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ART & DESIGN for COLLECTORS : Etre un passeur d'art, vous faire rencontrer des artistes plasticiens, designers, danseurs ... vous apporter expertise et conseils, dénicher de nouveaux talents car "demain se collectionne aujourd'hui !" ...

29 octobre 2007

Exposition "Small Talk" de Konstantin GRCIC au Musée des Arts Décoratifs de Paris

Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__15_Konstantin Grcic, un designer au nom imprononçable pour les français qui mériterait un « design audio » ou un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir … nous avons opté pour « gris chic » pour simplifier avec ma cops Edith avec qui nous visitions l’exposition ce samedi.

Rendu sous les toits, vu plongeante et panoramique sur le jardin des Tuileries à couper le souffle, le spot vaut à lui seul le détour, surtout quand les arbres et frondaisons se parent de leurs manteaux pourpres automnales.

Sobre et minimaliste, la scénographie propose une joute silencieuse entre créations du passé extraites par le designer du fonds du Musée et quelques unes de ces créations d’objets et mobiliers, un numéro de duettiste surmonté de bandeaux lumineux en forme de bulle de bande dessinées au design épuré … une invitation narrative confiée à Pierre DOZE, qui librement et avec fantaisie, convie le regardeur à partir à la découverte d’un univers ludique et graphique, poétique et métaphorique, historique et sociologique, une contextualisation précieuse et multiple à la fois, qui ponctue le silence de mots marquant un arrêt pour une confrontation encore plus « parlante ».

Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__4_ Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__3_

On ne boude pas son plaisir et l’on glane au passage des interjections malicieuses qui confronte avec humour et bonheur ces deux univers.

Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__12_Aujourd’hui enseignant à l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (Esad), Pierre DOZE a été journaliste collaborant avec le magazine INTRAMUROS, mais également de nombreux éditeurs comme Taschen ou Phaedon, et en particulier sur l’ouvrage consacré à Grcic, ce qui explique sa familiarité avec l’univers du créateur, ses collaborations avec des designers comme Philippe Starck , Patrick Jouin ou Christophe Pillet lui ayant permis de s’immerger avec délectation dans le travail de ses contemporains designers.

Quant à la vedette toujours modeste de cette exposition, c’est une nouvelle occasion pour nous d’apprécier le talent de celui qui est sans conteste le plus grand designer allemand d’aujourd’hui, l’un des plus prolifiques et un de ceux qui assurent avec brio la relève. Il collectionne les récompenses comme personne, remportant le très prestigieux Compasso d’Oro de la Triennale de Milan en 2001.

En 2004, il réalisait la scénographie de l’exposition « Design en stock » pour le Fonds National d’Art Contemporain, parcours au cœur de la création, comme une échappée sur les pontons d’un stock géant installée dans le Palais de la Porte Dorée, une présentation kinesthésique et magistrale pour une immersion remarquable dans les archives de la création contemporaine et du design. L’exposition « Design contre design » actuellement présentée au Grand Palais paraît bien insipide en regard de cette fameuse exposition de 2004.

Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__25_En 2005, une première monographie KGID Konstantin Grcic Industrial Design est éditée chez Phaidon avec des photos réalisées par notre ami Florian Boëhm, complice et ami de toujours de Konstantin, une mise en images qui nous invite à entrer dans les coulisses du designer, à partager les délires et brain storming de son équipe, un univers protéiformes d’où émerge depuis plus de 15 ans déjà des meubles et objets intemporels et familiers, intégrant continuellement les découvertes technologiques et les matériaux les plus innovants.

Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous dévoiler un extrait d’un des textes de Pierre DOZE … illustrant la confrontation d’une Chaise d’enfant et du tabouret Miura de Grcic.


Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__28_A deviner.
Ce que je sais
Pattes écartées, stabilité,
Un bois de noyer, plutôt dur, volontiers sombre
Pour des détails bien dessinés
Et une carrière de longue durée
Tu vois ce barreau inférieur ?
Le nombre de petits pieds qui l’ont usé ?
Les cicatrices, sur tous mes membres
Sont autant de marques intimes
Le premier paiement du futur homme,
Retour d’ascenseur, logique, puisque je l’élève.

A hauteur de bar,
Celui que je monte
Y descendra pourtant
Des liquides plutôt
Mais cet élan, la diagonale,
L’assise en porte-à-faux
Si bien établie
Sur des pieds en compas
Ne sont pas seulement incitations
A l’excès immodéré de toutes les boissons
Pas de dossier, pas d’accotoirs,
C’est un outil, l’évocation
D’un équilibre aigu,
Pour que l’humain y soit
Tendu, comme un dessin.

Konstantin_GRCIC___expo_Mus_e_des_Arts_d_coratifs_Paris_2007__17_Jusqu'au 27 janvier

Small Talk de Konstantin Grcic,  dialogue avec le musée des Arts décoratifs

Galerie d'actualité, 107, rue de Rivoli, 75001.

A lire sur le sujet l’excellent article d’Anne Marie Fèvre consacré à l’exposition et paru dans Libération du 26 octobre.


En 2007, Konstantin Grcic est consacré par le Salon Architektur&Wohnen à Cologne qui en fait son « designer de l’année » et il est élu simultanément par le salon Maison&Objet « Créateur Now ! design à vivre en 2007 » à Paris.

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08 octobre 2007

Design contre design...actuellement au Grand Palais : à lire entre les lignes au risque de rejoindre les frustrés de tout bord !

Phantasy_Landscape_1970_Verner_Panton___Bois_mousse_caoutchouc___lainePour évoquer cette exposition je vous propose de faire un rapide survol de ce qu'en dit la presse.


Mais avant toute chose, je vous conseille d’acheter le catalogue très bien fait, qui présente une sélection beaucoup plus riche et pertinente que l’exposition elle-même, avec des raccourcis et choix parfois contestables de ce qui relève un peu trop des arts décoratifs et pas assez du design. Mais le propos est ailleurs ...

«Cette exposition hors normes constitue un événement majeur dans le domaine du design et un moment rare et précieux pour la connaissance et la compréhension de cette discipline contemporaine» dixit le site www.pidf.com, site officiel du tourisme Paris Ïle de France. Inutile de le mettre dans vos favoris, vous l’aurez compris !

A lire ce qu’écrit ce dithyrambique laudateur digne des plus comiques moments de l’ère politico Delanoe-sarkozienne, on en redemande et on serait prêt à faire la queue juste pour ne pas manquer ce festivus contre festivus de la mauvaise foie ou de l’indigence critique !

Womb_House_atelier_van_Lieshout « Design contre design », un régal inapproprié, titre Connaissance des arts. Il poursuit «L’accrochage de l’exposition, signé Hubert Le Gall, est proprement époustouflant, jouant des ombres et des lumières, des ambiances intimistes ou démonstratives.» Ah bon, pas sur que nous soyons d’accord Monsieur Guy BOYER sur ce compliment : est ce judicieux de demander à un grand des arts décoratifs français, qui excelle dans certaine scénographie comme celle qu’il proposait dernièrement au Musée du Luxembourg à Paris pour la magistrale exposition Lalique de mettre en scène le design !?

Les arts décoratifs oui, le design ça n’est pas son rayon donc arrêtons le copinage à la franchouillarde au risque de lasser. Un Mathieu Lehanneur à qui l’on doit la pertinente et innovante scénographie de l’exposition «Tomorrow Now, When Design Meet Science Fiction au Mudam de Luxembourg» aurait proposé une mise en scène ludique, inspirée et secoué le cocotier des classiques éculés et autres vitrines avec lierre en plastoque barbouillé pour faire genre ! A croire que le budget était indigent pour en arriver là.

Dans connaissance des arts toujours, il poursuit : «De très beaux objets. Quelques grandes idées, parfois simplistes, sur les arts décoratifs et non pas sur le design» … et plus loin «Alors, le Grand Palais est-il le lieu idéal pour cette présentation hédoniste ? Sans doute pas. On l’aurait préférée sous la verrière du Grand Palais …» tout est dit ou presque, la géographie inhospitalière du site ne donne ni la mesure du sujet ni une géographie propre à créer du sens.

Fernando___Humberto_Campana___Corallo_chairLe vrai danger et d’en rester à une impression première, du style «on se croirait au rayon d’un conforama ou dans un Musée de profonde province dans une accumulation indigeste de meubles sortis des réserves prendre l’air». Le propos est ailleurs et il faut-être capable de s'abstraire de l'environnement ingrat et inapproprié du Grand Palais pour revenir à la genèse du projet qui sous tend l'exposition et qu'illustre véritablement le catalogue.

Je vous épargnerai la reprise du gratuit Metro qui sent le copié collé du communiqué de presse, mais bon c’est com dab donc on est pas la pour leur demander d’avoir un peu d’esprit critique, à croire dailleurs que la floraison de ces journaux gratuits annoncé la vague de fond actuel de l’info qui s’autocensure en continu pour éviter de déplaire à sa majesté.

Dans Libération, Anne Marie Fèvre évoquant le catalogue de l'expo écrit «Le catalogue Design contre design, deux siècles de création (1), pavé de 372 pages, ... enrichit cette confrontation des formes avec des pièces qui n'ont pas pu être présentées au Grand Palais, mais surtout démultiplie le contexte du design avec une série de textes, qui créent de profondes filiations avec l'art contemporain, le cinéma, la politique, la bande dessinée ou le dessin humoristique» .

Lampadaire_Liane_Jean_Roy_re_1953Comme souvent elle est une des seules qui fait montre d'une vraie vision et d'une sensibilité réelle, décortiquant les 

Untitled__Spaghetti_bench____2006_wood_and_iron_238x266x173_CM  propos de Gaillemain, maître de conférence à Paris IV-Sorbonne et commissaire de cette exposition. Un regard d’universitaire qui permet d’appréhender la forme autrement

Son article est pertinent sans impertinence, et mérite que vous vous y arrêtiez avant de parcourir l’exposition si vous êtes toujours motivés.

Bonne semaine

Olivier Castaing, Art consultant, Paris le 8 octobre 2007


Au GRAND PALAIS jusqu'au 7 janvier 2007

Andr__Groult__chiffonnier_galb__de_forme_anthropomorphe__gain__de_galuchat__entr_es_de_serrure_et_sabots_ivoire Pod_of_drawers_Mrc_Newson_1987

Confrontation entre le chiffonnier en galuchat d'André Groult crée dans les années 20 et le "Pod of drawers" de Marc Newson de 1987.

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14 juillet 2007

Pause en images ... le design à vos pieds !

The_High_Tech_Heel_BALENCIAGAComme vous l'imaginez, votre fidèle Carla van der Rohe est une addict de la chose portée, fétichiste de la chaussure en devenir mais ne la contrarions pas, elle pense demander à Zaha Hadid de lui en dessiner une paire e-speciale, histoire d'aller botter le train arrièrre de son ahuri préfèré ... comprenne qui pourra !

Bon week end et à lundi

l'équipe d'ART ADDICTION

Découvrez la collection surprise que nous avons collectée pour Carla ...  du pur design voir des oeuvres d'art en puissance selon certains esprits bien informés et autorisés ... pour sur cela ne boudinera pas les petits bouts de lard qui leur servent de doigts de pieds ... lard vous dis je !

Découvrez le PORTFOLIO de Cendrillon

   

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14 juin 2007

Bon anniversaire Monsieur Renzo Piano !

Portrait_Renzo_PianoUn fringant septuagénaire qui continue de créer et bâtir aux 4 coins de la planète des édifices prestigieux, prouesses architecturales, empreintes de poésie et du génie d’un des plus grands maîtres de l’architecture contemporaine.

Né il y a exactement 70 ans en Italie, le 14 juin 1937, Renzo piano est issu d’une lignée d’architectes, avec qui il fait ses premières armes. Il débute ses études à Florence puis Milan, où il suit l’enseignement de Fabrice Albini, chef de file du néo-rationaliste italien, qui prône la sobriété des matériaux, privilégiant le minimalisme et l’harmonie du design.

Portrait_de_Renzo_PianoD’abord  assistant de Marco Zanuso en Italie, il voyage au grès de ses collaborations, Philadelphie au côté de Louis Kahn, puis Londres avec Z.S. Makowsky, avant de se poser à Paris, en 1971, où il co-fonde avec Richard Rogers un atelier. Si vous passez rue des archives, vous pouvez voir une grande verrière avec de nombreux projets de maquette.

C’est en 1971 que ce jeune cabinet remporte le concours du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, qui marquera le début d’une carrière exceptionnelle. Le Président Pompidou décide de doter Paris d'un centre culturel qui soit aussi un musée et un lieu de création. C'est le projet révolutionnaire de Renzo Piano et Richard Rogers qui sera choisi par un jury international parmi près de 700 soumissions.

Centre_Georges_Pompidou_Paris

« A chaque fois que je vais à Beaubourg, je me demande : Mais comment a-t-on pu construire ce bâtiment ? » Richard Rogers et moi étions jeunes, un peu fous. C’était en 1971, trois ans après 1968, à l’époque des Beatles, nous avions les cheveux longs, et nous héritions de cette époque. Ce projet était un peu comme un manifeste, une autre manière de voir les choses : la curiosité comme premier geste culturel gratuit. J’ai toujours eu des désirs excessifs. Avant, le musée était pour les élites. Notre idée, c’était de construire un lieu hospitalier où les différentes disciplines artistiques pourraient se croiser, se féconder. Rapprocher la musique, la peinture, la sculpture et  la bibliothèque. Ouvrir pour tous et n’empêcher personne de venir au musée. À l ‘époque, on a comparé notre projet à une raffinerie au milieu de Paris. Nous voulions mélanger le sacré de la culture et le profane de la ville, inventer deux dimensions en créant une place pour les cracheurs de feu et un endroit pour Picasso et Matisse ».  

 

A l’occasion des 30 ans du Centre Pompidou, vous pouvez visionner l’interview disponible sur le site du centre.

F_te_Bianca_juin_2007_034F_te_Bianca_juin_2007_037 F_te_Bianca_juin_2007_036 F_te_Bianca_juin_2007_038

Le Centre Pompidou, imposant parallélépipède de 166m de longueur par 60m de largeur, avec une hauteur de 40 mètres, créera un choc culturel important lors de sa construction, les architectes ayant adopté un partie pris de transparence, avec une façade bardée de tubulures métalliques, des ascenseurs et escalators courant jusqu’au sommet de l’édifice tel un lombrique géant translucide. A l’intérieur, les codes couleurs : du bleu pour l'air conditionné, du jaune pour l'électricité, du rouge pour les acheminements et du vert pour les circuits d’eau, donne le ton d’un réseau multicolore.

F_te_Bianca_juin_2007_042Les maquettes actuellement présentées à la Triennale de Milan dans la superbe exposition consacrée à Renzo Piano permettent de percevoir le squelette « du géant Beaubourg » et les coulisses de l’IRCAM – Incroyable car sous la place Stravinsky et les fameuses fontaines de Tinguely et Niki de Saint Phalle, se trouve une véritable fourmilière, dédiée à la voix et au sons. 

F_te_Bianca_juin_2007_035La construction du Centre Pompidou achevée, Renzo Piano retourne à Gènes et co-fonde un nouveau bureau avec l’ingénieur Peter Rice, qui réalise notamment le gigantesque aéroport international de Kansai (pas moins de 1.700m de long) a été construit sur une île artificielle près d’Osaka Le bâtiment est surmonté d’un toit spectaculaire reprenant le mouvement des vagues. En France, il réalise à la même époque le Synchrotron de Grenoble. 

1993, à la mort de son associé Renzo Piano fonde l’agence « Renzo Piano building workshop », basée à la fois à Gênes et à Paris, puis, en 1995, établit un cabinet d'architecture et de recherche à Tokyo. Il mène à terme plusieurs musées de premier plan : celui de  la Fondation Beyeler (1994-1997, Riehen, Suisse), le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou à Nouméa (1992-1998, Nouvelle-Calédonie) ou des immeubles, catharsis de son art et de sa maîtrise de la lumière : l’immeuble Hermès à Tokyo.

Olivier Castaing, Consultant artistique, le 14 juin 2007

F_te_Bianca_juin_2007_041F_te_Bianca_juin_2007_039 F_te_Bianca_juin_2007_040

Depuis 1989, Renzo Piano collectionne les prix et distinctions :

1989 : Prix R.I.B.A (Royal Gold Metal for Architecture)  -  UK

1990 : Kyoto -  Prize – Inamori Foundation – Japon.

1994 : Goodwill Ambassador of Unesco for Architecture.

1998 : The Pritzker Architecture Prize – The White Home  Washington - USA (l’équivalent du prix Nobel en architecture).

2002 Médaille d’or U.I.A. (International Union of Architecture) – Berlin - Allemagne

 

F_te_Bianca_juin_2007_046Le Città visibili

Renzo Piano Building Workshop

(Les villes visibles de Renzo Piano)
Jusqu’au au 16 septembre 2007
La Triennale di Milano - Viale Alemagna, 6
Horaires : de 10h30 à 20h30 (sauf le lundi)

le site de la Triennale

Le site de l'agence Renzo Piano


 

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12 juin 2007

Studio JOB et Jaime HAYON designers de l'imaginaire pour BISAZZA

Glamour chic version Studio JOB avec Job Smeets et Nynke Tynagel

ou rêve éveillé pour l'étoile montante du design espagnol, Jaime HAYON, direction la Biennale de Milan, cru 2007 !

Pinochio_Jaime_HAYON____Bisazza___Fiera_del_Mobile_Milan_2007

Découvrez le PORTFOLIO des images que nous vous avons rapportées de Milan où nous étions pour vous en avril dernier.

Milan_D_0407_156Après Patricia Urquiola ou Carlo Dal Bianco en 2006, qui initiaient la collaboration de la célèbre maison Bisazza avec des pointures du design, c’est au tour de Jaime HAYON et du duo chic et choc Studio JOB de prendre la relève en 2007.

«Votre mission : concevoir une ligne de meubles et accessoires dans une débauche de carreaux bisazza, les fameuses taisselles à effet miroir, produit phare de la marque», ce message s’autodétruira dans 15 secondes, on s’y croirait ! ....

Pari réussi, avec une confrontation nord sud, imaginaire ibérique, caliente caliente, avec la star montante du design espagnol et froideur glamour et métallique des néerlandais, Job Smeets et Nynke Tynagel, couple tout droit sortie d’une série chapeau melon et bottes de cuir, esprit sixties ou parentèle avec l’inénarrable polly maggoo.

Deux univers radicalement différents, mais un parti pris de surdimensionner les objets et le mobilier, tel un remake de «chéri j’ai rétréci les gosses».

Job_Smeets_et_Nynke_TynagelPour Jaime Hayon, voilà Pinochio au pays des géants, entouré d’une foultitude de chandeliers cactus multi branches, le tout recouvert de milliers de taisselles blanches, dorées et noir. On est très proche de l’univers du sticker ou du wallpaper, ou motifs géométriques et autres cœurs ou fleurs ornent ce jouet gigantesque, véritable objet sculpture, à la frontière entre l’art et la déco.

Qui__tes_vous_Polly_Maggoo___William_KleinPour le duo de studio JOB, direction la boite à jouets ou plus exactement la dinette d’Alice au pays d’argent, théière, cuillère, plateau, bougeoir, miroir ou cloche de table sont réunis en version XXL. Effet shiny shiny ou jouet pour Barbie hiltonienne, la fameuse Paris n’a qu’à bien se tenir sinon elle ira au trou !

Une approche résolument avant gardiste qui ancre

la marque Bisazza aux frontières du monde artistique, gageons qu’ils seront les prochains commanditaires d’artistes plasticiens en vogue.

Olivier Castaing, consultant artistique, Paris, le 12 juin 2007

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08 juin 2007

Renzo Piano Building Workshop à la Triennale de Milan

F_te_Bianca_juin_2007_010Pour qui a déjà eu la chance ou l’opportunité de pénétrer dans l’atelier d’un artiste ou dans le studio d’un architecte, rien n’est plus fascinant que de découvrir la genèse d’un projet. Premiers jets, crayonnés et autres croquis, autant de saillies créatives, de jaillissement d’une idée au vue d’un simple objet bien souvent issue de la nature. Tel  coquillage, telle rotule osseuse, tel extrémité de la tige d’un palmier, ou simplement la volute d’une vague va donner naissance à l’idée générale qui renferme en elle le projet.

Pavillon itinérant d’IBM, Centre Paul Klee de Bernes ou Collection de Mesnil de Houston, chapelle du Padre Pio à Foggia, Centre Georges Pompidou à Paris ou centre culturel Jean-Marie Tjibaou en Nouvelle-Calédonie, Cité Internationale de Lyon, port de Gênes, Potsdamerplatz de Berlin ou futur siège du New York Times à New York, un travelling sur 40 années consacrées à l’évolution de la cité. Les projets s’enchainent et ne se ressemblent pas même s’ils portent en eux les évolutions du paysage urbain, le changement de destination de sites industriels du début du XXème, les problématiques environnementales et la saturation de l’espace urbain … autant de nouvelles donnes qui sous tendent les projets.

 

F_te_Bianca_juin_2007_045 F_te_Bianca_juin_2007_043 F_te_Bianca_juin_2007_046 F_te_Bianca_juin_2007_036

Vues générales de l'exposition - Maquette du Centre Georges Pompidou - Paris

C’est tout cet univers qui est présenté pour la première fois dans le cadre de cette magnifique exposition à la Triennale de Milan. Recréant l’univers du studio et le foisonnement qui entoure chaque projet, le visiteur est invité à prendre place à la table de travail. Un espace dédié à chaque projet, achevé ou en cours, avec images d’archives, carnets de dessins préparatoires, maquettes et esquisses, prototypes et échantillons de matériaux. Un fouillis apparent mais au final un véritable ordonnancement réfléchi, qui permet réellement de prendre la mesure du talent de Renzo Piano et de ses équipes.

Renzo Piano s’est essayé à toutes les gammes, musées et centre culturels, édifices religieux, reconversions de sites industriels, restructurations urbaines, constructions monumentales le plus souvent, architectures spectaculaires, défi à l’équilibre et aux lois de la gravitation. Autant de challenges pour Renzo Piano et ses équipes, de Paris à Gènes, les maquettes en basalte ou polystyrène, prototypes de rotules métalliques et autres serres joints, maquettes et profilés en bois, s’entassent comme autant de vestiges de ces chantiers pharaoniques.

citta_visibili_Renzo_PianoLe Città visibili

Renzo Piano Building Workshop

(Les villes visibles de Renzo Piano)
Jusqu’au au 16 septembre 2007
La Triennale di Milano - Viale Alemagna, 6
Horaires : de 10h30 à 20h30 (sauf le lundi)

le site de la Triennale

Le site de l'agence Renzo Piano


Une magnifique exposition monographique qui mérite le détour si vous passez par Milan ou vous rendez en Toscane durant l’été.

Olivier Castaing, Consultant artistique, Milan le 5 juin 2007

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30 mai 2007

Inga Sempe, 5.5 designers, Matali Crasset ... carte blanche à 10 designers pour "STICKER MANIA" au BON MARCHE

Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__2_A voir dans les vitrines et au 1er étage du BON MARCHE jusqu'au 26 juin 2007

Dix artistes imaginent des stickers en exclusivité pour Le Bon Marché et les mettent en scène dans un parcours design. Des vitrines à l'Appartement de Mode jusqu'à la passerelle, le sticker colle à toutes les formes d'expression. Jusqu'au 26 juin, au 1er étage.

Après le street art dont ou vous parlez récemment, voici la sticker mania, version soft que se sont réappropriés graphistes et designers pour habiller vitrines et autres podiums du BON MARCHE. Une tendance lourde, aussi bien dans l’art que dans sa version grand public pour la décoration. Du sol au plafond les motifs psychédéliques, cousins germains des mangas et autre échappés de l’univers du cartoons viennent personnaliser l’univers ambiant, renouveler l’identité de notre environnement et apporter une touche de couleur et de fantaisie chlorophilienne dans la grisaille ambiante.
 

Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__8_Alors si vous êtes un sticker maniaque, rendez vous au premier étage du Bon Marché, entre les deux passerelles, dans l’appartement de mode pour découvrir les podiums et autres installations qui font œuvre de création au milieu des silhouettes mode. Vous pouvez aussi vous contenter d’un rapide lèche vitrine - sans y mettre la langue … la version parfum fraise ou vanille ce sera peut-être pour la semaine du fooding ! – et pour les acheteurs compulsifs faites un détour par la boutique idéale du Vynil design qui met en vente 10 créations exclusives en édition limitée.

Alors, Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__16_que vous souhaitiez nous compter fleurette avec les coquelicots du tandem ICH & KAR, spécialiste du graphisme et de l’identité visuelle qui ont crée un champ virtuel pour fleurir la rue de Sèvres, ou simplement fantasmer sur les moustaches d’Hercule poirot en contemplant le fameux "arbre à Moustache". Rendez vous vite rue de Sèvres et retrouvez l'univers d'Inga Sempé, talentueuse designer tricolore qui sévit principalement dans les créations pour la maison. Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis , grand prix du design de la Ville de Paris en 2002, célébrée par les Arts décoratifs en 2003, elle laisse vagabonder son imaginaire, à la tête d’une cohorte d'objets mutants et autres meublants qu’elle magnifie d’un coup de baguette magique.

Plus loin, ce sont les Cascades des 5.5 designers qui ont transformé une autre des vitrines du Bon Marché en chute du Niagara virtuelle. Pour les bruitages et la sonorisation, plus besoin de haut parleur, on a la version live spécial temps de mousson d’un printemps parisien, cru 2007.

Autres invités de cette carte blanche Antoine & Manuel, Genviève Gauckler, Matali Crasset, Pierre Marie, Ineke Hans, Studio Job,et Tado. Que du beau monde pour un enchantement "windows urbano design" ...

Olivier Castaing, Art Consultant, Paris le 30 mai 2007

Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__19_ Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__23_ Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007__21_ Pacours_STICKER_MANIA___Vitrines_du_Bon_March____Mai___Juin_2007

Et surtout ne manquez pas l’exposition sur les 60 ans du festival de Cannes au sous sol du BON MARCHE; L'espace expo transformé en salle de projection virtuelle, pour présenter dans une sobre scénographie une cohorte de photos de stars, remontant le temps jusqu'en 1947, dans un joli travelling ou défilent de superbes clichés de ceux qui ont écrit la légende du 7ème art. Attention c'est jusqu'au 9 juin 2007 seulement !

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19 mai 2007

BrioCollage de Cilla Ramnek ... au Centre culturel suédois

Paris___shooting_trottoir_mai_2007_012Violet, jaune, turquoise, vert pomme, gris perle … plastique électrique textile manique ludique … non ce n’est ni Broadway ni le stand d’une quincaillerie de Barbès mais la nouvelle expo du Centre culturel suédois.

Nouvelle saison, nouvelle exposition à l’hôtel de Marle en plein cœur du Marais. Carte blanche a été donnée à Cilla Ramnek, jeune artiste formée à l’école supérieure des arts décoratifs et du design de Stockholm, spécialisée en création textile. La jeune femme a laissé libre cours à sa fantaisie, faisant courir sur les murs, du sol au plafond, un semi de motifs graphiques, variations multicolores, quadrichromies festives et ludiques, association improbable de matières et couleurs pour créer des compositions qui donnent une note tonique et bariolée aux vastes volumes de la salle d’exposition, une approche débridée de circonstance en cette période d’explosion printanière de la nature. 

Paris___shooting_trottoir_mai_2007_020 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_033

Paris___shooting_trottoir_mai_2007_013Variations de taches multicolores pour recouvrir d’un motif peint à même le tissus un fauteuil à oreille, mise en réseau de douilles et ampoules pour composer une sculpturale installations lumineuse, motif en carrés pour une frise murale ou encore collection de maniques en crochet qui prises individuellement fleurent bon le ringard de la cuisine d’un cousine de province, mais qui réunies dans une vitrine comme un échantillonnage précieux, prennent une saveur poétique et désuète du plus bel effet … ou l’art de composer un paysage textile !

Paris___shooting_trottoir_mai_2007_043 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_039 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_045 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_046 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_047 Paris___shooting_trottoir_mai_2007_049

Abandonnant la fonction utilitaire pour se centrer sur la valeur décorative et esthétique, de nombreux architectes ont fait appel à elle pour créer des sol ou compositions murales pour des lieux publics en suède, restaurant Saturnus ou Atlas à Stockholm, Université Umea, hôpital de Hiddinge ou centre de recherche oncologique, ou bien décoration temporaire pour le métro de Stockholm.

Cilla Ramnek utilise principalement et indifféremment des matériaux neufs ou recyclés, objets du quotidien détournés pour créer des assemblages géométriques ou simplement graphiques, le géant suédois du meuble Ikea ne s’y étant pas trompé en lui commandant dix motifs de tissus et un tapis qui figureront dans la collection 2007, en magasin à la fin de l’été.

Embellir le quotidien et faire chanter la couleur, un amour du motif graphique évident pour une exposition qui mérite une visite et l’occasion de profiter du café suédois pour une pause déjeuner dans la cour, un délicieux sunny sitting en perspective ! …

Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 18 mai 2007

Informations pratiques :

Centre Culturel Suédois
11, rue Payenne
75003 Paris

Tél. 01 44 78 80 20

Métro : St-Paul-le-Marais, Chemin Vert où Pont Marie

Ouvert du mardi au vendredi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h30

Retrouvez toutes ces informations et la programmation du Centre culturel suédois sur son site www.ccs.si.se

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16 mai 2007

Etat de siège ... à la Triennale de Milan et dans la ville

Milan_C_0407_078TRIENNALE de Milan - semaine du design 2007

Découvrez le PORTFOLIO spécial "Etat de siège"

La semaine du design donne lieu à une débauche de nouveaux prototypes ou éditions de sièges, avec parfois des réalisations inattendues comme cette exposition « seat down please » présentant 9 sièges conçus à partir de dalle de céramiques en grès de la marque « Floor gres » :  « Zerobench » de Giulio Iachetti, « step by step » de Marco Acerbis, « Doppiacoppia » de Riccardo Blumer pour ne citer qu’eux.

Situé au premier étage de la Triennale, on y accédait en empruntant un spectaculaire et étonnant tunnel ovoïde réalisé pour l’occasion par le designer et architecte Mario Botta. Objectif « : créer avec la céramique une installation capable d'évoquer le parcours de la matière à la forme » et de démontrer les caractéristiques architecturales et esthétiques de ce matériau ... vaste programme et effet visuel garanti !

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La multiplication des expositions et des sites, exige quelques pauses fesses et les sièges essaimés au quatre coins de la ville et des show rooms prennent parfois des allures délires … visite en images et idées à la clé !

Alors au menu nous avons la version heavy heavy ... tout acier ou résine avec squelette métal incorporé de Ron Arad, spécial guest star au show room Dolce gabbana ou en plein air, le modèle "signore" de Gaetano Pesce tout aussi contendant en version bronze réalisé par Zesign, idéal pour se vautrailler sur les pelouses de la triennale ...

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Plus fun, les versions avec plaids en jetée de couleurs chez Rosanna Orlandi, arc en ciel et autres imprimés en tous genres ou carrément maxi version tel des véhicules carrossés chez Kvadrat Fabrics ...

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Découvrez une sélection exhaustive dans le portfolio spécial semaine du design Milan 2007 

Olivier Castaing, Paris le 16 mai 2007

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15 mai 2007

Exposition Jacques Le Chevallier … à la Piscine de Roubaix

Lampe_sph_re_4_6_1926_1927 Une superbe rétrospective qui constitue un excellent prétexte pour voir ou revoir la Piscine de Roubaix, musée d’art et d’industrie qui vaut autant le détour par sa programmation que par le bâtiment lui-même. A une heure en TGV de Paris, via Lille, un excellent but de promenade pour la journée.

Découvrez les luminaires de LE CHEVALLIER dans le PORTFOLIO

Lampe_sph_re_Jacques_Le_chevalier_1926_1927Il est toujours intéressant lorsque l’on s’intéresse à l’histoire du design et aux créations actuelles dont la semaine du design de Milan offre un panorama exhaustif, de revenir aux sources et aux précurseurs, parfois méconnus, comme c’est le cas pour Jacques Le Chevallier.

 

Cette exposition marque le vingtième anniversaire de la mort de Jacques Le Chevallier, né à Paris en 1896 et mort à l’âge de 91 ans. Fondateur historique au côté de Mallet Stevens de l’U.A.M. (Union des Artistes Modernes) en 1929, cet ingénieux créateur travaillera comme collaborateur du verrier Louis Barillet et en tandem avec René Koechlin sur l’ensemble de ses luminaires modernistes.

 

En décembre 1930, on peut lire dans la revue «L’art vivant», «…l’homme de goût pose sur sa table une lampe de Perzel ou le Chevalier. A défaut, il s’éclaire avec une lampe d’architecte aux bras articulés.».

 

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Une petite phrase qui ressitue ce créateur parmi les grands de son temps, collaborant au projet de  la villa Cavrois à Croix dans le nord, Robert Mallet Stevens lui confiant la réalisation des luminaires pour le hall d’entrée.

 


 

A_mai_2007_063A la fois artiste et ingénieur, Le Chevallier crée notamment un ensemble de lampes-sculptures, dans un langage formel qui s’inscrit dans le grand mouvement des arts décoratifs des années 30. Il s’intéresse au rapport qu’entretient la lumière avec l’architecture, dans sa fonction décorative en ce qu’elle transforme l’ambiance et modèle les intérieurs. Mais sa réflexion va bien au-delà, dans la recherche d’une ergonomie en prenant en compte le confort visuel, façonnant la lumière telle une matière première architecturale. Il s’inscrit également dans le renouveau architectural de l’époque, qui introduit de nouveaux matériaux comme l’aluminium, le béton devenant dans le même temps l’élément de  base de la construction.

 

Le chevallier va revisiter à sa manière la lumière, la lampe étant d’abord conçue comme un objet utilitaire lié à une activité : lire, écrire, jouer du piano, faire sa toilette. A cette fonction bien définie, chaque lampe ayant une pièce de destination, s’ajoute une discipline et une ascèse, chaque modèle étant conçu dans une économie de moyen, privilégiant la rationalisation de la source lumineuse à l’opposé de certains ensembliers de l’époque pour qui la débauche de sources lumineuses et une fin en soi. Avec Le Chevalier et Koechlin on est dans une approche ingénieuse et intuitive comme le montre l’ensemble remarquable de croquis présentés dans cette exposition.

 

Certains modèles combinent une esthétique particulière, faisant d’abord œuvre de sculpture comme la lampe chistera ou le modèle sphère, qui deviennent des créations à part entière au-delà de leur propre fonction.

 

La plupart des modèles sont conçus en utilisant la tôle d’aluminium, le bois et l’ébonite. Le métal plié, courbé, façonné permet littéralement de dompter la lumière voire de la sculpter avec des découpes en forme de peigne ou des volets amovibles qui permettent de canaliser le flux lumineux. Ces lampes, véritable mécaniques de précision multiplient les astuces au niveau des réflecteurs, bras et boutons qui constituent tout à la fois des éléments d’un squelette architecturé et des finitions d’une sobre élégance.  

 

A_mai_2007_079Cette exposition présente également le travail d’éclairagiste et de maître verrier de Le Chevallier, collaborant avec Louis Barillet dès 1920 sur de prestigieux chantiers civils ou à la conception de lumières mystiques comme pour Notre Dame de Paris, voire au côté d’architectes, réalisant pour Mallet Stevens notamment un superbe paravent présenté dans l’exposition. La conception de vitraux constitue une autre facette du travail de ce créateur au talent protéiforme, qui fut également illustrateur, iconographe chrétien, décorateur et créateur de papiers peints ou encore affichiste ou peintre.

L’exposition est prolongée jusqu’au 3 juin 2007.


Olivier Castaing, consultant artistique, Paris le 15 mai 2007

 

INFORMATIONS PRATIQUES

L’exposition « Jacques Le Chevallier (1896-1987), la lumière moderne », à La Piscine, musée d’art et d’industrie André-Diligent (23, rue de l’Espérance, 59100 Roubaix -03 20 69 23 60 - www.roubaix-lapiscine.com

Horaires d'ouverture : du mardi au jeudi de 11h à 18h, le vendredi de 11h à 20h, le samedi et le dimanche de 13h à 18h

Un excellent ouvrage, richement documenté de croquis, photos des luminaires et multiples zoom sur les détails ainsi qu’une exhaustive iconographie pour les créations de vitraux a été réalisé pour l'occasion.

 

Connaissance_des_ArtsUn article est consacré à Le Chevallier dans le numéro du mois de mai de Connaissance des Arts 

Analyse de style : Les sculptures lumineuses de Le Chevallier

Membre fondateur de l’Union des artistes modernes, Jacques Le Chevallier marqua la fin des années 1920 par ses lampes novatrices, véritables sculptures de lumière. Une exposition à La Piscine de Roubaix rend hommage à ce créateur qui puisa dans le répertoire de formes de l’industrie.

L’exposition sera ensuite présentée

du 26 juin au 30 septembre

au Musée départemental de l’Oise : 1, rue du Musée, 60000 Beauvais -Tél.03 44 11 43 83

du 18 octobre 2007 au 9 février 2008.

au 15 Square de Vergennes - 75015 Paris -Tél.01 56 23 00 22

www.15squaredevergennes.com

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