05 novembre 2007
"A chaque époque son art, à l'art sa liberté !"
Une bien belle devise que celle des fondateurs de l'association des artistes Secessionnistes Viennois, qui se regroupèrent dès 1897 sous le nom de "Vereinigung bildender Künstler Österreichs Secession", à la recherche d'une esthétique nouvelle libèrée du joug et du carcan de l'historicisme régnant à Vienne à l'époque et de l'institution qui dominait la vie artistique d'alors : "Künstlerhaus" ce qui signifie maison des artistes.
Une vacuité de certaines institutions qui nous renvoie à un sentiment de déjà vu, les choses n'ont décidément pas beaucoup changées, et que ce qui était vrai à Vienne hier l'est encore et toujours à Paris de nos jours.
Ces artistes dissidents ou plutôt libertaires et affranchis regroupe les grandes figures de l'époque, avec en premier chef Gustav Klimt et Josepf Hoffmann, mais également Kolo Moser et Carl Moll sans oublier Joseph Maria Olbrich, architecte à qui l'on doit la conception du bâtiment de la Secession.
Une aventure débutée en 1898 avec la construction d'un lieu d'exposition indépendant, sur un terrain mis à la disposition par la ville de Vienne et construit avec le soutien d'un grand mécène autrichien, l'industriel Karl Wittgenstein.
Temple de l'art moderne, il est un des plus remarquable vestige de l'Art nouveau viennois.
Comme à l'époque, le programme des expositions est établi par un Directoire nommé pour deux ans, avec la présentation d'oeuvres d'artistes autrichiens confrontés au derniers développements de l'art contemporain international. Un esprit d'ouverture et d'échange qui prévaut depuis les origines, un exemple de tolérance et d'intelligence à méditer.
Clou de la visite, le frise de Beethoven réalisée en 1902 dans le cadre de l'exposition qui était dédiée au compositeur, Klimt entreprend de peindre une fresque de 34 mètres de long, en s'inspirant de l'interprétation de la IXème symphonie formulée par Richard Wagner. Un condensé lyrique et féérique, une ode à la féminité et aux divinités, muses des arts, de la posie, aspiration au bonheur sur fond de forces hostiles, mais dont l'amour sort vainqueur .... na ja !
Découvrez le PORTFOLIO spécial Escapade à VIENNE
Olivier Castaing, Art consultant, en visite d'atelier à Vienne, le 5 novembre 2007
A noter que le dôme du bâtiment de la Secession a provisoirement était converti en hôtel, le temps d'exécuter quelques travaux. Une idée originale pour se lover dans les bras de morphée !
04 novembre 2007
Le PRATER de Vienne en Autriche ... plus ancien parc d'attraction du monde !
Dans les incontournables sites de la capitale danubienne qui valent le détour, le PRATER figure en bonne place, véritable institution viennoise où petits et grands, viennent là dès le plus jeune âge.
La foire du trône parisienne et le dysneland made in US font pâle figure par rapport à cette doyenne, populaire et authentique, cité dédiée à la fête et aux contes de légendes, ou fantômes, monstres diformes, dragons et autres singes géants et velus hantent les allées pour des montées d’adrénaline sans risque d’overdose.
Plus ancien parc d’attraction du monde, ce lieu fut dédié en 1766 par l’empereur Joseph II aux habitants de Vienne pour devenir un espace de loisir. Il compte plus de 250 attractions et près d’une soixantaire de gargottes, buvettes et restaurants où étancher sa soif à la bière en dégustant saucisses et plats de viandes typiques.
La grande roue ou riesenrad, reste le must. Erigée par un ingénieur militaire britanique en 1897, peu avant l’exposition universelle, elle a connu plusieurs vies, réquisitionnée par l’état major pendant la première guerre mondiale, elle échapera à la vente aux ferailleurs pour finalement être réduite en cendre lors de la seconde guerre mondiale. Reconstruite en 1947, elle arbore toujours ses cabines en bois, qui pendant 20 minutes vous permettent d’admirer la ville, dodelinant du chef jusqu’à près de 65 mètres de haut, point de vue unique pour prendre la mesure de la topographie de Vienne.
Voir le PORTFOLIO du PRATER de Vienne
Une visite à programmer lors de votre prochaine escapade viennoise.
22 juillet 2007
Pause week end ... natures mortes d'algérie !
Le port d'ALGER ... la pêcherie !
Découvrez le PORTFOLIO
Pause week end ... l'occasion de rédécouvrir des images prises il y a plus d'un an lors de mon merveilleux séjour en Algérie, à l'occasion des fêtes de fin d'année.
Parmi les endroits de charme d'Alger la bleu et blanche, son port et ses pêcheurs, qui vous régalent de toutes les merveilles ramenées dans leurs filets.
Avec mes camarades nous avions dégoté une gargotte sous les arcades du port, dont le patron Nono, débonnaire personnage aussi truculent que corpulent nous fit goûter à maintes reprises les poissons du jours, pour notre plus grand régal ...
Souvenirs en images ... de véritables compositions picturales, jonchent l'esplanade du port, un festival de couleurs enchevêtrées ... c'est magique et les couleurs sont si pregnantes que cela devient fascinant.
à la semaine prochaine pour de nouvelles rencontres artistiques.
Découvrez l'ensemble des photos dans l'album.
Olivier Castaing - ART CONSULTANT - Paris, dimanche 4 mars 2007
06 juillet 2007
Si on passait le week-end à Nantes
Parce qu’il y a au commandement du
Musée Faouët un magnifique exposition consacrée à Jean Bouchaud De l’Afrique à L’Asie. Voilà encore
un illustre méconnu … qu’il est agréable pour certains de découvrir, pour
d’autres de le voir enfin célébré.

Les gouaches d’Alger sont
particulièrement belles. On pense à Maurice Denis pour ce sens de l’aplat
cerné, mais la personnalité singulière de l’artiste fait très vite disparaître
toute référence extérieure. Les paysages d’Indochine sont tout aussi agréables.
Exécuté au cours d’un voyage en 1924/25 pour lequel l’artiste a reçu une
bourse. Après Alger, donc, l’Indochine et l’artiste peint, croque, saisi
quelques instants de vie quotidienne de ces contrées lointaines. Un sens tout
aussi exceptionnel du volume et de synthèse volumétrique ne tarde pas à se
confirmer, ce même sens du volume chromatique que l’on pourra admirer, un peu
plus tard, dans les études de jeunesse de Nicolas de Staël entre 1935 et 1938
et entre l’Espagne, le Maroc, l’Italie. Sous
les aréquiers, Haïphong de 1924 reste un véritable coup de cœur, notamment
pour la manière de reproduire la masse d’un paquebot éloigné, en quelques
touches de couleur juxtaposées. Ce sens de la couleur, du volume et du dessin
le pousse inexorablement vers l’art de l’illustration qui, dans
l’entre-deux-guerres, a connu un essor particulier et vit se multiplier les
participations d’artistes confirmés. Le nombre d’Affiches réalisées par cet
artiste est particulièrement élevé, sans oublier les décors pour le grand hall
de la Cité des Informations pour l’Exposition
Coloniale Internationale de 1931, décors pour lesquels l’artiste sera
félicité.
On ne peut que se réjouir
d’initiatives comme celle qui nous permet de redécouvrir un de nos grands
peintres, parfaitement oublié, jusqu’à cette exposition qui lui rend hommage.
La peinture parfois ne peut se
décrire parce qu’elle ouvre la porte du ressenti. Il faut voir les œuvres de
Jean Bouchaud, redécouvrir un pan que l’on veut aujourd’hui obscur de notre
histoire. Mais ne soyons pas anachroniques. L’artiste a été un homme de son
temps. Pourquoi les peintres voyageurs comme Iacovleff, Roerich sont
parfaitement réputés, connus et reconnus ? Peut-être parce qu’ils n’ont
pas été en Algérie et n’ont pas été des français qui l’ont profondément
aimé.C’est tout le problème du regard que l’on porte aujourd’hui sur la
colonisation et qui auréole celui que l’on porte désormais sur un pan de
l’histoire de l’art français au xxe siècle.Croyez moi, le regard de ce peintre
n’est pas celui d’un pervers qui exulte face au « démon coloniale »,
c’est celui d’un peintre épris de liberté et soucieux de poétiser son rapport
au monde, de célébrer les civilisations découvertes omniprésentes dans ses
compositions. Car ce fut aussi un admirable peintre de figures humaines.
Carla
Van der Rohe, Paris le 6 juillet 2007
Jean BOUCHAUD - Peintre voyageur
Musée du Faouët
Musée du Faouët - 1 rue de Quimper - Le Faouët - Tél. : 02 97 23 15 27
Jusqu au 2 octobre 2005, du mardi au vendredi de 12h30 à 18h30
Exposition
Jean Bouchaud, Commandement de la Marine à Nantes, 2 Place du Général Mellinet
Nantes.
06 juin 2007
Salvatore Ferragamo ... le musée de la chaussure à Florence
Installé dans le superbe palais Spini Feroni datant de 1289, voie Turnabuoni, artère du chic et des grandes marques de la mode à Florence, le musée occupe les caves voutées de l’édifice. Ouvert en 1995, il retrace l’épopée de Salvatore Ferragamo, qui débute son activité au début des années 20 et connaitra un succès grandissant jusqu’à sa mort en 1960. Il chaussa les plus grands de ce monde, de la duchesse de windsor aux actrices de légende et autres monstres sacrées.
Dessinateur de génie, l’exposition présente un panorama de ses créations, chaque modèle révélant le talent de Ferragamo. Avant lui et pendant près d’un siècle, oubliées les riches heures des pantoufles et autres chaussants somptueux portés jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, les souliers sont essentiellement noirs ou marrons.
Ferragamo est un des précurseurs dans la réintroduction de la couleur, certainement inspiré par les toiles colorées d’un Franz Marc ou d’un Kandinsky. Il multiplie les motifs gèomètriques, valorise les aspéritès et spècificitès des peaux ou tissages, crée des patchworks de laine ou arlequins de peaux, laçages savants ou formes créées avec des tissus strech richement rebrodés.
Le raffinement des décors et motifs ornant les souliers sont magnifiés par le décor minimaliste du musée. Le must reste les talons, périlleux monticules qui parfois tiennent autant de la sculpture que de l’architecture. Tous les modèles tendent à valoriser le galbe d’une cheville ou à compléter avec brio une tenue de soirée, ode à l’élégance et la beauté des femmes, d’Ava Gardner à Anna Magnani, Rita Hayworth ou plus récemment Madona portant une paire argentée réalisée pour son role d’Eva Peron pour le film "Evita" d’Alan Parker.
De nombreuses photos ornent les murs, montrant Salvatore Ferragamo recevant ses célèbres clients mais aussi quelques vitrines permettant de découvrir les formes en bois réalisées à partir des empreintes et mensurations des pieds de ces dames et autres fringants élégants, que du sur mesure pour privilégiés et personnes de goût of course !
La collection compte plus de 10.000 paires, présentées par rotation, 200 d’entre elles sont exposèes simultanément dans les vitrines.
Entrée du musée par le 5 de la Piazza Santa Trinita
Fermeture hebdomadaire le mardi.
Ouvert sans interruption de 10h à 18h
Olivier Castaing, visiteur d'un jour, Florence le 3 juin 2007
25 avril 2007
Le métro de MOSCOU ... monumental vestige du stalinisme !
Découvrez en images le portfolio spécial Métro de MOSCOU
La construction d'un mythe soviétique
« Par les rails bleus s'étend le métro comme l'un des chemins du communisme » écrivait un poète soviétique.
Le métro de Moscou est une des curiosités de la ville, vestige historique de l’époque stalinienne et prouesse architecturale. Envisagé par Lénine qui fut très impressionné par les métros de Londres et Paris, sa construction est entreprise par Staline à partir de 1930. Un des grands chantiers de l’ère stalinienne qui durera plusieurs décennies et mobilisera des dizaines de milliers d’ouvriers. La construction d’un mythe à la gloire de la nation et une volonté politique de relater les grands évènements de l‘histoire de l’URSS et de glorifier le système communiste.
Après avoir emprunté un des nombreux escalators vertigineux qui vous conduisent près de 50 mètres plus bas sous terre vous vous retrouvez dans des salles vastes et spacieuses qui font davantage penser à celles d’un palais qu’au couloir de métro auxquels nous sommes habitués. L’architecture correspond à la volonté stalinienne dans faire l’équivalent des bâtiments officiels réservés aux apparatchiks, véritable palais souterrain du peuple devant accessoirement servir d’abri anti-bombardement aériens ce qui fut le cas durant la seconde guerre mondiale.
Les salles du métro rivalisent de richesses architecturales, colonnes et bancs de marbre, lustres et décorations fastueuses, sculptures, bustes ou médaillons de Lénine, fresques peintes ou de mosaïques, voir même des vitraux ornent les plus belles des stations du centre de Moscou.
Evocations des grands évènements de la Russie ancienne et moderne comme à la station Place de la Révolution où des statues de bronze représentent les gardes rouges de la révolution d’octobre 1917. Arrët à Komsomolskaïa pour découvrir le portrait de Koutouzov, le vainqueur de Napoléon. Plus loin à la station Kievskaïa, on fait la connaissance de Pierre le Grand à la bataille de Poltava. Enfin à la station Teatralnaïa, des figurines de danseurs de toutes les républiques nationales alternent avec des couronnes de fleurs.
Une des curiosités de la capitale russe et un excellent moyen de se déplacer pour peu qu’on puisse déchiffrer le cyrillique et avoir un vrai sens de l’orientation. Distraits s’abstenir ou alors emprunter la ligne circulaire qui regroupe les plus remarquables des stations, vous êtes sur de revenir à votre point de départ !
Olivier Castaing, Art Addiction, Paris le 25 avril 2007
23 avril 2007
Moscou insolite ... en images
Petite virée en images à Moscou ou nous étions pour l'inauguration de la magnifique exposition rétrospective de Vladimir Yankilevsky avec mon amie Carla van der Rohe il y a 10 jours. Je vous en parlerai demain.
Une semaine à sillonner cette capitale de 12 millions d'habitants, un New York de l'est pour le côté mégapole et underground ou se cotoient les palais de l'ère stalinienne et les facades colorées des très nombreuses églises.
Grande différence, vous ne croiserez que très rarement autre choses que des russes ... foin d'étrangers en ce lieu pas forcément toujours hospitalier ... la vie quotidienne pour des millions de russes n'est certainement pas rose tous les jours et c'est un doux euphémisme, il suffit de pénètrer dans quelques halls d'immeuble pour en avoir un premier apperçu ou d'avoir été bousculé sans égards dans le métro en cherchant votre chemin, déchiffrage du cyrillique oblige pour vous orienter et envisager de partir dans le bon sens ... pas la peine non plus d'apprendre l'anglais, ici on parle russe !

Entre la sanisette locale qui porte le doux nom de "Toi Toi", les pubs qui viennent envahir les facades, quelques personnages burlesques arborant le tablier en guise de tenue de "l'homme sandwich" ou la faluche guerrière ornée de trophées, sans oublier ces meutes de chiens, pauvre bêtes abandonnées et ayant retrouvé leur instinct primaire de meute, leurs maîtres ne pouvant plus se payer le luxe de les nourrir, coût de la vie oblige !
Découvrez les autres images que nous vous avons rapportées dans les portfolios spécial MOSCOU.
Bon début de semaine ensoleillée et RDV demain pour la deuxième étape moscovite.


















































































