers l‘église cathédrale. Plus loin c‘est le « filou » qui brandit fièrement son litron de rouge, conviant les passants à céder à de bachiques penchants. …

Une invitation originale et l’occasion de faire des rencontres singulières au détour des fameuses ruelles en calades, le décor naturel et la superbe architecture médiévale servant de cadre à la petite histoire légendée d’anecdotes et autres sympathiques commentaires.

Découvrez le PORTFOLIO de cette visite en images

Jusqu’au 31 octobre 2007

Exposition « Des Pierres et des hommes » Cité médiévale de Vaison la Romaine

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09 octobre 2007

Baptiste de Ville d'Avray : un jeune photographe à découvrir dans le cadre des 2èmes Rencontres Photographiques du Xème

baptiste_de_ville_d_avray"L’envers du décor" titre donné par Baptiste Ville d’Avray à sa série photographique évoque la dialectique de ce que l’on voit et de ce qui est suggéré, du visible par rapport à l’invisible, du non dit par opposition au propos photographique. Implicitement il nous convie à aller au-delà des apparences, ce décor étant théâtre de vie, chaque détail s’agrégeant au script pour reprendre l’image du cinéma, plan coupé, zoom sur un lieu, une scène, un objet qui captés par l’œil du photographe deviennent plus réel que le vivant.

Magnifier l’insignifiant, donner à voir un spectacle auquel on est exposé, mais dont consciemment ou inconsciemment on s’abstrait, qu’on occulte parce qu’on ne le voit plus, encore moins le regarde, magnifier l’insolite, isoler le détail pour mieux se focaliser sur une réalité plus vaste … guider le regardeur dans une découverte du monde, conserver une trace, sauver de l’oubli du temps qui passe, nier la fugacité de l’instant. Car c’est bien de cela dont il s’agit, passer de l’autre côté du miroir grâce au photographe qui se fait tour à tour médiateur, entremetteur, vecteur pour produire du sens au travers des images.

Ce jeune photographe, curieux du monde et des autres, qui mobilise avec son alter ego Jeanne, leur énergie pour créer Africa in visu, plateforme d’échanges mis à la disposition des photographes du continent africain, afin de leur permettre de bénéficier d’une visibilité intercontinentale par le biais du web, d’échanger, de se mobiliser autour de projets comme ces Rencontres Photograhiques du Xème à Paris.

logo_photo_10eCes Rencontres Photographiques du Xème qui débuteront dès le 16 octobre, et se poursuivront jusqu’à la fin du mois de novembre dans plus d’une cinquantaine de lieux, publics et privés, lieux de vie de l’arrondissement mais aussi lieux dédiés à l’art avec des programmations spécifiques dans les Galeries. A l’initiative de ce projet, la Bibliothèque du château d’eau, un nom prédestinée puisque c’est aussi celui de la très fameuse Galerie de photos toulousaine, haut lieu de découverte du travail de Jean Dieuzaide et de tant d’autres.  

Une deuxième édition qui donnera lieu également à des débats-conférences, rencontres multiples avec des photographes du crû puisque vivant dans le 10ème, y travaillant ou collaborant avec des structures associatives qui ont élu domicile dans ce coin de Paris qui rappelle un peu la belle époque de Montparnasse.

Olivier Castaing, Art Consultant, Paris le 8 octobre 2007

Tout le programme complet de ces manifestations est en ligne sur le site officiel des Rencontres photographiques du Xème.

 L’exposition des photos de BAPTISTE Ville d’Avray est à découvrir dès le 16 octobre à la mairie du 10ème

 

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05 octobre 2007

Le spectacle aveugle de la photographe suédoise Susanna HESSELBERG

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Susanna Hesselberg, représentée par la SCHOOL GALLERY PARIS, est une jeune photographe suédoise rencontrée il y a quelques années déjà à la Cité internationale des arts, lors d'une résidence, figure parmi les artistes dont je suis un inconditionnel. Elle vient de m'envoyer sa dernière photo pour mon plus grand bonheur. Elle est exceptionnelle.

Telle la Madeleine de Proust, suffisamment rare pour mériter d'être apprécier à sa juste valeur, à la fois précieuse et envoûtante, subtile alchimie entre atmosphère  et étrangeté,  visible et invisible, présence et absence, simultanéité  et fugacité, toujours insaisissable et quasi indéfinissable, tant ses mises en scène maturées et minutieusement composées, jamais retouchées au photoshop mais simplement shootées et développées ... révélent toute la magie de cette grande photographe suédoise, que j'aurai le plaisir d'exposer à nouveau en 2008.



Rendez-vous est donc pris, mais attendant gouttez à ces images d'exception dans son PORTFOLIO
et découvrez une interview de l'artiste.

Bon week end,

Olivier Castaing, art consultant, Paris le 5 octobre 2007

Je vous invite également à relire le magnifique texte écrit par François Bernard sur le travail de cette photographe.

NATURE_LOVER_II_2006_80x100_copy"La frontalité du cadrage retient d'abord l'attention; tout semble simple ! Mais l'évidence se brouille et si les corps manipulés des photos de Sussana Hesselberg se donnent à voir, ils se cachent d'autant, derrière la première apparence.

Travesti, amputé, l'être joue l'enfouissement, la disparition, le recouvrement, le flottement. L'artiste démiurge réinvente une espèce humaine affranchie des lois physiques les plus élémentaires.

Pourtant qui conquiert l'autre ? Est ce le corps qui se cache dans l'espace, est ce l'espace qui, imperceptiblement, dévore ce corps avec une cruauté silencieuse ? Il n'y a pas de réponse. Le doute s'installe, lieu de malaise qui déséquilibre cette frontalité première de l'œuvre, par trop évidente.

DESPERATE_MENLe travail de Sussana Hesselberg ne fixe pas le réel ni ne saisit l'instant. A l'opposé du constat, les photos créent un réel même, celui de la limite autant que de l'au-delà. Par une mise en scène minutieuse dans laquelle le corps est exhibé ou contraint, elle tisse un décor qui deviendra, une fois le cliché réalisé, la toile où l'œil se piègera à refuser de comprendre ce qui n'est pourtant qu'évidence.

Pour ces raisons, les photographies de Sussana sont rares. Rares car loin du monde qui joue la multiplicité et la surabondance, elle élabore son œuvre avec lenteur. Elle produit peu, offrant à chaque pièce un temps d'élaboration plus proche de la littérature que de la photographie. Rare enfin car son univers onirique façonne des images/miroirs révélatrices de nos propres contradictions qui mettent en valeur l'éternel question : … dans ce que je vois ... qu'est ce que j'accepte de voir ?"

François Bernard

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17 septembre 2007

Système et Passion - le rêve de Linné de l’ordre de la nature : une Exposition photographique d’Helene Schmitz

Fuchsia_x_hybrida_photos_Helene_SchmitzLe Centre culturel suédois rend hommage à Carl von Linné, prince de la botanique suédoise et reçoit la photographe Hélène SCHMITZ.

du 14 septembre au 28 octobre 2007

Le Centre culturel suédois inaugure sa saison automnale avec une superbe exposition de photos de l’artiste suédoise Helene SCHMITZ. Elle s’inscrit dans les pas de son compatriote Carl von Linné, naturaliste dont on fête cette année le tri-centenaire de la naissance, savant génial et obstiné qui décide au XVIIIè siècle que «ce n'est pas à partir des parfums et des couleurs, encore moins à partir des analogies avec l'être humain, ou en fonction de leur utilité pour la santé ou le salut de ce dernier qu'il faut classifier les plantes, mais en fonction de la structure de la fleur et plus précisément du nombre, de la disposition et de la proportion des organes de reproduction: l'étamine et le pistil».(extrait de l’Encyclopédie AGORA)

S_lvia_patensCe sont justement ces étamines et pistils, qu’Hélène SCHMITZ photographie en très gros plan, magnifiant la complexité du système de reproduction végétal, faisant cohabiter un "harem" de mâles, pistils érectiles, vertigineuses ascensions tubéreuses aux couleurs veloutées et chatoyantes, aux ourlets et volutes coquines, garde à vous mâle en vue d’une florale insémination. Des clichés d’exception présentés sur fond noir (70x90 cm), tel des portraits XXL de stars, sublimes reproductions présentées dans des écrins de bois noir, dont la sobriété n’a d’égal que la perfection des tirages. Une qualité rare et qui reste la marque de fabrique et l’apanage de nombreux photographes scandinaves.

Ces photos sont également présentées sur les grilles du Jardin des plantes.

Une belle découverte et la rencontre d’une photographe dont nous vous reparlerons certainement dans les prochains mois.

 

Olivier Castaing, Consultant artistique, paris le 17 septembre 2007

Magnolia_Stellota_photos_Helene_SchmitzLe jardin et la petite galerie de la cour du Centre culturel suédois sont transformés par Gunnar Kaj, designer floral (maître es-décoration du dîner annuel du Prix Nobel www.kaj.se), et Tom Hedqvist, designer et directeur de la Beckmans College of Design à Stockholm www.beckmans.se, en installations florales inspirées par le prince de la botanique.

Au Café suédois, Ann-Sofie Axelsson expose ses dessins au crayon papier. Plasticienne et commissaire d'expositions, elle se consacre depuis quelques années, à la réalisation de grands formats composant des melting-pots d’objets du quotidien, accumulation noir et blanc, enchevêtrement au trait noir d’un univers aux confins du comte de fée et de la bande dessinée. L'environnement contemporain de l’artiste investit ainsi la thématique au combien classique et traditionnelle de la nature morte.

 

ErytrhrinaCentre culturel suédois Hôtel de Marle, 11 rue Payenne, 75003 Paris - Tél.01 44 78 80 20

Métro Saint-Paul ou Chemin Vert, bus 69, 76 et 96 - Entrée libre.- Heures d’ouverture des expositions : de 12h à 18h tous les jours (sauf le lundi) 

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07 septembre 2007

Exposition "Sortie de Match" du Photographe Denis ROUVRE

copyright__Denis_ROUVRE

Nous avions déjà parlé de Denis ROUVRE, à l’occasion du dernier festival de Cannes. Un photographe qui excelle dans l’art du portrait, de ceux qui savent capter l’instant de grâce ou le sujet se livre, joute des regards, instants d’émotions, ou retenue et pudeur, orgueil et vulnérabilité, temps suspendu et fugacité de l’instant, créent une alchimie particulière à même de nous donner à voir la quintessence de l’humain.

C’est ce qui fait la force et l’unicité des portraits de Denis ROUVRE, qui nous offre des gueules escagassées en sortie de terrain, clichés odorants des relents du combat, des joutes musculeuses, de la furieuse énergie des vainqueurs ou des vaincus, paroxystique fête du ballon ovale.

Une excellente façon de voir autrement que devant son petit écran, la fête de l’ovalie.

La Galerie Confluences

 est un lieu à part dans le monde de l’art parisien et vous ne regretterez pas d’avoir un peu sué en velib pour vous y rendre.

Bonne visite.

Infos pratiques 

Galerie Confluences

190 bd de Charonne. 75020 Paris – métro

Alexandre Dumas

La galerie est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h et les soirs de représentation. 

www.confluences.net

Le Site du photographe Denis ROUVRE www.rouvre.com

Ci-dessous, l’interview de Denis ROUVRE donné à l’occasion de cette exposition.

«Instinctivement, j’ai toujours aimé le rugby. Sans jamais vraiment m’en approcher. Ni amateur, ni supporter. Au fond de moi pourtant, j’ai toujours été fasciné par la force brute que dégagent ces hommes. Par leur beauté déconcertante, aux antipodes des canons habituels. De cette attirance est née, en 2004, un premier projet photographique, réalisé pour l’Equipe Magazine, que j’ai appelé « Broken faces ». Une série de portraits très serrés des piliers du XV de France. J’en souhaitais plus. Il me fallait un sésame.

J’ai alors montré mes photos à

la Ligue Nationale

 de Rugby. Leur enthousiasme m’a donné des ailes. Leur soutien m’était indispensable. Ils me l’ont offert sans compter. Au printemps 2006, les présidents des quatorze clubs du championnat de France m’ont ouvert les vestiaires de leurs équipes. J’ai attendu, dans les entrailles des stades, la fin des rencontres pour tirer le portrait des joueurs en « sortie de match ». Pendant ces quelques minutes où, hors du terrain, ils sont encore dans l’élan du jeu. Haletants, suants, abîmés, ils portent alors sur leurs visages et leurs corps les traces vives de ces quatre-vingts minutes de lutte acharnée. J’ai voulu voir sur eux les marques de l’affrontement: les coups et les intempéries, la rage et l’épuisement. J’ai cherché à attraper cet instant, avant que ne disparaissent les stigmates de l’oubli absolu d’eux-mêmes. Au moment où ces hommes ne sont plus des bulldozers et pas encore des dieux du stade. Ils reviennent de l’effort surhumain. Ils redescendent sur terre où l’esthétique n’est plus celle du combat. 

En les photographiant tous de la même manière, sans oripeau, sans artifice, sans décor, j’ai traqué la beauté brutale de leurs gueules meurtries. Mon expérience du portrait m’a appris à faire du temps mon allié. Il me permet habituellement de peaufiner les lumières, d’améliorer la mise en scène, de bousculer le modèle, d’exciter sa curiosité. Cette fois, j’ai joué contre le temps. Plus il passait, plus ce que je cherchais disparaissait. Un jour, un joueur, blessé, est arrivé, seul, dans le vestiaire. J’ai voulu le photographier. « Qu’est-ce que tu m’emmerdes ? Je vois des étoiles, là ! », m’a-t-il lancé, au bord de l’évanouissement. Ce sont ces étoiles que j’ai voulu saisir

Posté par oliv24 à 11:43 - Actualité de la PHOTOGRAPHIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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