01 octobre 2007
Quand le mega-store COLETTE se toque du plastoc !
Colette, mais oui pas votre voisine ou l’institutrice du
petit Jean Bertrand mais le fameux concept store de la rue Saint Honoré
Dernièrement
s’exhibait au ras du trottoir, niveau déjections canines, de jolis joujoux en
forme de toutous, se reniflant le trouffion, pour plus de véracité bien sur … Pas
loin des petits camions, la panoplie complète … et bien sûr la voiture de
pompier avec sa grande échelle … de quoi vous faire grimper au barreaux, genre
madeleine de Proust pour le grand enfant qui sommeille en chacun de nous.
On
imagine volontiers Karen M. que je voyais le jour même descendant de sa
voiture avec chauffeur pour s’engouffrer dans le dit temple de la conso
branchée, jeter dans son Kelly le petit ouvrage ayant les honneurs de cette
mise en vitrine. Commis par Martine Camillieri devenue la grande prêtresse
parisienne de la récupération intelligente, je ne pouvais qu’applaudir de mes 2
sabots scholl, n’ayant aucune raison de me montrer cabot. Mais soudain, pris d’un
relent de culpabilité je me dis que cela me paraissait vraiment écologiquement
peu correct ou pour reprendre le slogan de la campagne « agir pour l’environnement »
un vaste encouragement « au développement
durable de la pollution ! … ».
Certes
les enfants de cette chère Karen, top tip top ont certainement une nounou très
exotique à qui ce genre de manuel rappellera de bons souvenirs de jeunesse,
quand elle se fabriquait elle-même ses jouets avec ses petits camarades de
jeux, mais faudrait quand même rappeler au responsable retail et merchandising
de Colette que : « Le plastique est une matière stable qui se
décompose très lentement (450 ans environ). Bouteilles d’eau, sacs de caisse,
films plastiques… feront partie du paysage mondial pendant des centaines
d’années - un legs aux générations futures ô combien symptomatique - si rien
n’est fait. La prolifération des déchets plastiques tue ou blesse de nombreux
oiseaux, tortues et mammifères : la moitié des tortues marines échouées sur les
côtes françaises meurent après ingestion de matières plastiques confondues avec
de la nourriture."
Pas
de quoi faire les affaires des grands du luxe qui voudront caparaçonner
quelques coffrets à bijoux en écaille.
On
aimerait bien que ce genre de lieu qui crée la tendance devienne un peu plus « écologiquement
correct » au lieu de nous entraîner dans des rêveries de caniveaux juste pour faire trash !
Bonne
semaine quand même
Artishow Blue, Paris, le 1er octobre 2007
04 juillet 2007
C’est l’été, c’est les Soldes, le commandant Bousteau porte un nouveau chapeau !
Ce qui m’a frappé tout d’abord dans
l’édito de Beaux-Arts, c’est la nouvelle photo du Commandant Bousteau,
propre comme un sou neuf, arborant fièrement son nouveau chapeau et les yeux
très très bleus, limite retouchés par promovacances.com.
En fait, notre cher ami justifie ce choix de couverture au cours de ses 25
lignes mensuelles, expliquant to de go qu’ « En juillet et en
août, les magazines se couvrent de légèreté ». Très bien, bravo, voilà
de l’info.
Des pubs, mauvaises en plus, on s’en tape toute l’année, partout, tout le
temps, alors si on peut s’en passer pendant les vacances, ce n’est point de
refus, cher commandant de bord. Les vacances de rêves, c’est partir au fond du
Causse Noir, huit jours, avec un bouquin de Céline ou Philippe Muray, sans
internet, sans portable, sans autre spectacle et féérie que ceux de la nature. La
la couverture Roy
Lichtenstein la tour Eiffel
Pour en revenir à notre cher commandant de bord, il explique encore que
Si celui-ci n’était pas inscrit sur le pot, on
pourrait passer des heures à tenter de deviner. C’est souvent la même chose
pour les artistes sponsorisés par Beaux-Arts.
Petit 2. En terme d’exemplarité, quand on est directeur de Beaux-Arts magazine, et qu’on s’amuse à faire chaque mois un joli petit rot bien démago, sur le sort de l’art et des artistes, en tentant de se faire passer pour un intello, on ne part pas en vacances. Hé bien non Fabrice, on ne part pas. On bosse et on rattrape le temps perdu, celui passé avec Sophie et Karl à fabriquer le monde de l’art, pendant que des centaines d’artistes rament comme ce n’est pas possible dans ce foutu pays, à cause de leur foutu connerie.

























































